C comme Culte : la saga Vendredi 13 et l’histoire de Jason Voorhees

C comme Culte21 min de lecture

Cette semaine dans C comme Culte, j’avais envie de vous parler d’une de mes sagas favorites : Vendredi 13.

L’une des forces de cette saga est qu’elle est connue, au moins en partie, de tous, même de ceux qui ne regardent pas de films d’horreur. Au même titre que Michael Myers ou Freddy Krueger, Jason Voorhees est connu à travers le monde comme ce mec avec un masque de hockey qui passe son temps à tuer des gens.

Mais au fil des années et avec les nouvelles générations qui découvrent notre ami, peu connaissent réellement les origines de Jason. C’est notamment pour cette raison que Platinum Dunes a proposé, il y a quelques années, un reboot qui expédiait malheureusement beaucoup trop rapidement l’histoire de notre tueur favori.

Revenons donc sur cette saga, mais avant de lire la suite…

SPOILERS ! SPOILERS !
Ne lisez pas si vous ne voulez rien savoir !

Vendredi 13

1980
39 754 601 $ de recettes US

Tout commence en 1980 avec un petit film d’horreur appelé Vendredi 13. Halloween de John Carpenter a cartonné et Paramount, ainsi que le réalisateur et producteur Sean S. Cunningham, veulent reproduire le même genre de succès, mais en allant encore plus loin.

Comme dans Halloween, on va ainsi souvent se retrouver à la place du tueur et voir à travers ses yeux, nous plaçant directement dans la peau d’un malade avide de sang.

Mais pourquoi justement ce personnage, dont on ne saura rien avant la fin du film, a-t-il décidé de tuer ces jeunes moniteurs venus retaper un camp d’été dans le but d’accueillir des enfants ?

En fait, il faut remonter encore plus loin. Quelques années avant le début du film, un petit garçon répondant au nom de Jason — Jacky dans la version française du premier film — est tombé dans les eaux du lac et s’y serait noyé pendant que les moniteurs batifolaient au lieu de s’occuper des enfants. Dans certains films, il est également suggéré que d’autres enfants l’auraient poussé.

Il se trouve que la cheffe cuisinière du camp d’été n’était autre que la mère du petit garçon. À la suite de ce drame, elle va sombrer dans une profonde folie et tuer les moniteurs, puis recommencer à chaque tentative de réouverture du camp.

Parmi ses méthodes, elle aurait notamment versé du poison dans l’eau potable, tuant tout le monde sauf elle, bien entendu.

Très vite, le camp de Crystal Lake va être fermé et considéré comme maudit, jusqu’à cet été 1980 où un jeune homme va avoir l’idée d’ouvrir un nouveau camp à quelques minutes de marche à peine du fameux camp maudit.

Ni une ni deux, la mère furieuse va de nouveau essayer de tuer tout le monde, mais finira décapitée par l’une des monitrices.

Vous l’aurez compris : dans ce premier film, Jason n’est pas le tueur !

Le meurtrier n’est autre que sa mère, Pamela Voorhees.

La seule véritable apparition de Jason arrive à la fin du film, lorsqu’un petit garçon surgit de l’eau pour attaquer la dernière survivante. À l’époque, cette scène est considérée comme un cauchemar… Mais forcément, avec le succès du film, une suite va arriver. Et les incohérences avec !

Le premier film reste très bien fichu, car on ne se doute pas une minute de l’identité du tueur, Pamela n’apparaissant réellement que dans le dernier quart d’heure. On y croise également Kevin Bacon, alors encore peu connu, et les meurtres sont variés et particulièrement efficaces.

Le suspense fonctionne vraiment bien pour un film de cette époque et les personnages sont suffisamment développés pour que l’on s’intéresse à eux, alors que dans certaines suites, on n’en aura pratiquement plus rien à faire.

Mes morts favorites de cet épisode

Une des premières victimes, alors que l’on commençait justement à s’attacher au personnage.

Forcément, Kevin Bacon qui meurt… Fun.

Pauvre Pamela !

Vendredi 13 – Partie 2

1981
21 722 776 $ de recettes US

Le film débute avec la survivante du premier volet qui, visiblement, ne s’est pas remise d’avoir vu tous ses amis se faire tuer. On la retrouve chez elle, totalement paniquée et proche de la dépression, lorsqu’elle se fait tuer par un mystérieux inconnu.

Pamela Voorhees, responsable des précédents meurtres, étant morte et enterrée, il n’y a plus de raison de ne pas essayer de rouvrir une fois encore un camp proche de Crystal Lake. C’est ainsi que débarquent de nouveaux jeunes moniteurs.

Pamela morte, il ne restait finalement qu’un personnage capable de reprendre le flambeau : Jason en personne.

Selon l’histoire, le petit garçon ne se serait finalement jamais noyé. Il aurait vécu pendant plusieurs années dans la forêt, assisté aux meurtres commis par sa mère et aurait même vu celle-ci se faire décapiter.

Forcément, il n’a pas apprécié.

Après avoir liquidé la survivante du premier film, Jason va donc s’en prendre aux nouveaux occupants du camp.

Le côté un peu idiot de l’histoire, c’est qu’on se demande forcément pourquoi, si Jason ne s’était pas noyé, il n’était jamais retourné chez sa mère au lieu de vivre pendant plusieurs années dans la forêt. Drôle d’idée…

Quant à sa façon de vivre après le meurtre de sa mère, elle est pratiquement expliquée à la fin du film lorsque l’on découvre la fameuse « cabane » de Jason.

Le reste du film tient plutôt bien la route et les meurtres sont réussis. L’héroïne finale, Ginny, est surtout très intéressante puisqu’il s’agit d’un personnage fort et intelligent. Sa façon d’utiliser la psychologie et la manipulation sur Jason afin de le vaincre est notamment très bien trouvée.

Cet épisode reste l’un des meilleurs de la série.

Mes morts favorites de cet épisode

Un film qui ose s’en prendre à un personnage handicapé, c’est culotté… et particulièrement bien foutu.

Deux pour le prix d’un, je trouve ça fun.

Vendredi 13 – Partie 3

1982
36 690 067 $ de recettes US

Arrive donc le troisième épisode, qui va souffrir de plusieurs choses avec le temps. Tout d’abord de son côté très « années 80 », notamment avec sa musique, mais aussi de ses nombreux effets conçus spécialement pour la 3D de l’époque.

Le film ayant été pensé pour être vu en relief, il devient parfois assez étrange lorsqu’on le regarde simplement en 2D. Voir un œil sortir de la tête d’un homme et foncer vers l’écran n’apporte forcément plus grand-chose sans l’effet 3D.

Par contre, c’est dans cet épisode que Jason commence réellement à devenir ce qu’il sera par la suite : un tueur violent et menaçant, bien plus impressionnant que dans le deuxième film où il se promenait encore avec un sac en tissu sur la tête.

Les meurtres sont particulièrement crades, le film laisse même entendre que Jason aurait agressé sexuellement une jeune femme — l’une des très rares références à une éventuelle sexualité du personnage dans toute la saga — et surtout…

Jason trouve enfin son fameux masque de hockey.

Un simple accessoire qui va devenir indissociable du personnage et faire de lui l’une des plus grandes icônes du cinéma d’horreur.

La fin du film est elle aussi très réussie, avec une scène dans la grange particulièrement prenante. Pour la première fois, on commence vraiment à avoir cette impression que Jason ne veut tout simplement jamais mourir.

Nous découvrons également réellement le visage de Jason adulte.

Ce troisième épisode comporte donc énormément de premières fois : première apparition du masque, première utilisation de la 3D dans la saga, première référence à une sexualité pour Jason… Mais il est également devenu assez kitsch avec le temps.

De plus, les personnages sont pour la plupart assez énervants.

Autre bon point : après deux films se déroulant autour d’un camp d’été, celui-ci change légèrement de décor. Même si l’action se situe toujours dans les environs de Crystal Lake — décidément très, très grand —, on abandonne l’idée des moniteurs se faisant massacrer les uns après les autres.

Certains meurtres sont également particulièrement crades et osés pour l’époque !

À noter que les épisodes 2, 3 et 4 se déroulent pratiquement les uns à la suite des autres, sur une période de seulement quelques jours, ce qui leur donne un petit côté trilogie assez sympa.

Mes morts favorites de cet épisode

Dans ce cas-là, cela doit faire très mal.

Bien crade et on souffre pour lui.

Vendredi 13 : chapitre final

1984
32 980 880 $ de recettes US

Arrive ensuite le quatrième épisode, baptisé Chapitre final, qui finalement n’en sera pas un !

Il marque néanmoins la fin d’une époque : celle de Jason humain.

Jusqu’ici, Jason était encore un humain « presque comme tout le monde », avec une force certes incroyable, mais encore relativement plausible. Il possédait également une raison de tuer et même des sentiments : le doute, la peur, l’incompréhension…

Cela le rendait finalement beaucoup plus intéressant.

Ce film est l’un des meilleurs de la série puisqu’il va notamment opposer Jason au jeune Tommy Jarvis, personnage devenu mythique dans l’univers de Vendredi 13.

Tommy est interprété par Corey Feldman, alors très populaire grâce notamment à Gremlins et, peu après, Les Goonies.

Jason est ici plus tordu que jamais. Il n’hésite même pas à s’en prendre à un enfant, une première dans la saga.

Le combat final est également très intelligent puisque, là où Ginny prenait l’apparence de la mère de Jason dans le deuxième épisode, Tommy va cette fois se raser la tête afin de ressembler au jeune Jason.

Pendant quelques instants, notre tueur favori est totalement perturbé.

Tommy va ensuite complètement péter un câble et se déchaîner sur le corps de Jason à coups de machette, annonçant clairement que les événements qu’il vient de vivre vont le marquer à jamais.

Le film est très bien fichu et le jeu d’acteur plutôt bon, notamment grâce à Corey Feldman et Crispin Glover.

Ici encore, on évite l’idée du camp d’été et l’on reprend plutôt la base du troisième film : quelques amis partent passer un week-end dans une maison située près du lac.

Il reste aujourd’hui l’un des épisodes favoris des fans et, de mon côté, l’un de ceux que je prends le plus de plaisir à revoir.

Mes morts favorites de cet épisode

Pas envie de subir ça.

Mr. McFly qui meurt, c’est fun.

La tête écrasée…

Vendredi 13 : un nouveau commencement

1985
21 930 418 $ de recettes US

Arrive donc le cinquième opus, Un nouveau commencement.

Ce film, souvent critiqué, marque le début d’une nouvelle ère pour Vendredi 13… qui se terminera finalement avec ce même film.

Il faut dire que le quatrième volet était censé être le dernier et, après le pétage de câble de Tommy, il n’y avait plus beaucoup de doute : Jason était bel et bien mort.

Mais alors, qui tue dans ce cinquième film ?

Est-ce Tommy, désormais traumatisé et interné, qui serait devenu fou ? Ou quelqu’un d’autre ?

La fin du film donnera la réponse et décevra énormément de fans qui veulent Jason et personne d’autre comme tueur.

Le cinquième film est pourtant loin d’être mauvais si l’on fait abstraction d’un casting assez foireux, avec plusieurs acteurs qui jouent franchement mal, et d’une ambiance parfois pesante qui rend le film assez lourd.

D’un point de vue positif, l’histoire est plutôt bien trouvée et l’idée d’un tueur utilisant l’image de Jason pour masquer ses propres crimes fonctionne parfaitement pour une suite.

Les motivations du tueur sont également compréhensibles… pour peu que l’on accepte la logique de ce genre de détraqué !

Certains meurtres sont une nouvelle fois particulièrement violents et on a vraiment mal pour les victimes.

Malgré la déception de ne pas retrouver le véritable Jason, on passe finalement un assez bon moment.

Mes morts favorites de cet épisode

Une des morts les plus violentes de la série.

Elle ne verra bientôt plus grand-chose…

On doit crever de mal avec ça !

Vendredi 13 : Jason le mort-vivant

1986
19 472 057 $ de recettes US

Voici donc le sixième épisode, Jason le mort-vivant, ou Jason Lives en anglais.

Avec ce film, nous découvrons, comme le titre français l’indique parfaitement, Jason le mort-vivant.

C’est également à partir de cet épisode que Jason a cessé de me faire peur. Pour information, j’ai commencé à regarder ces films très, très jeune.

Pour moi, il est en effet beaucoup plus flippant de se dire qu’un véritable être humain pourrait commettre ce genre de massacres que de croire aux zombies.

Et pourtant, ce sixième film est l’un des plus fun de toute la saga.

Jason commence réellement à jouer avec ses victimes et il est surtout filmé de manière à constamment le mettre en valeur.

La vedette, désormais, c’est Jason.

Pas question de refaire la même erreur que dans le cinquième film.

Devenu mort-vivant, sa force est encore plus impressionnante et sa résurrection au début du film est certainement l’une des scènes les plus mythiques de toute la franchise.

Jason est devenu une véritable machine à tuer, encore plus vicieuse et surtout avec une sacrée classe !

Il suffit de le voir se tenir au milieu de la route ou remettre son masque au début du film pour se dire qu’il en jette vraiment.

Les meurtres sont eux aussi particulièrement réussis.

Du côté du casting, John Shepherd, qui interprétait Tommy Jarvis dans le cinquième épisode, laisse sa place à Thom Mathews, nettement meilleur dans le rôle.

Là où les épisodes 2, 3 et 4 pouvaient former une excellente trilogie, les épisodes 4, 5 et 6 pourraient eux aussi en constituer une seconde autour du personnage de Tommy Jarvis.

À moins de considérer tout simplement que les six premiers films forment une grande saga menant progressivement Jason de l’humain au monstre surnaturel.

Mes morts favorites de cet épisode

Écrasé !

Une scène culte !

Vendredi 13, chapitre VII : Un nouveau défi

1988
19 170 001 $ de recettes US

Le septième film devait initialement être un Freddy VS Jason avant l’heure.

Mais faute d’accord avec New Line, détenteur des droits de Freddy, Paramount va devoir trouver rapidement une autre idée.

Voici donc Tina, une jeune femme possédant un don de télékinésie qui lui permet de déplacer les objets.

Selon moi, c’est un excellent épisode puisque Jason va devoir affronter, pour une fois, un adversaire contre lequel sa simple force physique ne suffira pas.

Tina est également l’un des personnages les plus intéressants de la saga puisqu’au-delà de son pouvoir, elle possède une véritable histoire.

Elle est suivie depuis plusieurs années par un psychiatre afin d’apprendre à contrôler un don qu’elle ne supporte plus. Elle se considère notamment responsable de la mort de son père.

Alors que sa famille habitait près de Crystal Lake, Tina avait assisté à une dispute entre ses parents. Après avoir vu son père gifler sa mère, elle était partie se réfugier sur une barque au milieu du lac.

Son père avait tenté de la faire revenir, mais Tina avait utilisé ses pouvoirs sous le coup de la colère, provoquant accidentellement sa mort.

Depuis, elle est dépressive et éprouve énormément de difficultés à contrôler ses émotions et ses pouvoirs.

Le film n’est cependant pas parfait. On regrettera notamment une fin assez proche de celle du sixième volet, ainsi que certains personnages particulièrement énervants.

Malgré cela, les meurtres sont vraiment réussis, le visage de Jason — qui est désormais une sorte de zombie — est superbement travaillé et les affrontements entre Tina et Jason sont franchement déments.

C’est également ici que Jason arbore probablement son meilleur look de mort-vivant, avec notamment une partie de sa colonne vertébrale visible.

Mes morts favorites de cet épisode

Ce personnage est détestable, donc c’est plutôt satisfaisant de le voir partir.

Elle nous saoule pendant tout le film, donc quand elle meurt…

Vendredi 13 : L’Ultime Retour

1989
14 343 976 $ de recettes US

À partir de cet épisode, les choses commencent sérieusement à se gâter avec un huitième volet particulièrement décevant.

La promesse était pourtant géniale : Jason débarque à Manhattan !

Sauf qu’il n’y passera finalement qu’une quinzaine de minutes et que pratiquement tout le reste du film se déroule sur un bateau.

Il aurait été tellement plus fun de voir un mec comme Jason réellement débarquer en pleine ville et semer le chaos plutôt que de le regarder tuer les uns après les autres des étudiants tous plus idiots les uns que les autres.

Par contre, concernant les meurtres, certains sont vraiment incroyables et fun : la scène dans la discothèque, le sauna ou encore le boxeur sur le toit.

En réalité, pratiquement tous les meurtres du film sont réussis.

Malheureusement, la pauvreté de certains décors, les personnages vraiment énervants et la mort ridicule de Jason en font l’un des épisodes les moins réussis de toute la saga.

Après ce film, Paramount décide de laisser tomber la franchise, les recettes devenant de moins en moins importantes.

Quelques années plus tard, New Line récupérera les droits sur le personnage de Jason, mais pas ceux des huit premiers films, avec toujours cette idée en tête : réaliser enfin le fameux Freddy VS Jason réclamé par les fans.

Reste une question : les fans de Jason sont-ils encore suffisamment nombreux pour justifier un tel projet ?

Le meilleur moyen de le savoir est encore de tester le terrain avec un nouveau film solo…

Jason va en enfer

1993
15 935 068 $ de recettes US

Jason va en enfer débarque et reste, selon moi, la pire suite de toute la saga.

Pratiquement tout est mauvais dans ce film.

Jason est désormais devenu le corps possédé par une étrange entité capable de passer d’une personne à une autre. Son corps étant dans un état plutôt catastrophique, cette chose va donc changer régulièrement d’hôte.

Et on l’avait déjà compris avec le cinquième épisode : un Vendredi 13 sans Jason ne fonctionne pas vraiment.

Alors un Vendredi 13 dans lequel Jason sous sa forme habituelle apparaît à peine quelques minutes avait toutes les chances de décevoir.

Deux autres choses posent particulièrement problème : l’histoire totalement délirante et la censure subie par le film, qui rend une grande partie des meurtres beaucoup moins intéressants.

Une version non censurée sortira plusieurs années plus tard en DVD. Elle est effectivement plus violente, mais cela ne change malheureusement rien au principal problème : le film reste mauvais.

Seule véritable réjouissance : la dernière scène.

Alors que le masque de Jason repose au sol, les griffes de Freddy surgissent et l’emportent sous terre.

Cette fois, ça y est !

New Line annonce enfin Freddy VS Jason.

Enfin… en théorie.

Les années vont passer, les rumeurs vont s’accumuler et le projet va rester bloqué pendant pratiquement dix ans.

Au point que plus personne n’y croit vraiment.

Et c’est finalement un dixième film consacré uniquement à Jason qui va débarquer…

Jason X

2002
13 121 555 $ de recettes US

La question est forcément la suivante : que peuvent-ils encore faire de ce pauvre Jason ?

La réponse ?

L’envoyer dans l’espace.

Rien que ça.

Le film ignore pratiquement le neuvième épisode et ce n’est franchement pas plus mal.

Jason étant devenu quasiment indestructible, le gouvernement décide de le congeler en attendant de trouver un moyen de le détruire.

Des centaines d’années plus tard, une expédition spatiale va malheureusement récupérer son corps…

Et évidemment, Jason va se réveiller.

Je vous avais prévenus : plus la saga avance, plus l’histoire devient débile.

Le film est effectivement ridicule, mais il s’en sort grâce à des meurtres originaux, un Jason en grande forme et plusieurs clins d’œil particulièrement amusants, comme la fameuse scène virtuelle des sacs de couchage.

Le film tente également de donner une nouvelle apparence à Jason en le transformant en une sorte de mélange entre zombie et robot.

L’idée surprend dans un premier temps…

Puis on regrette rapidement notre bon vieux Jason.

Une fois encore, il faudra patienter avant de revoir notre tueur favori découper de la quiche.

Freddy VS Jason

2003
82 622 655 $ de recettes US

Nous voici enfin en 2003.

Alors que le projet était déjà envisagé à la fin des années 80, Freddy VS Jason débarque enfin au cinéma… et le succès est au rendez-vous.

Il faut dire que depuis le temps que les fans attendaient ce combat, il y avait de quoi être excité.

Le scénario est plutôt bien trouvé et permet de mélanger efficacement les univers de Jason et Freddy.

Malheureusement, l’humour et le second degré sont tellement présents que le film ressemble davantage à une comédie horrifique qu’à un véritable film d’horreur.

Le combat entre les deux devient ainsi rapidement ridicule par moments — la scène façon flipper notamment — et malgré plusieurs bonnes idées, on est extrêmement loin de ce qui faisait le charme des premiers Vendredi 13.

Cela reste un épisode à part, fun et généreux, mais très éloigné de ce qui rend encore aujourd’hui les premiers films cultes auprès des fans.

Le choix des acteurs est plutôt intéressant puisque l’on retrouve notamment Monica Keena et Kelly Rowland.

Kelly Rowland bénéficie d’ailleurs de l’une des morts les plus drôles et les plus fun de toute la saga !

Après ce crossover, il ne restait finalement plus qu’une solution…

Tout recommencer.

Vendredi 13

2009
65 002 019 $ de recettes US

Arrive donc Vendredi 13, qui n’est pas véritablement un remake mais plutôt un reboot : on recommence l’histoire en reprenant plusieurs éléments de la saga originale.

Et cet épisode est franchement réussi.

Il fait même partie, selon moi, des très bons reboots horrifiques de cette période.

Qui dit recommencement dit forcément qu’il faut regarder le film avec un œil neuf et mettre temporairement les anciens épisodes de côté pour réellement l’apprécier.

Dans cette nouvelle version, Jason est beaucoup plus intelligent qu’auparavant. Il utilise notamment des galeries souterraines pour se déplacer et, surtout, il est redevenu humain.

Et cela le rend à nouveau effrayant.

On regrettera l’introduction racontant les origines de Jason beaucoup trop rapidement, ainsi qu’une découverte du fameux masque nettement moins marquante que dans la saga originale.

Mais une fois ces petites déceptions passées, le film fonctionne très bien.

Il se permet même de casser quelques règles du genre, notamment en éliminant un personnage important au moment où l’on s’y attend le moins.

Les meurtres ne sont peut-être pas aussi nombreux que dans certains anciens épisodes, mais on retrouve réellement l’esprit de la saga et le côté totalement ridicule des derniers films a disparu.

Il s’agit donc pour moi de l’un des meilleurs épisodes et d’un film que j’aime revoir régulièrement.

C’est sur ce film que se termine, pour le moment, la saga cinématographique Vendredi 13, même si depuis ce reboot, les rumeurs concernant un retour de Jason n’ont jamais réellement cessé.

Espérons simplement ne pas devoir attendre aussi longtemps que pour Freddy VS Jason.

Il est également intéressant de noter que, si l’on tient compte de l’inflation du prix des billets — une comparaison dont les Américains raffolent —, la saga Vendredi 13 fait partie des franchises horrifiques ayant généré énormément d’argent au cinéma.

Les ventes de DVD ont également été très importantes au fil des années.

Jason reviendra…

Au final, Vendredi 13 fait partie de mes sagas préférées.

Les premiers films continuent d’être efficaces encore aujourd’hui, là où certains films d’horreur beaucoup plus récents perdent pratiquement tout leur intérêt après une première vision.

Mais surtout, Jason a largement dépassé le cadre de ses propres films.

Le masque de hockey, la machette, Crystal Lake… Quelques éléments suffisent désormais pour immédiatement penser à lui.

Même quelqu’un qui n’a jamais regardé un seul Vendredi 13 sait généralement qui est Jason Voorhees.

Et c’est probablement là que se trouve la plus belle réussite de cette saga.

Parti d’un simple petit film d’horreur sorti en 1980 dans lequel il n’était même pas le tueur, Jason est progressivement devenu l’une des figures les plus reconnaissables de toute l’histoire du cinéma horrifique.

Les années passent, les films vieillissent, les projets se font et se défont, mais les produits dérivés, documentaires et rumeurs autour de la franchise continuent d’apparaître.

Une chose semble donc certaine…

Tôt ou tard, Jason reviendra !

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