Oklahoma Honey
Les pour
- Une seconde moitié qui relance efficacement l’histoire
- Angelina LookingGlass particulièrement talentueuse
- Un Matthew McConaughey plus réservé et convaincant
- Une réalisation originale avec une vraie personnalité
Les contre
- Une introduction beaucoup trop longue
- Une originalité qui peut laisser hermétique
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Titre originalThe Rivals of Amziah King
RéalisateurAndrew Patterson
Casting principalMatthew McConaughey, Angelina LookingGlass, Kurt Russell, Jake Horowitz
Durée2H10
Date de sortie en France19 août 2026
En général, j’essaie d’écrire assez rapidement les critiques des films que je découvre. Mais dans le cas d’Oklahoma Honey, j’ai pris mon temps. Il faut dire que la refonte complète de Zickma, la création de plusieurs plugins dédiés et la vérification de plus de 2 000 articles m’ont pas mal occupé ces dernières semaines.
Mais ce n’est sans doute pas la seule raison. Presque inconsciemment, j’ai aussi mis Oklahoma Honey de côté. Non pas parce que le film est mauvais, mais peut-être simplement parce qu’il ne m’avait pas totalement marqué…
Et surtout parce qu’en sortant de la projection, une question toute simple restait sans réponse : est-ce que j’avais aimé le film ?
Oklahoma Honey m’a laissé une étrange sensation, celle d’avoir presque assisté à deux films différents.
Tout commence par une première partie assez particulière où l’on se demande rapidement si l’on ne va pas assister à une sorte de comédie musicale. Matthew McConaughey débarque avec sa guitare et se met à chanter. La première fois, cela surprend. À la deuxième chanson, on commence sérieusement à s’interroger sur la direction prise par le film.
Et comme si cela ne suffisait pas, l’image se fige soudainement ici et là, donnant presque l’impression d’un bug de projection… Sauf qu’il s’agit bel et bien d’un choix de réalisation.
Autant dire que les premières minutes annoncent la couleur : Oklahoma Honey ne compte pas vraiment faire les choses comme tout le monde.
Le problème, c’est que cette originalité ne m’a pas forcément embarqué.
L’histoire repose notamment sur une rivalité entre des producteurs de miel et, aussi bien dans son concept que dans la manière de raconter les choses, cette première partie m’a laissé assez froid, voire franchement dubitatif.

Et puis quelque chose change.
La seconde partie prend une direction différente, avec une histoire qui se rapproche davantage de l’enquête et de la vengeance. Et surtout, elle peut compter sur Angelina LookingGlass, jeune actrice particulièrement talentueuse qui apporte énormément au film.
C’est véritablement à ce moment-là qu’Oklahoma Honey est parvenu à me récupérer.
Mon attention commençait sérieusement à faiblir après une introduction beaucoup trop longue à mon goût, mais cette seconde moitié relance suffisamment l’histoire pour donner envie de connaître la suite.
Et c’est finalement là que le film devient compliqué à juger.
Car cette seconde partie est-elle suffisamment réussie pour me faire oublier la première ? Ou, au contraire, cette longue introduction m’empêche-t-elle de dire que j’ai réellement aimé le film ?
Même aujourd’hui, je ne suis pas certain d’avoir la réponse.
Même constat concernant la réalisation. Elle est indéniablement originale et possède une véritable personnalité. Mais je me demande encore si certaines idées servent réellement l’histoire ou si elles sont parfois davantage présentes pour afficher le savoir-faire d’un réalisateur qui signe seulement son deuxième film.

Et finalement, toute mon expérience d’Oklahoma Honey repose sur ce même paradoxe : certaines choses m’ont intrigué autant qu’elles m’ont laissé perplexe.
Du côté de la bande originale, les chansons sont plaisantes pour qui apprécie les sonorités country. Mais une fois encore, est-ce vraiment ce que j’avais envie de voir et d’entendre dans ce film ? Je ne sais toujours pas !
En revanche, s’il y a bien un élément sur lequel je n’ai absolument aucun doute, c’est le casting.
De ce côté-là, rien à redire : c’est de qualité.
J’avais notamment peur de voir Matthew McConaughey refaire du Matthew McConaughey. Finalement, je l’ai trouvé beaucoup plus réservé ici et j’ai véritablement apprécié son jeu, qui m’a parfois rappelé celui de ses débuts.
Et c’est peut-être finalement la meilleure manière de résumer Oklahoma Honey.
Voilà un film que j’ai trouvé trop long à démarrer, parfois étrange dans ses choix et capable de me laisser complètement de marbre pendant une partie de son histoire… avant de parvenir à me récupérer grâce à sa seconde moitié, son casting et quelques très bonnes idées.
Certains pourront adorer son originalité là où d’autres resteront totalement hermétiques à ses choix. De mon côté, même plusieurs jours après l’avoir découvert, je serais encore incapable de répondre franchement à cette fameuse question : est-ce que j’ai aimé Oklahoma Honey ?
Et finalement, pour un film qui possède autant de qualités que d’éléments susceptibles de déplaire, il n’existe sans doute qu’une seule façon de se faire un avis : aller le découvrir en salle et voir de quel côté vous tomberez.
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