Critique de Nomadland

Nomadland

9.5

Scénario

8.4/10

Casting

9.9/10

Réalisation

9.7/10

Bande originale

10.0/10

Les pour

  • Une bande originale somptueuse
  • Frances McDormand est incroyable
  • Réalisation très soignée

Twitter : #Nomadland

Titre VO :

Réalisateur : Chloé Zhao

Acteurs :  Frances McDormand, David Strathairn

Durée : 1H48

Date de sortie : 9 juin 2021

Nomadland, c’est avant tout l’histoire d’une partie de l’Amérique en crise, une Amérique qui peut du jour au lendemain vous effacer et vous oublier sans même vraiment chercher à vous aider. C’est suite à la disparition de sa ville et de son code postale que l’on va suivre le personnage de Fern, forcée de devenir nomade malgré elle bien qu’elle trouvera finalement, petit à petit, sa place dans cette vie éloignée des standards.

La première chose qui me reviendra à l’esprit concernant NomadLand d’ici quelques années sera avant tout sa bande originale somptueuse et incroyablement bien répartie sur les différents canaux audio. Essentiellement composée au piano, la bande originale souligne avec pudeur et volupté les magnifiques images proposées par Chloé Zhao tout en nous enveloppant et nous donnant une sorte de sensation de bien être très proche contrastant avec les grands espaces à l’écran.

Evidemment le scénario du film est prenant, tient la route et nous fait à la fois peur (Que cela nous arrive), tout en nous donnant néanmoins fois en l’humanité et aux gens. Il faut dire que les différents personnages rencontrés par Fern sont tous touchants, bienveillants et ont conscience des difficultés qu’ils partagent d’une certaine manière.

Pour ce qui est de la réalisation, Chloé Zhao propose un film relativement lent et à taille humaine là où clairement elle aurait pu jouer sur les décors et la situation pour ajouter des crises, disputes, complications et ainsi de suite, mais son approche est bien plus intéressante et contraste tellement avec la grandeur des lieux que va traverser Fern. Que l’on soit perdu dans le désert, le long du route ou dans les grandes allées de l’usine Amazon, on reste focus sur le personnage de Fern, ce qui offre ainsi un attachement très fort à elle.

Ce qui nous amène à parler de l’incroyable performance de Frances McDormand. Se montrant le plus naturel possible (pas de maquillage, cheveux débraillés…), Frances McDormand porte le film de par son interprétation à la fois juste et surtout remplie en émotion souvent contenue. Très touchante dans ses interactions avec les autres ou lorsqu’elle se concentre sur elle-même, Frances McDormand livre ici un jeu incroyable.

Du côté des seconds rôles, on retrouve de très bons acteurs, mais aussi de véritables nomades qui sont très justes du au fait d’êtres eux-mêmes. Les performances sont authentiques et ne font jamais « Emission de télé » puisque Chloé Zhao filme ceux-ci comme de véritables acteurs et ce avec la même sensibilité qu’elle ne filme Frances McDormand.

Nomadland est de ces films qui offrent tout un tas d’éléments séparés incroyables pour former un tout exceptionnel.

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