Critique de « Né quelque part »

Né quelque part

10

Scénario

10.0/10

Réalisation

10.0/10

Acteurs

10.0/10

Musique

10.0/10
Avis:

Twitter: @NeQuelquePart @mahohamidi  @tewfikjallab @debbouzejamel @BentalhaMalik

Acteurs: Tewfik Jallab, Jamel Debbouze, Malik Bentalha

Réalisateur: Mohamed Hamidi

Date de sortie: 19 juin 2013 (1h27)

J’ai pu assister à l’avant-première officielle du film, organisée à l’UGC Ciné Cité Rosny le lundi 17 juin en présence d’une bonne partie de l’équipe du film, et de la presse. Retrouvez ici les photos et la vidéo de l’avant-première, goûtez à l’ambiance exceptionnelle des avant-premières organisées dans ce cinéma de banlieue.

Farid (Tewfik Jallab) est né en France, vit en France et suit des études de droit. Un jour, son père fait un malaise en lisant un courrier : l’Etat veut saisir et raser sa maison en Algérie, pour construire un gazoduc. Cette maison, il l’a bâtie de ses mains, pierre par pierre, avec son frère (resté au pays) et c’est sa fierté puisque chacun de ses enfants y a sa chambre. Jugé trop faible par son médecin, l’homme doit se résigner à rester chez lui, et se reposer. Il demande donc à Farid d’aller en Algérie à sa place pour tenter de défendre leurs droits et de conserver la maison. Mais si l’homme retourne régulièrement passer ses vacances dans la fameuse maison, ce n’est pas le cas de Farid, qui n’a carrément jamais mis les pieds sur la terre de ses parents. D’abord réticent (il a ses examens de droit à préparer, un appartement à acheter avec sa petite amie Audrey…) il n’a pas vraiment le choix et part donc pour une semaine qu’il espère utiliser au mieux.

Farid (Tewfik Jallab) fait la connaissance de son cousin (Jamel Debbouze)

Sur place, Farid découvre un autre monde. Il est accueilli par son oncle, et fait la connaissance d’une partie de sa famille, d’amis proches, pour qui il est un peu l’attraction. Il est notamment « pris en charge » par son cousin, un jeune homme déconneur, roublard, qui rêve d’aller en France et l’assaille donc de questions. Mais les choses ne sont pas aussi simples que Farid l’imaginait… Sur place, l’administration est visiblement de mauvaise foi et il peine à faire entendre ses droits, d’autant plus que son oncle et les autres propriétaires menacés d’expropriation semblent résignés et ne veulent pas faire de vagues… Et son cousin va lui faire un mauvais tour, qui va le contraindre à prolonger son séjour…

C’est avec émotion que Farid (Tewfik Jallab) découvre le village où est né son père, dans la montagne…

Je ne savais pas grand chose de ce film avant de le voir, si ce n’est qu’il a été invité au dernier moment par le Festival de Cannes pour une projection spéciale sur la Croisette. J’espérais donc simplement passer un bon moment avec le film, et avec la présence de l’équipe. Et bien c’est un véritable coup de coeur ! On s’attache rapidement aux personnages, aussi bien Farid que ses compagnons de fortune en Algérie. On vit avec eux leur combat pour conserver la maison, mais aussi par la suite le combat de Farid pour rentrer en France. J’ai pour ma part découvert un pays que je ne connais pas (je n’y suis jamais allé), des personnages touchants, des paysages magnifiques. On voit ce jeune homme découvrir petit à petit ses racines, apprendre des choses sur l’histoire de sa famille, de ses parents, et on le sent « grandir » au fil des événements. Le film ne comporte pas de temps mort, on ne s’ennuie pas, on vit l’histoire à fond. Jamel Debbouze n’a qu’un second rôle dans ce film, mais il le fait bien, tout comme le reste du casting. Mais que dire de la prestation de Tewfik Jallab ? Je ne connaissais pas cet acteur, il m’a époustouflé, touché. J’espère sincèrement qu’il sera nommé aux prochains Cesar ! Pour résumer, il n’y a qu’à regarder la tête des gens à la sortie de la salle l’autre soir… Certains avaient les yeux rougis, d’autres avaient pleuré, la plupart des gens affichaient le sourire de ceux qui ont passé un super moment de ciné, mais avec une bonne dose d’émotion. La fin du film (sans spoiler) est belle, le message est beau… On se sent tous forcément touchés car que ce soit l’Algérie (comme dans le film), un autre pays, ou simplement une région ou une ville, on a tous des racines… On les connaît parfois très bien, mais on les (re)découvre souvent plus tard, à l’âge adulte… Et c’est toujours un moment particulier. Bravo Mohamed Hamidi, j’attends maintenant votre second film avec impatience !

Fatsah Bouyahmed (acteur), Mohamed Hamidi (réalisateur), Jamel Debbouze (acteur), Malik Bentalha (acteur), Julie De Bona (actrice) et Tewfik Jallab (acteur) à l'avant-première de l'UGC Ciné Cité Rosny
Fatsah Bouyahmed (acteur), Mohamed Hamidi (réalisateur), Jamel Debbouze (acteur), Malik Bentalha (acteur), Julie De Bona (actrice) et Tewfik Jallab (acteur) à l’avant-première de l’UGC Ciné Cité Rosny

A noter quelques noms qui m’ont sauté aux yeux pendant le générique : la présence des producteurs mais aussi des deux réalisateurs d’Intouchables en tant que co-producteurs.

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