Critique de Né quelque part : un voyage touchant à la découverte de ses racines

Né quelque part

9.4

Scénario

9.3/10

Casting

9.5/10

Réalisation

9.4/10

Les pour

  • Très forte émotion
  • Magnifique évolution du personnage principal
  • Révélation de Tewfik Jallab
  • Personnages attachants
  • Très beaux paysages
  • Aucun temps mort
  • Très beau message sur les racines et la famille

Les contre

  • Jamel Debbouze finalement peu présent malgré la promotion du film
Avis:

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Titre originalNé quelque part

RéalisateurMohamed Hamidi

Casting principalTewfik Jallab, Jamel Debbouze, Fatsah Bouyahmed, Malik Bentalha, Julie De Bona, Fejria Deliba

Durée1h27

Date de sortie en France19 juin 2013

J’ai eu la chance d’assister à l’avant-première officielle de Né quelque part, organisée à l’UGC Ciné Cité Rosny en présence d’une grande partie de l’équipe du film et de nombreux journalistes. Une soirée particulièrement chaleureuse qui donnait déjà le ton d’un film plein d’humanité.

Farid (Tewfik Jallab) est né et a grandi en France. Étudiant en droit, il mène une vie bien installée jusqu’au jour où son père est victime d’un malaise après avoir reçu un courrier annonçant que leur maison familiale en Algérie est menacée de destruction afin de permettre la construction d’un gazoduc.

Trop affaibli pour entreprendre le voyage, son père demande à Farid de partir à sa place afin de défendre leurs droits. Le jeune homme accepte à contrecœur. Lui qui n’a jamais mis les pieds sur la terre de ses parents va découvrir un pays, une famille et une histoire qui lui sont finalement beaucoup moins étrangers qu’il ne l’imaginait.

Sur place, Farid est accueilli par son oncle et fait la connaissance de nombreux membres de sa famille, notamment de son cousin, un jeune homme débrouillard qui rêve de venir vivre en France. Très vite, il comprend également que les démarches administratives seront bien plus compliquées que prévu et que rien ne sera simple.

Je ne savais finalement pas grand-chose de ce film avant la projection, si ce n’est qu’il avait été invité au dernier moment au Festival de Cannes pour une séance spéciale. J’espérais simplement passer un bon moment… et ce fut un véritable coup de cœur.

On s’attache très rapidement aux personnages et l’on suit avec beaucoup d’émotion aussi bien le combat pour sauver la maison familiale que le parcours personnel de Farid. Au fil de son séjour, il découvre un pays qu’il ne connaissait pas, apprend davantage sur sa famille et sur les origines de son père. On le voit évoluer, grandir et se construire au contact de cette histoire qui est aussi un peu la sienne.

Le film ne connaît pratiquement aucun temps mort. On se laisse porter par le récit, les magnifiques paysages et des personnages particulièrement attachants.

Jamel Debbouze, pourtant très présent dans la communication autour du film, n’occupe finalement qu’un second rôle, mais il est excellent. Le reste du casting est tout aussi convaincant.

La véritable révélation reste cependant Tewfik Jallab. Je ne connaissais pas encore cet acteur et il m’a littéralement bluffé. Il apporte énormément de sincérité et d’émotion à son personnage. J’espère sincèrement qu’il sera nommé aux prochains César.

Sans dévoiler sa conclusion, le film se termine sur une très belle note, portée par un message universel. Que nos racines soient en Algérie, dans un autre pays ou simplement dans une autre région, nous avons tous une histoire familiale que nous découvrons parfois véritablement en devenant adultes. C’est précisément cette émotion que Né quelque part parvient à transmettre avec beaucoup de justesse.

À la sortie de la salle, les visages parlaient d’eux-mêmes. Certains avaient les yeux rougis, d’autres avaient laissé couler quelques larmes, mais tous semblaient avoir vécu un très beau moment de cinéma.

Bravo à Mohamed Hamidi. Après une telle réussite, il me tarde déjà de découvrir son prochain film.

Enfin, un dernier détail a retenu mon attention au générique : la présence des producteurs d’Intouchables, Olivier Nakache et Éric Toledano, parmi les coproducteurs du film.

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