Critique de « Bumblebee »

Bumblebee

5.3

Scénario

4.0/10

Casting

6.0/10

Réalisation

6.0/10

Bande originale

5.0/10

Les pour

  • Excellente scène d'intro
  • Un duo tendre entre Charlie et Bee

Les contre

  • Des CGI ratés
  • Peu de séquences d'action
  • Un humour très enfantin et parfois lourd

#Twitter : #Bumblebee #Transformers @bumblebeemovie @paramountfr

Titre VO : 

Réalisateur : Travis Knight 

Acteurs: Hailee Steinfield, John Cena, Jorge Lendeborg. Jr, Dylan O’Brien 

Durée: 1h53

Date de sortie : 26 décembre 2018

Véritable succès critique depuis quelques jours lors des premières séances américaines, Bumblebee ou le spin-off/prequel de la licence Transformers centré sur les aventures sur Terre du robot éponyme, arrive en salles françaises le 26 décembre prochain. Et le jeune public devrait (logiquement) être au rendez-vous. Pour les fans de la première heure, c’est en revanche plus difficile à dire…  


Bumblebee reprend les bases de la première génération de Transformers, ce qui expliquera un design très différent des derniers opus en date, et place son intrigue au cœur des années 80. Clichés obligés, difficile pour le film d’éviter les multiples références à la culture de cette période, tant cinéma (avec 3/4 références à Breakfast Club, tout de même), que musicale (The Smiths, Depeche Mode, A-ha…). Donc sur ce coté rétro-nostalgique, et un petit peu fan-service, le film est parfois amusant mais manque par moments de développer et de faire évoluer réellement son histoire : il se repose beaucoup sur l’humour et le fun de certaines situations. Or, après une séquence d’introduction sur Cybertron qui promet de retrouver un blockbuster en bonne et due forme comme on en à l’habitude, et ce pour les prochaines 110 minutes, le film ne décolle finalement pas vraiment et ne propose que très peu d’action (uniquement répartie sur son dernier quart d’heure). 

Que se passe t’il donc le reste du temps dans ce film ? Et bien… Forcément pas grand chose. Ou du moins, pas ce que les fans de combats de robots sur fond de musique épique seraient venus chercher : on assiste à la naissance d’une amitié entre Charlie (Hailee Steinfield), une adolescente aux problèmes totalement ordinaires et souvent vus et revus et Bumblebee, métamorphosé la plupart du temps sous la forme d’une coccinelle… et c’est mignon. Bon enfant, avec pas mal de gags qui devraient marcher justement sur le jeune public. Mais le scénario, à défaut d’être déjà rushé très rapidement sur bon nombre de détails, ne cherche pas à aller plus loin que raconter l’histoire d’une amitié de façon très ordinaire et peu réfléchie. Les méchants sont méchants parce que c’est comme ça  (on ne connaîtra même pas le nom des deux Decepticons qui pourchassent Bee durant tout le film…) , les humains sont bêtes (John Cena mon dieu… est à mourir de rire, et impossible à prendre au sérieux) et les personnages principaux souvent très anecdotiques.

Reste qu’on apprend éventuellement 2/3 éléments au regard de comment Bumblebee s’est retrouvé dans la situation où nous l’avons connu il y’a 11 ans maintenant dans le premier épisode de Transformers, et l’effet nostalgique et souvenirs de la relation Sam/Bee fonctionne un tant soit peu. Mais le film manque d’innover, que ce soit sur le plan de son écriture globale ou sur les visuels (pas le même budget que pour les 5 films précédents et ça se ressent beaucoup). 

Le film devrait plaire à un jeune public curieux et naïf d’en apprendre plus ou de découvrir l’univers en question mais pour les aficionados de la franchise, malgré des moments tendres et touchants, il ne sert clairement à pas grand chose. 

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