Le Hobbit : La Désolation de Smaug, une épopée grandiose dominée par un dragon inoubliable

Le Hobbit : La Désolation de Smaug

9.7

Scénario

9.5/10

Casting

9.7/10

Réalisation

10.0/10

Les pour

  • Smaug absolument spectaculaire
  • Mise en scène magistrale
  • Décors somptueux
  • Séquence des tonneaux exceptionnelle
  • Excellents nouveaux personnages
  • Grande fidélité à l’univers de Tolkien
  • Weta Digital au sommet de son art

Les contre

  • Quelques passages du roman écourtés
  • Certaines scènes un peu trop rapides
  • Fin extrêmement abrupte
Avis:

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Titre originalThe Hobbit: The Desolation of Smaug

RéalisateurPeter Jackson

Casting principalMartin Freeman, Richard Armitage, Ian McKellen, Luke Evans, Orlando Bloom, Evangeline Lilly, Lee Pace, Benedict Cumberbatch

Durée2h41

Date de sortie en France11 décembre 2013

Après une année d’attente interminable, le voyage reprend enfin en Terre du Milieu.

Dès les premières minutes, Le Hobbit : La Désolation de Smaug adopte une tonalité beaucoup plus sombre que Un Voyage inattendu. La menace du Nécromancien devient de plus en plus présente, la Guerre de l’Anneau se dessine progressivement et l’influence de l’Anneau commence déjà à corrompre Bilbon.

L’atmosphère change radicalement.

Et c’est une excellente nouvelle.

Visuellement, Peter Jackson continue de repousser les limites du merveilleux.

La demeure chaleureuse de Beorn, l’ambiance oppressante de la Forêt Noire, la splendeur du royaume de Thranduil, les paysages glacés d’Esgaroth ou encore l’incroyable salle au trésor d’Erebor… chaque décor semble avoir été pensé dans les moindres détails.

Chaque plan est un émerveillement.

Le rythme est particulièrement soutenu, ce qui évite toute baisse d’intensité. J’aurais néanmoins aimé que certaines séquences prennent davantage leur temps.

La rencontre avec Beorn ou la traversée de la Forêt Noire, par exemple, s’éloignent quelque peu du roman et paraissent presque expédiées. Heureusement, ce sont davantage de petites frustrations que de véritables défauts, d’autant que la version longue devrait largement développer ces passages.

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À côté de cela, certaines scènes atteignent tout simplement un niveau exceptionnel.

Impossible de ne pas citer la célèbre séquence des tonneaux.

Cette poursuite est une véritable démonstration de mise en scène, d’action et d’inventivité. Peter Jackson orchestre ce morceau de bravoure avec une telle maîtrise que l’on assiste à une véritable leçon de cinéma.

L’orgasme rétinien n’est vraiment pas loin.

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Cette suite introduit également plusieurs nouveaux personnages particulièrement réussis.

Lee Pace compose un Thranduil aussi froid que charismatique, Luke Evans apporte beaucoup d’épaisseur à Bard, pourtant assez peu développé dans le roman, tandis que Richard Armitage continue d’imposer un Thorin toujours aussi impressionnant.

L’une des meilleures surprises vient cependant de Tauriel.

Créée spécialement pour les films, cette guerrière interprétée par Evangeline Lilly aurait pu paraître artificielle. Au contraire, Peter Jackson réussit à lui donner une véritable personnalité. Plus réfléchie que Legolas, tout aussi redoutable au combat, elle trouve naturellement sa place au sein de cette aventure.

Le retour de Legolas fonctionne lui aussi parfaitement. Plus jeune, plus arrogant et plus impulsif, il forme avec Tauriel un duo particulièrement réjouissant.

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Mais le véritable défi du film portait évidemment un nom.

Smaug.

Et le résultat dépasse toutes mes attentes.

Grâce au travail exceptionnel des équipes de Weta Digital et à la performance vocale de Benedict Cumberbatch, Smaug devient probablement le plus impressionnant dragon jamais créé pour le cinéma.

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Son gigantisme, ses mouvements, son regard, sa manière de parler…

Tout est absolument parfait.

La longue confrontation entre Bilbon et le dragon constitue d’ailleurs le sommet absolu du film. Pendant plus d’une demi-heure, Peter Jackson installe une tension permanente où chaque déplacement de Bilbon paraît pouvoir lui coûter la vie.

Je suis littéralement resté hypnotisé par cette séquence.

Au final, Le Hobbit : La Désolation de Smaug est une aventure d’une richesse exceptionnelle, mêlant action, émotion, poésie visuelle et spectacle avec une maîtrise impressionnante.

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Je ne remercierai jamais assez Peter Jackson d’avoir donné vie avec autant de passion à l’univers foisonnant de J.R.R. Tolkien.

Mon seul véritable regret concerne cette fin.

Elle est tellement abrupte qu’il faudra patienter une année entière avant de connaître la suite.

Et cette attente promet d’être particulièrement longue…

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