Critique de Le Hobbit : Un voyage inattendu : un spectacle visuel impressionnant mais un récit inégal

Le Hobbit : Un voyage inattendu

8.1

Scénario

7.2/10

Casting

7.6/10

Réalisation

9.4/10

Les pour

  • Le HFR et la 3D sont impressionnants
  • Des décors magnifiques
  • Les scènes d’action sont spectaculaires
  • Une excellente bande originale
  • Martin Freeman convaincant dans le rôle de Bilbon

Les contre

  • Une intrigue qui manque de matière
  • Beaucoup de longueurs
  • Un humour trop enfantin
  • Plusieurs personnages peu marquants
  • Une durée excessive
Avis:

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Titre originalThe Hobbit: An Unexpected Journey

RéalisateurPeter Jackson

Casting principalMartin Freeman, Ian McKellen, Richard Armitage, Andy Serkis, Ian Holm, Elijah Wood

Durée2 h 49

Date de sortie en France12 décembre 2012

Avant de débuter cette critique, je dois préciser une chose : je suis loin d’être un fan du Seigneur des Anneaux.

Aujourd’hui encore, je trouve les onze Oscars du Retour du Roi largement exagérés. Je n’ai rien contre cette saga, mais cet univers peuplé de trolls, d’elfes et de créatures fantastiques ne m’a jamais vraiment passionné. Seul Harry Potter est parvenu à m’embarquer dans un monde féerique de cette manière.

Si je suis allé voir Le Hobbit, c’était avant tout pour découvrir le fameux HFR, ce nouveau procédé de projection voulu par Peter Jackson.

Et je peux le dire immédiatement : les fans vont prendre un énorme coup de vieux.

Un peu comme les amateurs de Star Wars entre les deux trilogies, on ressent immédiatement un véritable fossé technologique entre Le Seigneur des Anneaux et Le Hobbit.

Cette technologie, qui consiste à filmer en 48 images par seconde au lieu de 24, est une véritable réussite pour ce type de spectacle.

La 3D devient enfin parfaitement nette, confortable et surtout incroyablement immersive.

L’univers de Tolkien est tellement riche visuellement que ce procédé permet de profiter pleinement de chaque décor.

Si vous devez aller voir le film, faites-le en IMAX 3D HFR.

L’expérience en vaut vraiment la peine.

Pour illustrer cette sensation d’immersion, je la comparerais volontiers à certaines attractions de Disneyland comme Pirates des Caraïbes ou Peter Pan. On a réellement l’impression que les décors prennent vie autour de nous.

J’ai ressenti exactement la même chose devant Le Hobbit.

Les paysages sont somptueux, les décors paraissent presque réels et le niveau de détail est tout simplement bluffant.

La première réaction de beaucoup de spectateurs sera probablement de trouver l’image un peu trop fluide.

C’est vrai.

Les premières minutes demandent un petit temps d’adaptation et peuvent sembler étranges. Mais une fois passé ce cap, cela ne m’a absolument plus gêné.

Personnellement, je n’ai jamais retrouvé ce fameux effet « Benny Hill » dont certains parlaient.

En revanche, je ne souhaite pas voir le HFR devenir la norme.

Pourquoi ?

Parce que l’on perd une partie de la magie du cinéma.

Regarder Le Hobbit ou un documentaire sur la Nouvelle-Zélande procure finalement une sensation assez proche tant l’image paraît réaliste.

Sur un film plus classique, sans univers fantastique ni effets spéciaux, j’ai même peur que cela donne l’impression de regarder… Louis la Brocante en 3D.

Voilà donc mon avis sur cette nouvelle technologie : lorsqu’elle est utilisée sur un univers aussi riche que celui de Tolkien, c’est un véritable plaisir.

Et bon sang… que les décors sont magnifiques.

Les scènes d’action profitent elles aussi énormément du procédé. Tout reste parfaitement lisible, loin de certains blockbusters comme Transformers, où l’on ne savait parfois plus qui frappait qui.

Passons maintenant au film lui-même.

Bien entendu, plusieurs choses m’ont énormément plu.

La bataille finale est particulièrement réussie, les paysages sont splendides, les scènes d’action sont souvent spectaculaires, la 3D est parfaitement exploitée et la musique est, une fois encore, magnifique.

Et…

Désolé aux fans, mais cela s’arrête pratiquement là pour moi.

J’ai trouvé l’humour beaucoup trop enfantin. Certaines blagues m’ont vraiment fait lever les yeux au ciel.

La quête elle-même manque finalement d’intérêt et je ne me suis jamais réellement passionné pour ce qui arrivait aux personnages.

Au fond, la beauté visuelle du film finit presque par masquer la faiblesse de son intrigue.

Le jeu des acteurs ne m’a pas totalement convaincu non plus.

Seul Martin Freeman, dans le rôle de Bilbon, tire véritablement son épingle du jeu.

Richard Armitage, qui interprète Thorin, affiche quasiment la même expression pendant tout le film. Après plus d’une heure, cela finit par devenir assez pesant.

Et puis il y a la durée.

Près de trois heures, c’est beaucoup trop.

Le film tire clairement sur la corde et, alors que l’on pense enfin arriver au bout, il nous rappelle qu’il ne s’agit finalement que du premier épisode d’une trilogie.

Peter Jackson sait évidemment flatter les fans en faisant revenir plusieurs personnages connus.

Voir réapparaître Elijah Wood fait plaisir, même si son personnage n’apporte finalement pas grand-chose à l’histoire.

Quant à Gollum, sa première apparition fonctionne très bien, mais la célèbre scène des énigmes finit, selon moi, par s’étirer beaucoup trop longtemps. À partir de la troisième énigme, je n’avais plus qu’une envie : que l’histoire avance enfin.

En réalité, le principal problème du film vient du manque de matière.

Autant je me suis éclaté durant toutes les grandes scènes d’action, autant je me suis profondément ennuyé pendant les passages plus calmes.

Je passerai rapidement sur les deux chansons des nains, que j’ai trouvées franchement ridicules, ou encore sur le fait qu’ils traversent le film à quatorze, affrontent des dizaines d’ennemis… sans pratiquement jamais subir de conséquences.

Au final, Le Hobbit : Un voyage inattendu comblera sans doute les fans de Tolkien.

Pour les autres, comme moi, le spectacle visuel ne suffira probablement pas à faire oublier les longueurs et une intrigue qui manque parfois d’intérêt.

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