Critique de Inexorable

Inexorable

7.5

Scénario

6.5/10

Casting

8.6/10

Réalisation

8.0/10

Bande originale

7.0/10

Les pour

  • Benoît Poelvoorde est parfait
  • Une belle montée en puissance

Les contre

  • Scénario peu surprenant malgré un petit twist

Twitter : #Inexorable #EtrangeFestival @etrangefestival

Titre VO :

Réalisateur : Fabrice Du Welz

Acteurs : Benoît Poelvoorde, Mélanie Doutey, Alba Gaia Bellugi

Durée : 1H38

Date de sortie : 26 janvier 2022 (Vu à L’étrange Festival)

Après avoir étonné tout le monde avec « Adoration » qui est parvenu à rencontrer le public malgré son aspect étrange, Fabrice Du Welz effectue son retour un an après avec un autre film dont l’histoire se veut très classique, mais dont la réalisation a de quoi surprenante.

En effet, si on s’arrête simplement sur l’histoire, peu de choses de réellement innovantes par ici. Un couple en difficulté après 25 ans de mariage, l’arrivée d’une jeune fille étrange qui éveille des choses chez l’homme de la maison et un terrible secret…

Oui cela a déjà été fait et on se doute un peu vers quelle fin cela va nous emmener. Finalement on se laisse porter par la montée en puissance de l’histoire et son final choquant, mais surtout par son jeu d’acteurs et plus particulièrement celui de Benoît Poelvoorde, toujours aussi talentueux.

Mélanie Doutey de son côté s’en sort bien, mais apporte moins de nuances à son jeu et se fait éclipser par Benoît Poelvoorde sur chacune de leurs scènes communes.

Concernant Alba Gaia Bellugi, cette dernière joue globalement bien et nous rappelle les premières années de Charlotte Gainsbourg au cinéma (Période L’effrontée). Elle a ce style mélancolique et discret qui laisse pourtant entrevoir qu’elle peut exploser à tout moment ; ce qui ne loupe pas bien entendu. Ce rapprochement se ressent aussi dans les costumes, la coiffure, le regard…

Là où le film va réellement surprendre c’est du côté de sa réalisation. Alors qu’ « Adoration » était un succès on était en droit d’imaginer un gros budget pour ce nouveau film et si l’on ne sait si c’est un choix délibéré ou non de Fabrice Du Welz, l’aspect cinématographique de ce « Inexorable » a un côté un peu cheap, à l’ancienne.

Que ce soit dans la lumière, les décors, le petit casting ou la manière de filmer, tout nous rappelle ces films des années 80 au faible budget. Ce n’est pas déplaisant, mais cela donne au film un aspect parfois un peu « vieillot » qu’il sera difficile de dater d’ici 20 ans… Avec le risque qu’il n’attire pas la jeune génération pensant que c’est un « vieux film ».

Concernant la bande originale, cette dernière est soignée et colle parfaitement à l’univers du film. Seul regret, parfois le son est un cran trop fort…

« Inexorable » est une réussite dans sa montée en puissance à défaut d’un scénario innovant (mais tout a déjà été dit et fait) et un réel terrain de jeu pour un Poelvoorde toujours aussi incroyable.

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