Critique de « Bébé Tigre »

Avis:

Twitter : #BebeTigre @hautetcourt

Acteurs : Harmandeep Palminder, Vikram Sharma, Elisabeth Lando, Billel Brima

Réalisateur : Cyprien Vial

Date de sortie : 14 janvier 2015 (1h27min)

Synopsis :

Bébé Tigre, c’est Many, 17 ans. Il vit en France depuis deux ans et mène la vie d’un adolescent comme les autres, partageant son temps entre les cours, ses copains et sa petite amie. Mais les responsabilités que ses parents restés en Inde lui ont confiées vont l’obliger à se mettre en danger.

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Bébé Tigre suit le parcours de Many, un Pendjabis qui fait son arrivée en France qui doit très vite s’adapter à ce nouvel environnement qui lui est inconnue, mais le jeune garçon a pour but de trouver du travail, car dans son pays d’origine, les garçons de son âge, sont élevés comme des hommes fiers et autonomes capables de s’auto-gérer et qui ne doivent en aucun cas décevoir leur famille. Many cherche donc un travail, mais comme il n’a pas l’âge requis pour travailler, il va se chercher de quoi gagner de l’argent pour envoyer à ses parents et il va se retrouver très vite en danger dans un organisme mafieux.

Le personnage de Many est un condensé émotionnel, on va suivre son évolution tout le long alors qu’il va être confronté à des choix cruciaux pour son avenir. les personnages sont plutôt bien écrist, dont celui interprété par Elisabeth Lando dans le rôle de la petite-amie de Many et qui incarne la voix de la raison. Au niveau du scénario on retrouve une forme de sensibilité visuelle très forte et bien agréable.

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Pour sauver sa peau, Many, comprend qu’il doit sortir ses griffes pour la première fois de sa vie et commettre ainsi son premier acte d’adulte. Ce passage à l’âge supérieur est favorisé, comme je le disais un peu plus haut, par sa petite amie Elisabeth, élève dans la même classe d’accueil et avec laquelle il connaît sa première histoire d’amour. En incarnant la copine du héros, Elisabeth représente la raison et lui ouvre ainsi les yeux et évite d’énormes problèmes.

Le long-métrage possède tous les codes du polar psychologique incluants également de superbes moments romanesques. Le réalisateur, Cyprien Vial a trouvé en Harmandeep Palminder, jeune acteur pendjabis, parfaitement bilingue, un acteur capable d’incarner à merveille une sorte d’aventurier moderne et proche du guerrier, envoyé par sa famille pour en découdre avec la vie. Il excelle dans sa performance au même titre que les autres acteurs du film.

Le réalisateur a privilégié les gros plans sur les visages des adolescents qui entourent Many et réussit une belle galerie de portraits d’enfants venus des quatre coins du monde.

Pour son premier long métrage, Cyprien Vial nous offre ainsi à la fois un film humaniste, beau et avant tout, touchant.

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