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Titre originalBébé Tigre
RéalisateurCyprien Vial
Casting principalHarmandeep Palminder, Vikram Sharma, Elisabeth Lando, Billel Brima
Durée1h27
Date de sortie en France14 janvier 2015
Bébé Tigre suit le parcours de Many, un jeune Pendjabi qui fait son arrivée en France et doit très vite s’adapter à ce nouvel environnement qui lui est inconnu. Mais le jeune garçon a pour objectif de trouver du travail car, dans son pays d’origine, les garçons de son âge sont élevés comme des hommes fiers et autonomes, capables de s’autogérer et qui ne doivent en aucun cas décevoir leur famille.
Many cherche donc un travail, mais comme il n’a pas l’âge requis pour travailler, il va tenter de trouver un autre moyen de gagner de l’argent afin d’en envoyer à ses parents et va très vite se retrouver en danger au sein d’un organisme mafieux.
Le personnage de Many est un véritable condensé émotionnel. On suit son évolution tout au long du film alors qu’il est confronté à des choix cruciaux pour son avenir.
Les personnages sont plutôt bien écrits, notamment celui interprété par Elisabeth Lando dans le rôle de la petite amie de Many, qui incarne la voix de la raison. Au niveau du scénario, on retrouve une forme de sensibilité visuelle très forte et particulièrement agréable.

Pour sauver sa peau, Many comprend qu’il doit sortir ses griffes pour la première fois de sa vie et commettre ainsi son premier acte d’adulte. Ce passage à l’âge supérieur est favorisé, comme je le disais un peu plus haut, par sa petite amie Elisabeth, élève dans la même classe d’accueil et avec laquelle il connaît sa première histoire d’amour.
En incarnant la petite amie du héros, Elisabeth représente la raison, lui ouvre les yeux et lui évite ainsi d’énormes problèmes.
Le long-métrage possède tous les codes du polar psychologique, incluant également de superbes moments romanesques.

Le réalisateur Cyprien Vial a trouvé en Harmandeep Palminder, jeune acteur pendjabi parfaitement bilingue, un acteur capable d’incarner à merveille une sorte d’aventurier moderne, proche du guerrier, envoyé par sa famille pour en découdre avec la vie.
Il excelle dans sa performance, au même titre que les autres acteurs du film.
Le réalisateur a privilégié les gros plans sur les visages des adolescents qui entourent Many et réussit une belle galerie de portraits d’enfants venus des quatre coins du monde.
Pour son premier long métrage, Cyprien Vial nous offre ainsi à la fois un film humaniste, beau et, avant tout, touchant.


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