On a rencontré Veronica Fusaro

Si le nom de Veronica Fusaro ne vous dit encore rien, cela pourrait changer d’ici les prochaines semaines.

En effet, après avoir conquis la Suisse, tournée en Belgique, en Angleterre et même en Asie, la nouvelle sensation made in Switzerland se prépare doucement à venir enchanter les Français via son dernier ep Sunkissed.

C’est justement à l’occasion de la sortie de ce dernier, que nous avons eu envie de la rencontrer et lui poser quelques questions.

Z : Qui est Veronica Fusaro ?

Veronica : Je suis moitié suisse, moitié italienne et je suis passionnée de musique. Si je devais décrire celle-ci, je dirais que c’est de la soul.

Z : Vis-à vis du single Rollecoaster (Montagne russe), es-tu du genre à préférer une vie paisible ou une avec des hauts et des bas ?

Veronica : Ce n’est pas simple de gérer une vie avec des hauts et des bas, mais une vie trop linéaire serait plutôt ennuyeuse également. je dirai donc qu’une vie en forme de Rollerocoaster me convient mieux.

Z : Et musicalement, à date d’aujourd’hui considères-tu que celle-ci est digne d’un Rollercoaster ?

Veronica : En ce moment ma carrière pourrait être représentée par cette longue montée avant les loopings et tout ça. Il y a déjà une grosse excitation avant les frissons et en même temps la peur de la descente forcément. Je suis un peu là, je monte doucement et cela me procure du bien.

Z : N’as-tu pas peur justement en tant que jeune artiste d’arriver tout en haut et d’être face à la descente ?

Veronica : Quelquefois oui cela m’arrive, des jours où je ne parviens pas à écrire une chanson qui me plait, à concrétiser des choses. Ces moments-là, c’est un peu ma peur, ma descente, mais comme dans les bons rollercoasters, il y a ensuite des remontées et des nouvelles sensations.

Z : Tu dis parfois avoir du mal à écrire et on a néanmoins ce sentiment que tout va très vite pour toi. Tu sembles enchainer les EP et les concerts…

Veronica: Cela me fait plaisir d’entendre ça puisque je suis perfectionniste et parfois cela me prend vraiment du temps pour terminer une chanson au point d’avoir cette impression justement de ne pas en donner assez. Si on prend l’exemple de la chanson Lie to me… Je l’ai débutée il y a deux ans et je ne parvenais jamais à la terminer. Cela est arrivé à un point où je n’aimais plus cette chanson et à la laisser ainsi de côté. Finalement un jour, je l’ai ressortie et le dernier couplet est venu de lui-même, naturellement. Donc oui cela peut me prendre plusieurs années à finir une chanson.

Z : Concernant Lie to me (ment-moi), es-tu du genre à préférer que l’on te cache parfois les choses graves de la vie comme pour les repousser ou au contraire à vouloir encaisser les choses rapidement et aller de l’avant.

Veronica : Idéalement, on devrait tous être capable d’encaisser et de faire face aux problèmes. C’est plus sain… Mais d’un autre côté et je pense un peu comme tout le monde, parfois j’essaye de me préserver des drames. Je travaille là-dessus au quotidien pour être capable de gérer les aspects négatifs de la vie plus facilement.

Z : Ton papa est Italien et tu as grandi avec des chansons italiennes. N’as-tu pas envie de proposer un ep 100% dans cette jolie langue ?

Veronica : Pas pour le moment non. Peut être un jour, car oui j’aime beaucoup cette langue. Concernant l’anglais, je ne sais trop l’expliquer, mais quand j’écris, c’est automatiquement cette langue qui me vient et non l’allemand, le français ou l’italien (les langues parlées en Suisse). Cela doit venir du fait que j’écoute beaucoup de chansons dans cette langue… J’imagine.

Z : Etrangement, on connaît peu la Suisse et notamment d’un point de vue musical. On sait qu’il y fait bon vivre en général, mais dans ton domaine est-ce également le cas ?

Veronica : Le marché de la musique est compliqué comme partout. Pas de différences de ce côté-là, bien que l’on ait une scène musicale très variée et très riche. Le plus difficile en fait est de partir en dehors de la Suisse en tant qu’artiste indépendant. Ce n’est pas simple de faire parler de soi au-delà de nos frontières. Il faut essayer et y croire.

Z : Tu enchaînes les concerts sauf ce soir à Paris où il n’y a pas de show prévu… Etais-tu ici en mode repos ou quand même travail ?

Veronica : En effet je suis à Paris alors que je ne joue pas ce soir. Je peux ainsi profiter un peu de la journée pour me balader même si essentiellement je suis venue pour travailler et rencontrer les journalistes. Si je veux me faire connaître en dehors de chez moi, la Suisse, je me dois de venir à la rencontre des gens et prendre le temps de discuter de mes projets. J’espère que lors de ma prochaine venue, je pourrais également jouer en live.

Z : Néanmoins tu remplis pas mal de dates, tu es parvenue à fidéliser un large public en peu d temps quand même.

Veronica : Oui, j’ai cette chance là d’avoir un public qui me suit et m’apprécie. Cela me permet en effet de faire plusieurs concerts et de partager avec mon public. Puis avec les réseaux sociaux, je peux aussi parfois interagir avec eux et discuter. Je souhaite être le plus proche possible de mon public.

Z : Es-tu plus une artiste de studio, qui aime écrire ou une artiste de scène ?

Veronica : Cela varie. J’aime faire les deux. Parfois je me projette en live quand je compose et d’autres fois sur scène, j’ai envie de rentrer en studio et de créer des choses. J’aime les deux.

Z : Dès le début tu produis tes chansons, investis dans le projet et tout ça en plus de tout le reste, n’es tu pas fatiguée ?

Veronica : Un peu, mais seul le travail paye et si je veux parvenir à réaliser mon rêve, je dois aller au-delà de la fatigue. Mon manager et moi sommes très impliqués dans mon rêve. Puis il ne faut pas oublier que si c’est une passion, le travail est agréable.

Z : Et l’aspect indépendant. N’as-tu jamais été tentée par faire dans la simplicité, rejoindre une major et te laisser porter ?

Veronica : Parfois on y pense, évidemment, car c’est plus facile. Après en Suisse, si tu signes avec un label, souvent cela ne dépasse pas les frontières et cela peut rapidement devenir frustrant.

Z : Après Rollercoaster et Lie to me, as-tu déjà une vision de la suite ?

Veronica : J’ai toujours une vue sur la suite, je me fixe des choses. J’ai beaucoup de chansons en réserves qui attendent de sortir et un prochain single est prévu. On a tourné un clip dans le désert pour Run my mind qui devrait sortir bientôt.

Z : As-tu prévu un album ensuite ou d’autres EP ?

Veronica : J’aimerai un album, mais en tant que productrice c’est plus simple de proposer des EP. Cela coûte moins cher aussi.

Z enfin et pour terminer, que signifie Sunkissed

Veronica : Sunkissed fait référence à ce moment où même si l’on est encore en hiver, les premiers rayons de soleils viennent t’embrasser, te caresser et cette sensation de douceur et de bien être que cela procure.

Photos issues de la page Facebook de Veronica

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