Critique du film « Supercondriaque »

Avis:

Twitter: #Supercondriaque @PatheFilms

Acteurs:  Dany Boon, Kad Merad, Alice Pol

Réalisateur : Dany Boon

Date de sortie: 26/02/2014 (1H47)

Affiche-Supercondriaque

Bande annonce: 

Romain Faubert est un homme seul qui, à bientôt 40 ans, n’a ni femme ni enfant. Le métier qu’il exerce, photographe pour dictionnaire médical en ligne, n’arrange rien à une hypocondrie maladive qui guide son style de vie depuis bien trop longtemps et fait de lui un peureux névropathe. Il a comme seul et véritable ami son médecin traitant, le Docteur Dimitri Zvenska, qui dans un premier temps a le tort de le prendre en affection, ce qu’il regrette aujourd’hui amèrement. Le malade imaginaire est difficilement gérable et Dimitri donnerait tout pour s’en débarrasser définitivement. Le docteur Zvenska pense avoir le remède qui le débarrassera en douceur de Romain Flaubert : l’aider à trouver la femme de sa vie. Il l’invite à des soirées chez lui, l’inscrit sur un site de rencontre, l’oblige à faire du sport, le coach même sur la manière de séduire et de se comporter avec les femmes. Mais découvrir la perle rare qui sera capable de le supporter et qui par amour l’amènera à surmonter enfin son hypocondrie s’avère plus ardu que prévu…

J’ai découvert le film lors d’une projection blogueurs organisée chez Pathé Films, et suis ensuite allé à l’avant-première de l’UGC Ciné Cité Rosny, vendredi dernier. Mon emploi du temps ne me permettait pas de revoir le film à cette occasion (à mon grand regret !) mais j’ai eu l’occasion de discuter un petit moment avec l’équipe marketing digital de Pathé, Alice Pol et Dany Boon. Donc je ne regrette rien ! Et vous ai ramené une vidéo pour l’occasion, l’intégralité de la présentation du film, dans une très bonne ambiance comme c’est toujours le cas à Rosny : Vidéo intégraleExtrait : l’hypocondrie de Dany Boon, à la piscine.

Pas tous les jours facile pour Dimitri Zvenka (Kad Merad) d'être le médecin traitant de l'hypo/hypercondriaque Romain Faubert (Dany Boon)
Pas tous les jours facile pour Dimitri Zvenka (Kad Merad) d’être le médecin traitant de l’hypo/hypercondriaque Romain Faubert (Dany Boon)

Romain Faubert vit seul. Pas de femme, pas d’enfants, pas vraiment de famille non plus, presque pas d’amis… Enfin, il n’est pas si « seul » que ça : il vit avec une sévère hypocondrie. Romain se croit malade dès qu’il remarque le moindre petit symptôme. N’hésite pas à consulter les sites et forums médicaux sur Internet (il travaille d’ailleurs comme photographe médical pour l’un d’eux, et passe à ce titre beaucoup de temps dans un hôpital où il voit défiler des cas plus étranges ou désespérés les uns que les autres). Et consulte régulièrement (pardon : harcèle !) son médecin traitant, le Dr Dimitri Zvenka. Lequel est pratiquement à bout, lassé de voir sans cesse débarquer son « meilleur ami » (ou plutôt « patient le plus fidèle ») sans frapper dans son cabinet, appeler au milieu de la nuit, et ruiner ses soirées entre amis et gens bien… Sentant que sa femme commence elle aussi à se poser des questions, Dimitri décide de passer à l’offensive : persuadé que si Romain rencontre la femme de sa vie il laissera son hypocondrie de côté, il l’encourage à faire des rencontres, lui présente des femmes célibataires, lui donne des conseils… Mais les choses sont beaucoup moins simples qu’il ne l’imaginait. Un jour, Dimitri décide d’emmener Romain sur une mission humanitaire, pour aider et soigner des réfugiés arrivés par cargo. Romain va alors sauver la vie d’Anton Miroslav, un révolutionnaire du Tcherkistan, qui lui ressemble (physiquement) beaucoup. « Sauver » est un bien grand mot… L’hypocondriaque est loin d’être guéri et fini par se trouver plus mal en point que son camarade de fortune… C’est ainsi que Romain va faire connaissance, sans le savoir, d’Anna Zvenka, sœur de Dimitri, très attachée à ses racines tcherkistanaises et impliquée dans l’aide humanitaire avec son frère…

Romain Faubert (Dany Boon) est plus ou moins recueilli par Anna Zvenka (Alice Pol), qui le prend pour un révolutionnaire tcherkistanais...
Romain Faubert (Dany Boon) est plus ou moins recueilli par Anna Zvenka (Alice Pol), qui le prend pour un révolutionnaire tcherkistanais…

Dany Boon est l’un de mes réalisateurs (et acteur, humoriste…) préféré. En cette « ère » où il est semble-t-il devenu de bon ton de le critiquer pour faire comme tout le monde, parce qu’il « gagne trop d’argent », je le défends, et je l’assume. Pour avoir deux fois rencontré l’homme au cinéma (vous me direz « il était en promo, c’est normal » mais combien de stars jouent aussi bien le jeu que lui ? Qui enchaîne les cinémas et les salles depuis quelques semaines pour une tournée éprouvante ?) je peux vous garantir qu’il est à la fois vraiment sympathique, proche de son public, et respectueux. Et beaucoup de choses colportées depuis plus d’un an par divers médias sont fausses ou inexactes… Voilà je n’en dis pas plus sur le sujet, mais au moins le contexte est posé. Alors oui, je suis un fan de Dany Boon, et j’ai adoré son nouveau film. Mais je pense être tout à fait objectif en affirmant que ce film est peut-être celui qui peut toucher le plus de monde parmi ses réalisations, et son plus abouti en tant que réalisateur. « La maison du bonheur » fut une bonne surprise. « Bienvenue chez les Ch’tis » a forcément beaucoup plus touché les gens originaires du nord de la France (dont je fais plus ou moins partie). « Rien à déclarer » se passait également dans sa région d’origine et en Belgique. Je comprends tout à fait que ces deux derniers films ne plaisent pas (ou ne parlent pas) à tout le monde. Mais avec « Supercondriaque », Dany Boon revient à un cinéma plus « national », moins régional. Et surtout à un sujet plus fédérateur, à savoir les aléas de la vie d’un hypocondriaque. Un sujet qui devrait toucher beaucoup de monde, tant on peut se reconnaître (plus ou moins) dans le comportement de son personnage. Certaines scènes sont vouées à devenir cultes, on rit beaucoup et surtout de bon coeur. On prend également plaisir à retrouver les quelques têtes habituelles des films de Dany Boon (Guy Lecluyse, Jérôme Commandeur, Bruno Lochet, Alexandre Carrière…) et à découvrir des nouveaux venus dans son univers (Jonathan Cohen, Judith El Zein…). Mais le film ne parle pas que d’hypocondrie, certaines scènes d’action ont d’ailleurs été tournées dans les pays de l’est… (pour représenter le Tcherkistan, contrée imaginaire).

Le résultat est, comme d’habitude avec Dany Boon, très drôle et agréable. On passe un très bon moment et on rit beaucoup. Le duo Kad Merad – Dany Boon fonctionne toujours aussi bien, et le reste du casting est efficace (mention spéciale à Alice Pol et Jean-Yves Berteloot). Probablement la meilleure comédie de ce début d’année, ce qui n’est au final pas une surprise venant de Dany Boon ! Bien sûr chacun est libre de se faire sa propre opinion et il est tout à fait normal que le film ait ses détracteurs. Mais s’il vous plait, si vous n’aimez pas le film et souhaitez le descendre dans des commentaires, sur les réseaux sociaux ou par le bouche-à-oreille, ne le faites que si vous avez des arguments valables, qui concernent le film ! Je suis néanmoins certain que le public sera au rendez-vous, et que beaucoup seront conquis par ce « Supercondriaque », que j’ai pour ma part prévu de revoir.

 

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