Critique de The deep house

The deep house

2.8

Scénario

2.0/10

Réalisation

2.0/10

Casting

4.0/10

Bande originale

3.0/10

Les contre

  • Scénario en mode cliché
  • Aucune frayeur
  • Un attrape ados !

Twitter : #TheDeepHouse

Titre VO :

Réalisateur : Alexandre Bustillo et Julien Maury 

Acteurs : Camille Rowe, James Jagger, Eric Savin

Durée : 1H21

Date de sortie : 30 juin 2021

Voilà des années que l’on réclame du cinéma de « Genre » en France et si jusqu’ici il se faisait rare, au moins ce dernier était souvent de qualité… Mais tout a changé avec The deep house !

En effet, comme aux Etats-Unis, on a remarqué en France que les véritables amateurs de Film de genre n’étaient pas les plus à même à claquer de l’argent les yeux fermés et à se rendre en bande dans les salles de cinéma. Ce phénomène est apparu il y a de nombreuses années déjà aux Etat-Unis avec des navets estampillé « Horreur » mais destiné aux moins de 12 ans. Et quand on sait qu’à 12 ans la plus grande peur au monde est d’avoir de l’acné et bien on ne peut pas attendre grand-chose niveau cinéma.

Et si ça marche aux Etats-Unis, pourquoi pas en France et c’est là que nous arrive The deep house avec absolument TOUT ce qui rend ce cinéma détestable.

Du scénario tenant sur un Post-it en passant par des dialogues ridicules, sans oublier un casting minimaliste et un simple décors pour éviter de dépenser trop d’argent, The deep house accumule le pire en permanence.

Débutons par la scène d’introduction cheap à souhait à peine pompée sur Blair Witch en mode wish. Celle-ci n’apporte rien à l’histoire niveau frayeur alors qu’il y avait clairement matière à faire et se contente de nous présenter en deux lignes les deux héros du film. Des héros en mode caricature et dont on voit gros venir l’avenir. Cherchez pas de la profondeur dans les personnages, il n’y en a absolument pas.

Rapidement le film va enchaîner avec l’arrivée classique du personnage mystère dont les intentions sont si grossières et étalées à la truelle que quand on découvre sa véritable identité cela fait l’effet d’un flan retournée ! A noter un passage ridicule où notre héros va échanger 3 mots en anglais avec ce perso mystère avant de revenir raconter une supposée conversation de 10 minutes à sa nana… RIDICULE !

Arrive enfin une bonne idée dans le film, celle de proposer une maison hantée sous l’eau ouvrant sur un réel potentiel totalement pété ensuite ! Tout est prévisible, peu crédible et que dire de la scène de fin avec la grosse révélation pathétique sur un écran de ciné maison. On sent qu’il restait une petite place en bas du post-it en guise de scénario pour y glisser un « Ils étaient des tueurs d’enfants – Trouver un moyen simple de clôturer tout et gagner 4 minutes de film ».

Vous l’aurez compris, le scénario est nais !

Pour ce qui est du casting, les deux protagonistes ne sont pas mauvais si ce n’est dans la dernière partie où James Jagger nous joue les possédé en solde chez Tati et Camille Rowe débite des dialogues d’une pauvreté incroyable.

Pour ce qui est de la mise en scène du film, si les décors sont sympathiques, la réalisation est clichée à souhait avec TOUS les ingrédients classiques du genre. Caméra embarquée, caméra qui bouge vite pour ne rien montrer et faire un semblant de peur et même le gros plan sur des choses qui vont changer ensuite pour bien dire « REGARDE BIEN CE TRUC, ON VA Y REVENIR POUR FAIRE PEUR » !

Ça ne fonctionne pas sauf chez les ados qui, de toute façon, seront plus sur leur téléphone qu’à regarder le film sur l’écran… Mais bon ils ont payé une place et c’est le principal !

Vous l’aurez compris, je suis en colère à la sortie de ce film, car si c’est pour nous proposer les mêmes navets que ce qui vient des US (C’est sans doute pour le sortir là-bas que quasi tout est en anglais), autant s’abstenir !

Laissez-nous Alexandre Aja, Christophe Gans, Pascal Laugier ou encore Julia Ducournau et ça ira bien ainsi !

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