Critique de Breaking in

Breaking in

7

Scénario

7.0/10

Casting

8.8/10

Réalisation

5.5/10

Musique

6.5/10

Les pour

  • De bons comédiens
  • Un bon rythme

Les contre

  • Un cinéma hypocrite

Twitter : #BreakingIn @UniversalFR

Titre VO :

Casting : Gabrielle Union, Billy Burke, Richard Cabral

Réalisateur : James McTeigue

Durée : 1H28

Date de sortie : 29 août 2018

Breaking in se présente à nous quelques mois après sa sortie sur le sol US et surtout quelques jours après sa sortie Bluray US également, ce qui signifie que les plus impatients ont à nouveau pu découvrir le film en jouant la carte de l’import. Cela nous permet évidement de pointer à nouveau du doigt les stratégies marketing consistant à sortir des films super tard et de venir après pleurer sur le manque d’entrées en salle en pointant entre autre le piratage !

Quoi qu’il en soit, nous ne sommes pas là pour critiquer les bêtises marketing (oups on l’a fait), mais bien pour parler du film qui dans l’ensemble est bon, mais loupe le coche sur un point essentiel : Celui de faire exactement ce que beaucoup reprochent au cinéma « Blanc » !

Car oui, dans Breaking in, les gentils sont noirs de peau et les méchants sont tous… blancs ! Oui cela constitue un gros problème pour la simple et unique raison que cela donne un aspect hypocrite au film venu d’un cinéma qui critique les clichés, les stéréotypes du cinéma blanc et derrière va produire exactement la même chose en inversant finalement les mauvais clichés. On notera également que le réalisateur est blanc et que ça fait d’autant plus « Regardez, je fais des films avec des noirs gentils et des blancs méchants pour me donner bonne conscience à Hollywood ». Evidemment et avant que l’on ne crie au scandale, nous ne sommes absolument pas choqué par le fait que les héros soit noirs, bien au contraire et c’est même une bonne chose, mais cela aurait eu un plus grand impact si justement il n’y avait pas eu en face uniquement des « blancs ». Il faut des films avec des héros noirs de peau mais il faut les faire intelligemment.

Le fait d’incorporer un acteur noir dans la bande des méchants aurait directement rendu le tout plus cohérent et surtout moins hypocrite.

Au de là de ceci, le film est plutôt bon avec une histoire, certes prévisible, mais tenant assez bien le spectateur en haleine. Que ce soit dans les scènes d’actions ou même la présentation des personnages (relativement courte), on adhère rapidement sans jamais décrocher. Il faut dire que les différents protagonistes sont bons et jouent assez bien. Gabrielle Union est crédible tout du long puisque n’apparaît jamais comme une super héroïne badass mais plus comme une mère qui va suivre son instinct pour sauver ses enfants. A ce sujet la jeune Ajiona Alexus est douée aussi en tant qu’actrice même si cela surprend de voir qu’en réalité elle a 22 ans !

Du côté des méchants blancs et bien là on retrouve tous les clichés du genre avec le psychopathe, le cerveau de la bande et le faux méchant pas si méchant pour apporter un côté humain au groupe. Les acteurs ne sont pas mauvais et font de manière générale le travail sans jamais vraiment sortir de la jolie case écrite pour eux. Les fans de la série télé Cougar Town seront heureux de retrouver Christa Miller-Lawrence le temps d’une scène très courte, mais bon au moins elle travaille !

Breaking in aurait pu être un joli thriller s’il n’accumulait pas les clichés et ne sentait pas l’hypocrisie générale, mais devient en toute fin un simple divertissement sympa que l’on oubliera si tôt sorti de la salle de cinéma.

 

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