C comme culte 20 : Le blob

Voilà un petit film d’horreur qui malheureusement a perdu un peu de sa superbe auprès du jeune public pour qui ce titre ne rappelle absolument rien et pourtant Le Blob est certainement un des films d’horreur les plus fun qui soit.

Il est à noter qu’il existe deux versions du film et que me concernant j’ai grandi avec le remake de 1988 et vais donc commencer l’article par parler de celui-ci….

The blob c culte

Dans les années 80, il y avait encore des Vidéo-Clubs et la location de VHS, oui cela ne nous rajeunit pas, mais voilà… J’ai 9 ans et je suis bercé aux classiques de l’horreur de par mon père qui, très vite, m’a expliqué que tout était faux dans ce genre de film et que c’était du cinéma. De mon côté, j’ai toujours aimé me créer une ambiance et encore aujourd’hui, rien ne me donne plus de plaisir que de regarder un bon film d’horreur, éclairé d’une bougie, le pled sur moi auquel m’accrocher. Même si la plupart ne me font plus peur, il m’arrive d’avoir quelques surprises et me mettre en condition aide grandement à l’expérience…

Mais bon, je ne suis pas là pour vous parler de mes techniques « soirée film d’horreur », mais pour vous parler du Blob. 1 an donc après sa sortie, je le loue en VHS, rentre chez moi et découvre un des films les plus cool du cinéma. Bien entendu j’ai 9 ans, ne sais absolument pas ce qu’est un « remake » et pour moi ce film est l’original… Voilà un point de vue qui devrait faire plaisir aux plus jeunes et fan des remakes.

Me voilà donc devant ma télé, volets baissés et mon weekend location VHS (parfois jusqu’à 8 film sur un weekend) peut débuter…

Qui dit week-end VHS dit évidemment week-end passé avec mes parents et plus encore mon père pour regarder ce genre de film.

Une météorite percute la Terre. Une masse informe s’en extrait et grandit en ingérant un à un les habitants d’une ville des États-Unis. Le Blob se glisse partout pour traquer ses proies et rien ne semble pouvoir l’arrêter. Dans cette ambiance d’enfer, Meg Penny et Brian Flagg, tentent de survivre, alors qu’une mystérieuse équipe gouvernementale met la ville en quarantaine…

Comme vous l’avez-vu, le film est distribué par Tristar, une boite conjointe entre Columbia et Coca Cola avant d’être revendue à Sony. Pour info en 2013, l’ex président de la 20th Century fox a rejoint Sony dans le bateau et a pour mission de ne proposer que des films de genre.

TriStar_logo

Tristar est quand même lié aux films suivant soit en distribution, production ou co-production: The Muppets Take Manhattan (1984), Silent Night, Deadly Night (retiré des salles après 2 semaines, mais depuis ils ont perdu les droits) (1984), Supergirl (1984), Rambo: First Blood Part II (1985), The Running Man (1987), Short Circuit 2 (1988), Look Who’s Talking (1989), Total Recall (1990), Terminator 2: Judgment Day (1991), Basic Instinct (1992), Candyman (1992), Jerry Maguire (1996), District 9 (2009), Evil Dead (2013), Elysium (2013), Chappie (2015)

Autant vous dire que lorsque dans les années 80 on voyait ce logo là… On s’attendait déjà à passer un bon moment.

Aujourd’hui, concernant Le Blob, j’en garde pas mal de souvenirs et notamment ceux provenant de ses scènes assez violentes et plutôt gore quand même pour un film dont le tueur est finalement une sorte de gelée rose venue de l’espace. Entre la scène de l’évier

ou encore la scène romantique de la voiture… Il y a de quoi faire.

Les morts des différents personnages sont ici plutôt originales et fun. Ce que l’on retiendra également du film est bien entendu le look des acteurs, tellement années 80 de part les coiffures, le style vestimentaire et parfois même dans la façon de se comporter.

Mais surtout le casting pourrait bien vous surprendre avec des acteurs comme Kevin Dillon, Erika Eleniak ou encore Shawnee Smith

Mais ce n’est pas tout puisque le scénario a quand même été écrit par Frank Darabont… Oui oui le même Frank Darabont qui a donné ça

Déjà responsable de l’écriture de Freddy 3 avec le même complice, Chuck Russel avait définitivement tout pour faire de Le blob un sacré film.

Pour la petite anecdote, il faut savoir que la majeure partie du tournage se déroulant de nuit, la plupart des acteurs et du staff technique passaient leurs journées à.. Dormir créant ainsi un décalage dans leur rythme de vie.

Si la base du film semblait être la même, à savoir l’arrivée d’un alien sur terre, il faut savoir qu’en réalité, les aboutissements étaient tout autre puisqu’ici, il s’agit en fait d’une arme biologique créée par le gouvernement ajoutant une conspiration et un enjeu bien différent du film original.

Aujourd’hui avec un taux de satisfaction de 61% sur Rotten Tomatoes, le film sera parvenu à engendrer plus de 8 millions de dollars sur le sol US, soit un faible résultat largement compensé de par son statut culte et la location de VHS alors bien souvent synonyme de grosses recettes dans les années 80. . même s’il ne restera que deux semaines en salle passant de la 8ème à la 12ème place.

Le film aura souffert d’une mauvaise promo et aussi du fait que les origines aient été changées. Quand on regarde ici en 2014, le bad buzz qui entoure la sortie des Tortues Ninja car Michael Bay « aurait » changé les origines de celles ci… Imaginez le même effet en 1988 avec Le blob vis à vis du film original !

Quoi qu’il ne soit, ce film est vraiment fun et mérite au moins d’être vu une fois de par son côté 80’s, ses morts vraiment démentes et ses scènes parfois choquantes et surprenantes. Un très bon film d’horreur que je prends plaisir à revoir de temps en temps.

Et l’original dans tout ça ?

Et bien l’original de 1958 n’est pas mauvais, mais forcément est bien plus sage que son remake. Pas vraiment de sang ou de passages gore mais c’est clairement une autre époque.

the-blob-1958

Dans la veine de vieux Dracula, Frankenstein et autre, l’idée est de plus jouer sur les peurs psychologiques etc sans pour autant choquer le public alors pas très habitué à l’horreur. On parle quand même des années 50.

L’histoire est pas mal du tout et ne cherche pas à donner d’autre explication que celle d’un Alien qui est arrivé sur terre. Et puis il y a quand même Steve McQueen en vedette du film ! Ce n’est pas rien. Il est amusant de savoir que lors des négociations, Steve McQueen qui pensait que le film n’allait pas fonctionner en salle, a préféré un cachet de 3000$ payable directement afin qu’il puisse aller s’acheter de la nourriture et payer son loyer contre un salaire plus petit et 10% des recettes au box office… Mauvaise pioche, car le film a rapporté 4 millions de dollars. mais quand il faut manger, il faut manger !

La fin du film a aussi comme particularité de voir son « The end » se transformer en « ? » comme pour laiser entendre qu’il y aura une suite…

Et elle viendra mais pas avant 1972 sous le titre Beware ! the blob même si pendant un moment les titres Beware the BlobSon of BlobSon of the Blob ou The Blob Returns semblaient être retenus.

Bewaretheblob

Une des particularités de cette suite est qu’elle a été réalisée par Larry Hagman… J.R. De la série Dallas.

Personnellement je n’ai jamais vu cette suite et n’ai  jamais été attiré par celle-ci, elle ressemble plus à une parodie loupée qu’autre chose, je ne peux donc vraiment en parler d’un point de vue critique. Mais la bande annonce semble parler d’elle même.

A noter également que beaucoup de scènes ont été improvisées sur le moment faute d’un bon scénario et que ce sera le seul et unique film de Larry Hagman.

Le film ressortira même en 1982 avec la Tagline « The film that J.R. shot! » histoire d’essayer de surfer sur le succès de la série Dallas. 

Voilà donc pour ce petit C Comme culte et je vous invite vraiment à découvrir le remake qui fait partie des rares remakes à être très bons, voir meilleurs que l’original !

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