Daphne : critique du film

Daphné

7

Scénario

6.7/10

Acteurs

7.5/10

Réalisation

6.6/10

Musique

7.0/10

Les pour

  • Actrice excellente
  • Bonne musique

Les contre

  • Très simple

#Twitter : #Daphne

Réalisateur : Peter Mackie BURNS

Acteurs : Emily Beecham, Tom Vaughan-Lawlor, Nathaniel Martello-White, Geraldine James.

Date de sortie : 2 mai 2018

Durée : 1h27

Tout premier long-métrage pour Peter Mackie Burns qui nous fait découvrir ici Daphné, une jeune londonienne de 31 ans qui vit sa vie comme bon lui semble. Elle travaille dans un restaurant, enchaîne les aventures d’un soir et se laisse vivre, mais suite à un braquage auquel elle va assister, cette dernière va alors réagir et apprendre à évoluer.

L’histoire tourne complètement autour du personnage de Daphné. Nous sommes plongés dans sa vie, son quotidien et ses histoires, ce qui donne au film un ton réaliste assez plaisant. Emily Beecham parvient avec énormément d’habileté à rentrer dans la peau de cette jeune femme qui fait la fête, profite mais qui malgré tout, n’est pas heureuse. Selon elle, l’amour n’existe pas, c’est pour cette raison qu’elle profite, enchaîne les aventures d’un soir. Elle est dure avec sa mère et ce malgré la maladie. Pourtant, tel un électrochoc, l’incident dont elle va être témoin va la faire se repositionner et se questionner sur pas mal de choses et notamment son comportement vis-à-vis d’elle même et des autres dont sa mère.

L’un des points forts du film est le fait que tout du long, Daphne reste discrète, ne nous dévoilant peu de ce qu’elle pense et pourtant, on s’identifie facilement à celle-ci grâce à l’écriture réussie de Nico Mensinga (le scénariste) et le jeu de Emily Beecham.

C’est un film très philosophique et assez linéaire dans sa construction, bien éloigné du grand climax des films hollywoodien ou tout est calculé et dont la fin est épique. Daphne évolue, mais le tout reste assez linéaire, à l’image finalement de la vie de la majorité des gens. Nous sommes dans un film qui se veut réaliste à 100%, d’où ce ressenti de platitude ce qui peut gêner autant que plaire. Le scénariste Nico Mensinga a expliqué lors d’une interview partagée avec le réalisateur à ce sujet : « Peter a une toute autre approche : Il ne cesse de se demander si ce qu’il écrit est fidèle à la réalité. Pas fidèle à la réalité de la vie telle qu’elle est évoquée au cinéma, mais fidèle à la vie des gens. Il cherche à se rapprocher du véritable comportement des gens et de leur manière de s’exprimer. »

La réalisation est très classique, cependant le film offre un métissage intéressant et dépeint un quartier de Londres de manière différente de ce qu’on en voit d’habitude. Un film de changement, très simple et réaliste.

A noter une bande originale assez agréable donnant du relief aux images.

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