Critique de The Amazing Spider-Man 2 : Le Destin d’un Héros – Marc Webb redonne enfin des couleurs à Spider-Man

The Amazing Spider-Man 2 : Le Destin d'un Héros

9.4

Scénario

9.0/10

Casting

9.3/10

Réalisation

9.5/10

Bande originale

9.7/10
Avis:

X#AmazingSpiderman #AmazingSpiderman2 #TheAmazingSpiderMan2 #LeDestinDunHeros #MarcWebb #AndrewGarfield #EmmaStone #JamieFoxx #DaneDeHaan @SonyPicturesFr

Titre originalThe Amazing Spider-Man 2

RéalisateurMarc Webb

Casting principalAndrew Garfield, Emma Stone, Jamie Foxx, Dane DeHaan, Paul Giamatti

Durée2h21

Date de sortie FR : 30 avril 2014

Je tiens à préciser que je n’avais pas été particulièrement convaincu par le premier Amazing Spider-Man. Tout d’abord parce que je trouvais assez inutile de réaliser un reboot à peine dix ans après la première trilogie de Sam Raimi, qui fonctionnait déjà très bien. Ensuite, même si cette nouvelle version de Marc Webb possédait quelques qualités, notamment une relation entre les personnages plus développée et un humour davantage fidèle aux comics, je lui reprochais surtout un cruel manque d’inspiration dans ses scènes d’action. Quant au Lézard, en plus d’effets spéciaux discutables, il manquait cruellement de charisme.

Avec The Amazing Spider-Man 2, le défi était donc important pour Marc Webb. Il devait non seulement corriger les défauts du premier opus, mais également réussir à exister dans un univers Marvel devenu extrêmement concurrentiel.

Au final, cette suite constitue une excellente surprise et s’impose peut-être même comme le meilleur épisode de la franchise depuis Spider-Man 2 de Sam Raimi.

En effet, The Amazing Spider-Man 2 : Le Destin d’un Héros est bien plus dense, intense et rythmé que son prédécesseur. Son intrigue apporte enfin cette originalité que j’attendais déjà lors du premier film. Tous les ingrédients sont désormais réunis : Gwen Stacy, Harry Osborn — incarné par un excellent Dane DeHaan, décidément à l’aise dans tous les registres — mais aussi de nouveaux adversaires particulièrement intéressants comme Electro, interprété par Jamie Foxx, ou encore Rhino, joué par Paul Giamatti.

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L’ensemble est porté par une intrigue plus ambitieuse, aux enjeux dramatiques plus forts.

Le film devient alors une véritable montagne russe d’effets spéciaux et de séquences d’action toutes plus inventives les unes que les autres. L’action est spectaculaire, énergique et donne au film un véritable souffle épique. Même lorsque le rythme ralentit pour laisser place à des scènes plus intimistes, le récit conserve suffisamment de fluidité pour maintenir l’intérêt du spectateur jusqu’au générique.

Le risque était pourtant réel. Mal dosées, ces variations de rythme auraient pu déséquilibrer complètement le film. Heureusement, Marc Webb semble avoir retenu les leçons du premier opus.

Pour en venir au casting, le duo Andrew Garfield / Emma Stone fonctionne toujours aussi bien et continue de faire des étincelles à l’écran. Cette fois-ci, nous découvrons également un Spider-Man beaucoup plus drôle que dans le précédent film. Toujours prêt à lancer une réplique cinglante et à désamorcer les situations les plus tendues par l’humour, cette version du personnage se rapproche enfin beaucoup plus de l’esprit des comics que celle proposée par Sam Raimi.

Du côté des super-vilains, je retiendrai surtout Electro. Jamie Foxx livre une prestation convaincante, même si le personnage tombe parfois dans la caricature. Malgré cela, ses pouvoirs apportent énormément au film, aussi bien visuellement que dans les scènes d’action.

Impossible également de ne pas évoquer le Bouffon Vert incarné par l’excellent Dane DeHaan. Bien que son temps de présence reste limité, il compose un personnage inquiétant, psychologiquement instable et déjà très prometteur. Le potentiel est clairement là pour la suite de la saga.

The Amazing Spider-Man 2 est finalement un savant équilibre entre scènes d’action, moments plus intimistes et grand spectacle. Marc Webb et ses scénaristes corrigent les principaux défauts du premier film, notamment son manque de rythme, d’inspiration et d’ampleur dans la mise en scène. Ils relancent également l’intérêt de cette nouvelle saga grâce à de nombreuses idées rafraîchissantes qui donnent enfin une véritable identité à cette version de Spider-Man.

Mention spéciale enfin à Hans Zimmer, dont la partition musicale apporte une identité sonore très particulière au film et participe pleinement à son efficacité.

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