Critique de Rogue One: A Star Wars Story : un épisode 3,5 audacieux mais inégal

Rogue One: A Star Wars Story

7.2

Scénario

7.8/10

Casting

6.8/10

Réalisation

8.2/10

Bande originale

6.0/10

Les pour

  • Une intégration remarquable entre les épisodes III et IV
  • Des 45 dernières minutes exceptionnelles
  • Donnie Yen convaincant

Les contre

  • Un début trop mou
  • Des personnages inégalement écrits
  • Diego Luna jugé peu inspiré

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Titre originalRogue One: A Star Wars Story

RéalisateurGareth Edwards

Casting principalFelicity Jones, Diego Luna, Ben Mendelsohn, Mads Mikkelsen, Forest Whitaker, Donnie Yen, Jiang Wen, Alan Tudyk

Durée2H14

Date de sortie en France14 décembre 2016

Autour du filmFilm dérivé de Star WarsVoir les détails
ŒUVRE ORIGINALE

Star Wars — Saga cinématographique originale — 1977 — George Lucas

Après le génériqueAucune scène — vous pouvez partir

Allons-y directement… Rogue One devrait diviser les spectateurs entre les pros du changement et les nostalgiques qui, justement, ont du mal quand on les bouscule. Finalement, un peu comme pour l'épisode 7 : il y a eu les fans qui étaient heureux de retrouver tous les éléments forts de la saga et ceux qui espéraient que les choses bougent un peu.

Rogue One prend des risques et forcément, cela a du bon et du moins bon. Oui, comme vous l'avez entendu, il n'y a pas de générique déroulant racontant ce qui s'est passé entre l'épisode 3 et cet épisode que l'on pourrait considérer comme un 3,5 puisque se déroulant avant l'épisode 4. C'est déjà une prise de risque en soi puisque, jusqu'à aujourd'hui, chaque film débutait par la musique de John Williams et ce fameux générique.

Rogue One est un film lié à la saga, mais ne doit pas être considéré comme étant dans le même groupe que les épisodes 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 et bientôt 8, 9… Pourtant, et c'est là où réside la plus grande réussite de cet épisode, cet opus est parfaitement à sa place dans la saga entre les épisodes 3 et 4, d'autant que l'histoire est totalement cohérente, s'inscrit parfaitement dans la continuité et pourrait limite faire figure d'un épisode 4 en version extra longue que cela n'en serait pas gênant.

Oui, le scénario est bon et intéressant et oui, on apprend des choses sur certains personnages et, évidemment, on découvre en images d'où proviennent les plans de l'Étoile Noire ainsi que… Pour le reste, on vous laissera découvrir le film, d'autant qu'il y a beaucoup de réponses aux nombreuses questions que l'on était en droit de se poser à l'annonce du projet. Pour le coup, les scénaristes ne se sont pas moqués de nous et chacune de nos questions a droit à une réponse, sauf une… liée à la présence de R2-D2 et C-3PO dans le vaisseau au début de l'épisode 4.

Au-delà du générique du début, l'autre prise de risque vient de l'absence de John Williams à la composition musicale et… c'est là mon premier véritable coup de gueule. C'est désagréable au possible. Michael Giacchino est constamment coincé le cul entre deux chaises… de pianos et nous propose des pseudo-relectures de musiques devenues classiques, mais ici totalement loupées. Ainsi, on a certains débuts de thèmes bien connus, comme pour faire plaisir aux fans, et puis, en plein milieu, la composition part en c******** et donne une sorte d'hybride vraiment étrange, comme si un enfant venait aplatir une structure en pâte à modeler juste pour dire : « C'est moi qu'a fait ça ». Pour moi, cela ne l'a pas fait et j'ai réellement détesté la musique.

Mais la musique n'est pas le seul défaut du film et si le scénario est intéressant, malheureusement il est mal équilibré et le début du film est assez ennuyant… Et ce, malgré le fait que l'on assiste à des scènes d'action. Chose assez étrange avec ce côté mou du début : les 45 dernières minutes du film sont exceptionnelles et offrent clairement tout ce qu'un fan de Star Wars est en droit d'attendre.

Puis le second problème lié au scénario est l'écriture des personnages. Du moment où le personnage le plus attachant est… un droïde, on se dit qu'il y a un problème. Si Felicity Jones apporte quelque chose, on regrette clairement le casting de Diego Luna, pas vraiment inspiré. N'affichant pratiquement aucune émotion, aucune sensation de danger, il se promène et nous ennuie dans chacune de ses scènes. Forest Whitaker, de son côté, avait un personnage intéressant, mais là aussi, on perd très rapidement de l'intérêt pour lui et, arrivé à la fin, on se dit qu'il n'apportait finalement pas grand-chose au film.

En fait, la seconde bonne prestation du film vient de Donnie Yen, qui entretient un rapport particulier avec la Force, mais que l'on ne vous dévoilera pas. En effet, la Force est présente dans ce film, mais pas spécialement comme on l'attend et c'est une des bonnes choses de ce Rogue One.

Et le côté fanboy alors ? Eh bien, il n'y a pas d'abus et si certaines choses feront forcément plaisir aux fans de la première heure, Rogue One évite l'aspect « plaçons 1000 références pour les fans quitte à être too much ». Non, Gareth Edwards est parvenu à proposer juste ce qu'il faut pour les fans sans jamais tomber dans l'excès.

Enfin, sachez que dans l'ensemble et ce, malgré certains petits problèmes évoqués plus haut, Rogue One est un bon film qui n'hésite pas à chambouler un peu le fan confortablement installé dans son fauteuil en peau de Wookie, mais est surtout un film qui offre une histoire cohérente avec un début, une fin, de nombreuses réponses et suffisamment d'humour pour en faire un excellent épisode 3,5 !

Bien que l'info soit annoncée dans la bande-annonce, un dernier mot sur le film…

Dark Vador est bien présent et ce, dans deux excellentes scènes, deux des meilleures du film qui plus est, et les fans seront heureux de le retrouver en grande forme.

PS : la 3D n'apporte pas grand-chose contrairement à celle de l'épisode 7, bien plus réussie.

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