Doraemon et le Château sous-marin
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Titre originalEiga Doraemon Shin Nobita no Kaiteiki Ganjô
RéalisateurTetsuo Yajima
Casting principal (voix VF)Emmanuel Curtil, Brigitte Lecordier, Jehanne Thellier, Hervé Grull, Louis Lecordier, Donald Reignoux
Durée1 H 41
Date de sortie en France7 octobre 2026
Autour du filmNouvelle adaptation d’un mangaVoir les détails
Doraemon: Nobita no Kaitei Kiganjo — Manga japonais de Fujiko F. Fujio — 1982 — Fujiko F. Fujio
- Doraemon: Nobita et le Château du diable sous-marin — 1983 — Tsutomu Shibayama
- Doraemon et le Château sous-marin — 2026 — Tetsuo Yajima • Film actuel
Doraemon est un petit robot-chat bleu encore relativement méconnu en France. Et pourtant, au Japon, c’est une véritable institution ! Mangas, figurines, peluches, musées et surtout… pas moins de 49 longs métrages depuis 1980 !
Malgré cette incroyable popularité dans son pays d’origine, notre petit chat bleu peine toujours à franchir les frontières et à rencontrer chez nous le même succès que d’autres phénomènes japonais comme Pokémon. Mais pourquoi donc ?
Difficile à dire, surtout lorsqu’on découvre ce nouveau film actuellement en salle, tant il semble avoir tous les ingrédients pour séduire le public.
À la fois drôle, astucieux et bien plus intelligent qu’il n’y paraît, ce nouveau long métrage rassemble pratiquement tout ce qui peut transformer un simple film d’animation en une grande aventure pour les enfants.
Mélangeant plusieurs genres comme la science-fiction, l’action, la comédie et même une petite touche de sensibilisation écologique lorsqu’il évoque notamment les déchets dans les océans, Doraemon et le Château sous-marin se veut particulièrement complet. Peut-être même un peu trop…
Car c’est justement là que l’on commence à comprendre pourquoi notre petit chat bleu pourrait avoir du mal à conquérir les jeunes spectateurs français.
Avec ses 1 h 40 au compteur, le film prend son temps pour développer son histoire, ses personnages et ses nombreuses péripéties. Une durée qui peut sembler longue pour les plus jeunes, d’autant que, malgré son humour, on reste assez loin des gags faciles et de l’humour purement enfantin que l’on retrouve dans d’autres productions animées populaires.
Et puis, il y a cette étrange impression qui nous accompagne tout au long du film…
Celle de découvrir une œuvre qui, finalement, pourrait davantage parler aux adultes qu’aux enfants !

Il faut dire que Doraemon est un personnage popularisé dans les années 80 et que son univers conserve quelque chose de délicieusement rétro. Une sensation encore renforcée par une animation 2D absolument magnifique, qui nous replonge immédiatement dans notre enfance et les grandes heures du Club Dorothée.
On retrouve en effet ce style d’animation si familier aux amateurs de Candy, Le Collège fou, fou, fou, Juliette, je t’aime ou encore Les Chevaliers du Zodiaque, dans un registre évidemment beaucoup plus sage.
Et quel plaisir de retrouver ce type d’animation sur grand écran ! À une époque où la 3D domine largement les productions destinées aux familles, Doraemon fait presque figure de petit résistant avec son esthétique traditionnelle, ses personnages expressifs et ses décors colorés.
Mais au-delà de cette réussite visuelle, le film propose également une aventure suffisamment captivante pour maintenir notre intérêt jusqu’au bout. L’histoire fonctionne, les personnages sont attachants et les différentes péripéties s’enchaînent avec suffisamment d’inventivité pour éviter l’ennui.
Reste alors une question : à qui s’adresse réellement ce nouveau Doraemon ?
Car derrière son apparence de gentil dessin animé pour enfants se cache finalement une aventure qui semble presque davantage pensée pour les quadragénaires nostalgiques que pour les nouvelles générations.
Et ce sentiment prend encore plus de sens lorsqu’on sait que Doraemon et le Château sous-marin est en réalité un remake modernisé du film de 1983, Doraemon : Nobita and the Castle of the Undersea Devil.
Une nouvelle version qui actualise son récit en y intégrant notamment des thématiques plus contemporaines, comme l’intelligence artificielle, tout en conservant cet esprit d’aventure à l’ancienne.
Alors oui, l’animation est superbe, l’histoire est suffisamment captivante pour nous tenir en haleine et la durée ne pose aucun problème lorsqu’on regarde le film avec nos yeux d’adultes.
Mais pour les enfants, c’est une autre histoire…
Et c’est peut-être finalement tout le paradoxe de Doraemon : sous ses airs de petit chat bleu destiné aux plus jeunes, il pourrait bien séduire davantage leurs parents !
Les adultes apprécieront, les enfants… peut-être un peu moins !
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