Eyjafjallajökull
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Titre originalEyjafjallajökull
RéalisateurAlexandre Coffre
Casting principalValérie Bonneton, Dany Boon, Denis Ménochet, Albert Delpy, Malonn Lévana
Durée1h32
Date de sortie en France2 octobre 2013
Dany Boon est souvent considéré comme le roi de la comédie française. Pour certains, c’est une évidence. Pour ma part, je continue de trouver Bienvenue chez les Ch’tis largement surestimé et je n’y ai jamais vraiment retrouvé l’humour qui a tant séduit le public.
En revanche, il a ensuite enchaîné plusieurs films que j’ai beaucoup appréciés, comme Rien à déclarer, De l’autre côté du lit ou encore Un plan parfait. Au fil des années, cela m’a permis de porter un regard bien plus positif sur sa carrière.
Forcément, beaucoup parleront d’Eyjafjallajökull comme du « nouveau Dany Boon », ne serait-ce que parce que personne ne retiendra réellement le nom du volcan qui donne son titre au film. Et pourtant, ce volcan ne constitue finalement qu’un simple point de départ et n’occupe qu’une place très secondaire dans l’histoire.
Pour moi, ce film est avant tout le nouveau Valérie Bonneton.
L’actrice confirme ici tout le bien que je pense d’elle et poursuit son ascension parmi les grandes figures de la comédie française.
Certes, elle interprète une nouvelle fois un personnage de femme aisée, un brin hautaine, un rôle qu’elle maîtrise parfaitement. On pourra regretter que les réalisateurs et les directeurs de casting lui proposent souvent le même type de personnage, mais cela ne relève évidemment pas de sa responsabilité.
Une fois ce détail mis de côté, elle est tout simplement irrésistible. Il n’y a pratiquement pas une scène où elle ne se montre drôle, pétillante ou complètement déjantée. À tel point que Dany Boon, pourtant très bon lui aussi, semble presque jouer en pilote automatique face à une partenaire qui vole constamment la vedette.
L’équilibre est toujours difficile à trouver dans une comédie reposant sur un duo, mais ici Valérie Bonneton marque tellement les esprits qu’elle reste le souvenir principal du film.
Impossible également de ne pas évoquer Denis Ménochet.
Je ne dévoilerai rien de son personnage afin de préserver la surprise, mais chacune de ses apparitions est un véritable régal. Son rôle est tellement drôle que l’on finit même par regretter qu’il ne revienne pas davantage dans la dernière partie du film. Il y a fort à parier que beaucoup de spectateurs parleront de lui à la sortie de la salle tant certaines de ses scènes sont mémorables.
Le scénario reste relativement classique et la conclusion apparaît un peu trop convenue. Le passage musical censé apporter de l’émotion fonctionne moins bien que le reste du film et constitue sans doute le principal point faible de l’ensemble.
Mais ces dix dernières minutes ne suffisent absolument pas à gâcher le plaisir.
Eyjafjallajökull fait clairement partie de ces films que l’on a envie de revoir et de posséder en Blu-ray tant il constitue un excellent antidote à la morosité ou le parfait remède après une mauvaise journée.
Et lorsqu’une salle entière éclate de rire pendant toute la projection, c’est généralement un excellent indicateur. Je peux vous assurer que lors de cette séance, les éclats de rire étaient unanimes.
2 Rétroliens / Pings