Critique de Le Comte de Monte-Cristo : un grand spectacle plombé par ses masques

Le Comte de Monte-Cristo

7.2

Scénario

8.9/10

Casting

9.5/10

Réalisation

6.5/10

Bande originale

4.0/10

Les pour

  • Superbe casting
  • Histoire passionnante
  • Un récit extrêmement divertissant
  • Un casting remarquable

Les contre

  • Réalisation et maquillage en demi teinte
  • Musique plus énervante qu'autre chose
  • Des masques totalement peu crédibles
  • Une musique beaucoup trop présente

X#LeComteDeMonteCristo #MatthieuDelaporte #AlexandreDeLaPatellière #PierreNiney #AnaïsDemoustier #BastienBouillon #LaurentLafitte #AnamariaVartolomei #Aventure #Historique

Titre originalLe Comte de Monte-Cristo

RéalisateursMatthieu Delaporte, Alexandre de La Patellière

Casting principalPierre Niney, Anaïs Demoustier, Bastien Bouillon, Anamaria Vartolomei, Laurent Lafitte, Patrick Mille, Julien de Saint-Jean, Vassili Schneider

Durée2H58

Date de sortie en France28 juin 2024

Autour du filmNouvelle adaptation d’une œuvre littéraireVoir les détails
ŒUVRE D’ORIGINE

Le Comte de Monte-Cristo — Roman — 1844 — Alexandre Dumas et Auguste Maquet

AUTRES ADAPTATIONS CINÉMA
  • The Count of Monte Cristo — 1908 — Francis Boggs
  • Il conte di Montecristo — 1908 — Luigi Maggi et Arturo Ambrosio
  • The Count of Monte Cristo — 1910
  • The Count of Monte Cristo — 1911
  • Monte Cristo — 1912 — Colin Campbell
  • Il conte di Montecristo — 1912 — Giuseppe De Liguoro
  • The Count of Monte Cristo — 1913 — Edwin S. Porter et Joseph A. Golden
  • Le Comte de Monte-Cristo — 1918 — Henri Pouctal
  • Monte Cristo — 1922 — Emmett J. Flynn
  • Monte-Cristo — 1929 — Henri Fescourt
  • Le Comte de Monte-Cristo — 1934 — Rowland V. Lee
  • El conde de Montecristo — 1942 — Chano Urueta
  • Le Comte de Monte-Cristo — 1943 — Robert Vernay et Ferruccio Cerio
  • Le Comte de Monte-Cristo — 1954 — Robert Vernay
  • Le Comte de Monte-Cristo — 1961 — Claude Autant-Lara
  • Sous le signe de Monte-Cristo — 1968 — André Hunebelle
  • La Vengeance de Monte-Cristo — 2002 — Kevin Reynolds
AUTRES ADAPTATIONS TÉLÉVISÉES
  • The Count of Monte Cristo — Série télévisée — 1956
  • The Count of Monte Cristo — Série télévisée — 1964
  • Il conte di Montecristo — Série télévisée — 1966 — Edmo Fenoglio
  • The Count of Monte Cristo — Série d’animation — 1973
  • Le Comte de Monte-Cristo — Téléfilm — 1975 — David Greene
  • Le Comte de Monte-Cristo — Série télévisée — 1979 — Denys de La Patellière
  • Le Comte de Monte-Cristo — Série télévisée — 1998 — Josée Dayan
  • Le Comte de Monte-Cristo — Série télévisée — 2024 — Bille August

Le Comte de Monte-Cristo aurait pu être un très grand film si tous les éléments de ce dernier avaient été traités avec la même attention, et pas uniquement son histoire et ses acteurs.

En effet, Le Comte de Monte-Cristo est extrêmement divertissant et les trois heures passent plutôt rapidement, même si la première et la seconde partie de l'œuvre de Dumas présentent un déséquilibre considérable. Comme si l'on avait deux films (comme Les Trois Mousquetaires), mais ici réunis en une seule œuvre, on ressent une véritable rupture entre le début plutôt calme et posé, là où, pour la suite, tout s'accélère et parfois trop vite (au point d'oublier d'expliquer plus en détail la fabrication des masques).

Le fait que tout accélère en seconde moitié de film permet donc de voir le temps passer vite, mais n'est pas James Cameron qui veut : il pourrait être difficile de regarder à nouveau ce film sans zapper la première heure.

Le scénario n'a rien de nouveau dans la mesure où l'œuvre de Dumas a été maintes et maintes fois proposée, mais on ne peut que saluer l'approche moderne apportée ici, malgré le fait que ce soit un film d'époque.

Concernant le casting, il n'y a absolument rien à redire de ce côté, tant ce dernier est parfait. Pierre Niney est à nouveau brillant, même s'il n'est pas aidé (on va y revenir), tout comme Anaïs Demoustier, qui est l'héroïne parfaite pour les films d'époque. Elle a le talent pour les textes et la grâce ainsi que la beauté qu'avaient les femmes d'antan.

Il en va de même des seconds rôles, où chaque acteur délivre une superbe performance. Patrick Mille est incroyable et personne d'autre que Laurent Lafitte n'aurait pu interpréter son personnage de Gérard de Villefort avec une telle justesse. À noter que le duo Julien de Saint-Jean, Vassili Schneider explose littéralement l'écran et que Bastien Bouillon n'est pas en reste, tout comme Anamaria Vartolomei, même si un cran en retrait.

Mais alors, qu'est-ce qui peut vraiment empêcher ce film d'être une très grande réussite ? C'est là qu'on va se fâcher.

À quel moment les responsables du maquillage, les réalisateurs et les acteurs (dont Pierre Niney, généralement plus exigeant) ont-ils pu accepter l'aspect ridicule des « masques » ! On a en permanence ce sentiment que Pierre Niney porte des masques de… Pierre Niney et toute la crédibilité du film, de l'œuvre même, passe à la trappe, transformant pratiquement le film en parodie. À aucun moment l'utilisation des masques n'est crédible, et ce, d'autant plus que Pierre Niney ne change pas sa voix par-dessus tout ! Autant dire que tous les personnages passent pour des idiots en ne le reconnaissant pas, et même la belle scène d'Anaïs Demoustier qui dit l'avoir reconnu grâce à ses yeux devient ridicule tant… il lui suffisait, à elle, d'ouvrir bien grand les siens pour reconnaître son homme.

Dès la minute où le concept des masques arrive, le film perd énormément en crédibilité.

Autre point aussi qu'il aurait été judicieux de travailler : la musique ! Cette dernière est bien trop présente et force pour donner un côté épique à des scènes qui ne le sont pas ou le sont déjà, au point de rendre le tout too much !

Et c'est précisément là que cela est regrettable, car si l'on omet ces deux aspects, le film est vraiment intéressant, mais il n'y a rien de plus désagréable que de quitter une salle de cinéma avec le sentiment d'avoir été pris pour un con.

Le Comte de Monte-Cristo va divertir les gens et devrait rencontrer le succès, mais il ne marquera aucunement le cinéma français à cause du manque de soin apporté à l'ensemble !

3 Commentaires

  1. On accepte que Superman se cache derrière les lunettes de Clark Kent mais lorsque Edmond Dantès porte les masques du théâtre de sa vengeance cela ne fonctionnerait pas ? On aurait moins d’imagination pour les personnages français ? C’est dommage surtout quand on voit la qualité des effets spéciaux de maquillage !

  2. On accepte que Superman se cache derrière les lunettes de Clark Kent mais lorsque Edmond Dantès porte les masques du théâtre de sa vengeance cela ne fonctionnerait pas ? On aurait moins d’imagination pour les personnages français ? Dommage surtout que les effets spéciaux de maquillage sont très réussis, peut être trop du coup !

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