Critique de Don’t Breathe – La maison des ténèbres : un thriller sous tension à la mise en scène remarquable

Don't Breathe - La maison des ténèbres

7.9

Scénario

6.5/10

Casting

8.5/10

Réalisation

9.0/10

Bande originale

7.5/10

Les pour

  • Une mise en scène remarquable
  • Des acteurs excellents
  • Un huis clos prenant et stressant

Les contre

  • Trop de retournements de situation
  • Des fausses morts peu crédibles
  • Une fin qui s'essouffle

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Titre originalDon’t Breathe

RéalisateurFede Alvarez

Casting principalStephen Lang, Jane Levy, Dylan Minnette, Daniel Zovatto

Durée1H28

Date de sortie en France5 octobre 2016

Subissant déjà un succès grandissant aux États-Unis avec plus de 3 millions d’entrées, Don’t Breathe – La maison des ténèbres, réalisé par Fede Alvarez, fait quasiment l’unanimité quant aux critiques : il est très bon. Si la réalisation soignée marque beaucoup de points, il est cependant difficile d’être unanime et transparent quant à la qualité du scénario, qui est malheureusement trop dans l’excès.

On ne peut nier la qualité de la mise en scène que Fede Alvarez a mise pour raconter cette histoire. Déjà, les acteurs sont excellents. Que ce soit Stephen Lang, Dylan Minnette ou même la brillante Jane Levy, chaque personnage apporte à l’histoire un petit plus puisqu’ils ont chacun des backstories intéressantes (Rocky mène une vie difficile avec sa mère alcoolique et souhaite s’en aller en Californie pour sauver sa sœur) et des buts précis qu’on va suivre jusqu’au bout. Si Stephen Lang est brillant dans son rôle d’aveugle qui se fait cambrioler, c’est parce qu’il est tellement indéchiffrable et surprenant qu’il en est fascinant (et flippant). Et puisqu’on parle de quelque chose de flippant… la musique. Malgré le fait qu’elle soit un peu trop présente, c’est typiquement le genre de musique qui nous fait peur… surtout quand on ne l’entend plus.

C’est un huis clos prenant et stressant avec une mise en scène remarquable : le plan-séquence où l’on découvre la maison, avec des focus sur les objets qui auront leur importance plus tard, est tout simplement épatant. La scène qui se déroule dans le noir, que l’on voit en noir et blanc, dans le garage est brillante puisqu’on se met dans la peau de cet aveugle…

Mais venons-en maintenant au principal problème du film : son scénario. S’il marque de bons points pour quelques bonnes idées (l’idée de trêve entre Rocky et l’Homme Aveugle vers la fin et aussi l’idée qu’il n’y ait pas que l’argent que l’homme ait envie de cacher chez lui, mais qu’il y ait quelque chose derrière cette porte) et pour la manière dont les personnages sont introduits, il veut TROP donner et TROP surprendre, jusqu’à s’en rendre quelquefois ridicule… En effet, il y a tellement de retournements de situation et de fausses morts que cela ne devient plus crédible et que le temps paraît plus long, rendant le film un peu longuet. Le long-métrage aurait pu être plus court et quelques scènes auraient pu être coupées pour que cela marche davantage.

Le huis clos est donc prenant sur toute la première partie du film puisque toute l’histoire est bien expliquée et installée, mais malheureusement celui-ci s’essouffle sur les 15 dernières minutes et perd de sa crédibilité.

Enfin, si l’affiche française annonce le meilleur film d’horreur de ces 20 dernières années… De notre côté, on ne parlera pas de film d’horreur, mais bien de thriller, et quel thriller !

Une réalisation soignée dotée d’une mise en scène remarquable, mais Don’t Breathe souffre d’un scénario qui aurait pu être bien meilleur et marcher à la perfection…

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