Critique Diana : Naomi Watts convaincante dans un biopic qui passe à côté de son sujet

Diana

7.3

Scénario

5.8/10

Casting

7.3/10

Réalisation

7.1/10

Bande originale

9.1/10

Les pour

  • Naomi Watts convaincante dans plusieurs séquences
  • Dernier acte particulièrement émouvant
  • Très belle bande originale
  • Quelques scènes d’une vraie intensité dramatique

Les contre

  • Angle choisi trop centré sur la romance
  • Portrait de Diana parfois discutable
  • Jeu inégal des deux acteurs principaux
  • Certaines scènes donnent une impression d’imitation
  • On attendait davantage un biopic qu’une histoire d’amour
Avis:

X@le_pacte #Diana #PrincessDiana #NaomiWatts #NaveenAndrews #OliverHirschbiegel

Titre originalDiana

RéalisateurOliver Hirschbiegel

Casting principalNaomi Watts, Naveen Andrews

Durée1h48

Date de sortie en France2 octobre 2013

Alors que le film a été très largement éreinté par une bonne partie de la presse avant même sa sortie, mon avis est finalement beaucoup plus nuancé.

Le principal problème de Diana vient, selon moi, de son angle d’approche.

En remplaçant simplement Diana par une autre célébrité, le récit fonctionnerait quasiment de la même manière. On pourrait imaginer une chanteuse, une actrice ou n’importe quelle autre personnalité publique vivant une histoire d’amour impossible, sans que le fond du scénario ne soit réellement modifié.

C’est précisément ce qui me dérange.

diana

Le fait que le personnage principal soit Diana n’apporte finalement que très peu au récit. La politique britannique, la famille royale ou encore ses enfants restent largement en arrière-plan puisque cette relation est volontairement présentée comme secrète pendant une grande partie du film.

On peut alors légitimement se demander pourquoi raconter cette histoire à travers Diana si c’est essentiellement pour proposer une romance relativement classique entre une femme amoureuse et un homme partagé entre sa vie privée et la pression médiatique.

Le film prend également plusieurs libertés qui m’ont laissé perplexe.

Il suggère notamment que la relation entre Diana et Dodi Fayed aurait pu n’être qu’une stratégie destinée à rendre jaloux son véritable amour. Une vision très particulière du personnage qui ne correspond pas vraiment à l’image que je me faisais de la princesse.

diana

Le portrait proposé montre également une Diana parfois étonnamment naïve, presque enfantine, passionnée de séries télévisées et peu à l’aise avec certaines choses du quotidien. Là encore, cette représentation m’a semblé parfois excessive et difficile à concilier avec la personnalité que l’on connaît d’elle.

Côté interprétation, le résultat est également assez contrasté.

Naomi Watts alterne des moments véritablement remarquables et d’autres beaucoup plus discutables.

Lorsqu’elle interprète une Diana blessée, amoureuse ou jalouse, elle est extrêmement convaincante. En revanche, dès qu’elle doit reproduire les célèbres interviews télévisées de la princesse, son jeu donne davantage l’impression d’une imitation que d’une véritable incarnation. Peut-être est-ce volontaire puisque le film montre Diana répétant longuement ses interventions devant un miroir, mais le résultat paraît malgré tout un peu trop appuyé.

Autre réserve : je n’ai jamais retrouvé chez Naomi Watts ce mélange de charme naturel, de malice et de spontanéité qui faisait une grande partie du charisme de Diana.

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Naveen Andrews connaît exactement les mêmes variations.

Certaines scènes sont particulièrement justes, tandis que d’autres tombent dans une attitude beaucoup trop démonstrative. Quelques choix de mise en scène renforcent même cette impression, notamment lorsqu’il est filmé de manière très publicitaire, contemplant Diana au loin avec une lumière particulièrement flatteuse.

En revanche, la dernière partie du film fonctionne beaucoup mieux.

diana

La manière dont sont racontés les derniers instants de Diana se révèle particulièrement poignante. L’émotion est enfin au rendez-vous et les deux acteurs trouvent ici leur meilleur niveau.

La bande originale mérite également d’être saluée. Elle accompagne parfaitement le récit, même si le recours à Ne me quitte pas de Jacques Brel constitue un choix assez attendu.

Enfin, il faut bien reconnaître une chose : Naomi Watts est absolument magnifique lorsqu’elle apparaît brune durant quelques séquences.

Au final, Diana raconte davantage l’histoire d’une femme amoureuse que celle d’une personnalité historique exceptionnelle.

Et c’est précisément ce qui m’a laissé sur ma faim.

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