Critique de « La Mule »

La Mule

6

Scénario

6.0/10

Casting

7.0/10

Réalisation

5.5/10

Bande originale

5.5/10

Les pour

  • Le plaisir de revoir Eastwood en tant qu'acteur
  • Des dialogues percutants et qui font sens

Les contre

  • Un montage et un mixage très pauvres
  • Une fin trop vite expédiée

Twitter : #LaMule @TheMuleFilm @warnerbrosfr

Titre VO : The Mule

Réalisateur : Clint Eastwood

Acteurs : Clint Eastwood, Bradley Cooper, Michael Pena, Laurence Fishburne, Andy Garcia, Taissa Farmiga

Durée:  1h56

Date de sortie : 23 janvier 2019

Près d’un an après son précédent film, le très décevant et cliché 15h17 pour Paris, Clint Eastwood est déjà de retour avec un nouveau film, encore une fois tiré de ce qu’on pourrait considérer comme du fait divers : La Mule, ou le projet de raconter le parcours plus qu’atypique de Léo Sharp, un ancien vétéran de la guerre qui devînt l’un des passeurs de drogue les plus recherché d’Amérique.

Sauf qu’ici… c’est la première fois depuis une dizaine année, depuis Gran Torino, que le réalisateur décide se de mettre en scène devant la caméra. Et on ne boudera pas notre plaisir, c’est qu’il nous avait manqué le vieux Clint. En endossant le rôle de cet homme âgé qui ne sait plus vraiment où il en est, et en y ajoutant romance, passion, amour et course contre la montre, il réussi enfin de nouveau à livrer un film qui vaille le coup d’œil.

L’accent du film est celui de la solitude, de l’apparent rejet de la famille dans le but de pouvoir subvenir aux besoins de celle-ci quand on n’a clairement plus rien à perdre ou à gagner. C’est le bout du rouleau et Eastwood est superbe. Tellement superbe qu’il domine tout le casting, déjà sacrément garni, qui l’entoure. Bradley Cooper est bon mais peut-être plus discret qu’on ne l’attendait, et pour le reste c’est plus le temps de quelques apparitions sans réellement d’impact (on avait même pas reconnu Andy Garcia, c’est dire !). Mais le film se laisse suivre tranquillement. Certains dialogues et scènes sont subtilement bien écrites quand on en vient même à vouloir que le personnage principal s’en sorte, tellement on éprouve pour lui sympathie et pitié. Et pourtant, on sera surpris de la tournure finale de l’histoire…

Malheureusement, même si c’est un réel effort dans la carrière récente de Eastwood en tant que réalisateur, il y’a des défauts, et pas des petits. Le film a souffert d’une post-production très compliquée et ça se ressent : le montage définit le rythme très rapide et souvent pressé du film. Il est assez aléatoire, on va s’attarder un peu trop longtemps sur des séquences sans réel apport émotionnel ou scénaristique et passer trop rapidement en surface, certaines qui auraient demandé à davantage poussées. Même réflexion pour le mixage et le traitement sonore du film : certaines musiques sont placées aux mauvais moments et semblent combler parfois un vide.

Des défauts, on en conviendra, un peu techniques, qui ne gâcheront sans doute pas le visionnage pour tout le monde mais qui montrent peut-être que Eastwood commence à se faire vieux et perdu au niveau des repères actuels pour la réalisation de ce type de film. Néanmoins, une belle histoire, par moments, touchante et tendre.

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