Critique de Invisible Man

Invisible Man

8.9

Scénario

9.0/10

Casting

9.5/10

Réalisation

9.4/10

Bande originale

7.5/10

Les pour

  • Une superbe relecture du mythe
  • Excellent casting

Les contre

  • Bande originale décevante

Twitter : #InvisibleMan #TheInvisibleMan @UniversalFR

Titre VO : The invisible man

Réalisateur : Leigh Whannell

Acteurs : Elisabeth Moss, Oliver Jackson-Cohen, Harriet Dyer, Aldis Hodge, Storm Reid

Durée : 2H05

Date de sortie : 26 février 2020

Qui peut le pire, peut le meilleur… Voilà exactement ce à quoi l’on pense quand on va voir un film signé Blumhouse ! Il faut dire que le célèbre producteur connu pour ses films horrifiques à faible budget a laissé un bon paquet de navets derrière lui en quelques années que pour mettre le doute sur ses capacités de producteurs dans la tête dans fans du genre.

Et c’est là qu’en fait on se rend compte que tout producteur avec son nom en gros sur l’affiche qu’il est, la réussite d’un film dépend en grande partie du réalisateur et du scénario.

Cela tombe bien, Invisible man regroupe à la fois un très bon scénariste et un réalisateur talentueux : Leigh Whannell.

Invisible Man est en pratiquement tout point une très grade réussite. Je dis pratiquement, car il y a forcément quelques facilités scénaristiques faciles, mais cela est essentiellement du au « genre ».

Une des premières choses intéressantes du scénario est la manière intelligente dont est réinventé le concept de « L’homme invisible ». Sans vous dévoiler la manière dont ce dernier devient invisible, il est important de noter que le film est encré dans notre époque et que Leigh Whannell est parvenu à offrir une véritable explication moderne au personnage.

Autre bon point du scénario, le film ne cherche pas à enchaîner les scènes d’horreur et les jump scares toutes les 20 secondes, mais s’attarde à construire des personnages forts et attachants tout en touchant des sujets sensibles telles que la violence conjugale et la folie. Le tout est proposé avec subtilité et sans forcing, ce qui rend le message encore plus efficace que si on nous avait imposé une morale en mode « gros sabots ». Après tout on est venu voir un film d’horreur (ou un thriller) et pas un film sur les conditions de la femme dans une relation de domination physique et mentale…

Du côté du casting, là aussi c’est du très bon. A l’image de Lupita Nyong’o dans US (une autre bonne production Blumhouse), Elisabeth Moss explose littéralement. Elle est ici parfaite en victime qui cherche à se reconstruire, jamais loin de la folie.

Les autres rôles sont également bien interprétés avec un tout petit bémol sur Oliver Jackson-Cohen qui manque de charisme dans le rôle du méchant de service.

Qui dit film d’horreur, dit Jump Scares et si ici ils ne sont pas nombreux, cela les rend d’autant plus efficace surtout que pour le coup, ils sont bien souvent inattendus.

Ce qui me mène à parler de la réalisation, domaine où Leigh Whannell se trouve être particulièrement bon. Que ce soit Insidious 3 ou l’injustement moins connu « Upgrade« , Leigh Whannell parvient à chaque film à faire monter la tension et rendre le film efficace et ce qu’importe la durée. Il y a assez de rebondissements et d’accroches visuelles que pour offrir à ses films un bon rythme.

Dernier point et cela est peut-être dû à un mauvais mixage ou à l’équipement de la salle, mais la bande originale est criarde, trop forte et est à mes yeux, le seul point réellement négatif du film.

Invisible man est une excellente relecture du mythe, à la fois moderne, effrayante et ce entre autre grâce à un très bon scénario et un casting de qualité.

Be the first to comment

Laissez nous un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :