C comme Culte 07: Marie

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Voilà un petit film peu connu du grand public pour plusieurs raisons, la première étant que le film n’a jamais eu droit à une sortie dvd et est disponible uniquement sur un seul et unique service de VOD, Universciné pour ne pas le citer et ce depuis moins de 2 ans.

Pourtant, ce film, lors de sa sortie était parvenu à faire parler de lui pour diverses raisons telles que les différents prix remportés par Marie Gillain pour son rôle de Marie dont le Prix d’interprétation féminine du Festival de Paris, mais aussi pour la grande sensibilité qui émane de ce long métrage. Sorti juste avant «L‘appât» de Bertrand Tavernier, «Marie» sera malheureusement mis de côté,  car éclipsé par le succès de ce film.

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L’histoire est la suivante:

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Marie, vingt ans, part a la recherche du bonheur aux côtés d’un malfrat malmené lui aussi par la vie. C’est une route semée d’embûches et de fuites en avant où elle va rencontrer et partir avec Tonio, sept ans, le fils du malfrat.

Ensemble ils vont traverser plusieurs pays, car Marie, paumée et enceinte va s’attacher du petit Tonio et essayer de l’emmener au Portugal où réside la mère de ce dernier.

Je me souvenais de ce film comme de quelque chose de très touchant, mais aussi comme celui qui m’avait fait devenir fan de Marie Gillain. Bien entendu je l’avais adoré dans «Mon père ce héros» mais avec ce second film, elle m’avait scotché.

18 ans après et alors que je n’avais plus vu le film, je me suis décidé hier à le louer en VOD (à défaut de pouvoir l’acheter) et même si certaines choses font aujourd’hui très datées, l’essentiel du film reste vraiment agréable et surtout les émotions sont toujours bien présentes.

Culte 07: Marie7Il est ainsi assez drôle de voir le petit garçon parler de francs belges, de revoir nos vieux trains, des frontières etc. Et forcément les plus jeunes d’aujourd’hui trouveront ça «vieillot» et un peu «kitsch» et a laure décharge est vrai que sur le début du film, on a aujourd’hui l’impression de regarder un vieux téléfilm, mais une fois passé cette barrière, on ne peut qu’apprécier la relation entre ce petit Allessandro Sigona (incroyablement doué et qui pourtant n’aura pas continué dans le cinéma) et surtout la performance incroyable de Marie Gillain qui montre déjà dans ce second film combien elle est une grande actrice.

Ce qui est assez intéressant également avec ce film est ce sentiment de regarder un film des années 80. Que ce soit dans la façon de filmer, l’emplois de la musique et l’histoire, tout nous rappel un peu les films comme «La boum» de par son atmosphère, car bien entendu nous sommes loin de la comédie (sans tomber non plus dans le drame dépressif je vous rassure)

Culte 07: Marie2Ce film marquera aussi le seul et unique succès de son réalisateur qui, après avoir réalisé «Marie», fera sans doute la plus grosse erreur de carrière qu’un réalisateur puisse faire en réalisant «Pure fiction» un film sur l’affaire Dutroux. Ce film a été diffusé moins d’une semaine dans les salles belges avant d’être retiré (suite aux plaintes des spectateurs) et pour l’avoir vu à l’époque en avant-première, il était à la fois incompréhensibleet inapproprié de sortir un film ainsi alors que la Belgique était encore sous le choc de cette sordide affaire. (le film montrait clairement les deux violeurs bruler les corps de gamines…Pour ne citer que ceci)

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Autant vous dire qu’avec un réalisateur boudé, un film éclipsé par le succès d’un autre, aucune sortie dvd (me souviens même pas avoir vu circuler une vhs) et la présence de ce dernier sur un seul site de VOD (pas le plus connu en plus)  il y a malheureusement peu de chances pour que ce film ne refasse parler de lui.

J’espère en tout cas que ce petit article attisera votre curiosité et que vous serez prêt à débourser 4 euros pour regarder ce superbe film.

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