La saga Resident Evil a longtemps été critiquée pour sa qualité, parfois très éloignée des jeux vidéo. Cela ne l’a pourtant pas empêchée de s’installer durablement au cinéma, avec pas moins de cinq suites pour la saga originale portée par Milla Jovovich.
Et lorsque l’on regarde les chiffres d’un peu plus près, on comprend rapidement pourquoi Resident Evil refuse de mourir au cinéma.
Mais est-ce encore suffisant aujourd’hui ?

Sorti en 2002, le premier Resident Evil avait rapporté un peu plus de 100 millions de dollars dans le monde. Un résultat suffisamment solide pour lancer une franchise qui allait progressivement prendre de l’ampleur.
Resident Evil : Apocalypse grimpe ainsi autour des 130 millions, puis Extinction approche les 150 millions. Mais c’est véritablement avec Resident Evil : Afterlife que la saga change de dimension en 2010, avec près de 300 millions de dollars de recettes mondiales.
Une sacrée progression pour une franchise régulièrement malmenée par la critique !
La situation commence néanmoins à se compliquer avec Resident Evil : Retribution, dont les recettes retombent autour des 240 millions. Ce n’est sans doute pas un hasard si le studio annonce ensuite un chapitre final. Une technique classique à Hollywood : au moindre signe d’essoufflement, mieux vaut annoncer une grande conclusion susceptible de faire revenir les spectateurs plutôt que de laisser une saga s’éteindre doucement.
Et cela a fonctionné !
Resident Evil : Chapitre final devient le plus gros succès mondial de la saga avec plus de 300 millions de dollars de recettes.
Le parcours français est en revanche assez différent.
Le premier Resident Evil reste à ce jour le seul film de la franchise à avoir dépassé le million d’entrées, avec 1 105 943 spectateurs.
Resident Evil : Apocalypse conserve un public important et approche encore le million d’entrées, tandis qu’Extinction marque déjà un net recul. Afterlife a alors bénéficié de la 3D pour s’en sortir dans nos salles, mais une fois le gimmick passé…
- Resident Evil (2002) : 1 105 943 entrées
- Resident Evil : Apocalypse (2004) : au moins 944 970 entrées recensées
- Resident Evil : Extinction (2007) : au moins 564 997 entrées recensées
- Resident Evil : Afterlife (2010) : 910 358 entrées
- Resident Evil : Retribution (2012) : 517 211 entrées
- Resident Evil : Chapitre final (2017) : 322 324 entrées
- Resident Evil : Bienvenue à Raccoon City (2021) : 203 321 entrées
- Resident Evil (2026) : 48 059 entrées pour son premier jour
Le film sorti cette semaine débute donc relativement bien en France, mais il faudra évidemment attendre plusieurs semaines avant de savoir jusqu’où il pourra aller.
Car entre-temps, Resident Evil : Bienvenue à Raccoon City est venu rappeler qu’une licence connue ne garantit absolument pas le succès.
Le reboot de 2021 a réalisé des résultats très éloignés de ceux de la saga portée par Milla Jovovich. Un échec qui explique aussi pourquoi le nouveau film sorti cette semaine a choisi de prendre ses distances avec cette première tentative de relance.
Plutôt que de chercher une nouvelle fois à reproduire les jeux de la manière la plus fidèle possible, quitte à tomber parfois dans quelque chose de presque ridicule comme en 2021, cette nouvelle version préfère s’en inspirer tout en prenant davantage de libertés.
Un choix qui devra maintenant convaincre le public.
Et cette fois, l’enjeu financier est nettement plus important.
Avec un budget annoncé de 80 millions de dollars, soit le plus élevé de toute la franchise hors inflation, ce nouveau Resident Evil n’a pas vraiment le droit à l’erreur.
Il lui faudra un joli succès en salles pour espérer offrir une suite aux fans et surtout éviter à Sony de devoir réfléchir, dans quelques années, à un nouveau reboot alors que celui de 2021 est encore très récent.
Car derrière les critiques, les reboots et les nombreux morts-vivants, il reste un chiffre qui permet de comprendre pourquoi Hollywood continue de revenir encore et encore à Resident Evil.
En additionnant les films sortis avant cette nouvelle version, la franchise Resident Evil a généré plus de 1,27 milliard de dollars au box-office mondial.
Et finalement, le véritable monstre increvable de Resident Evil n’est peut-être ni un zombie ni une créature d’Umbrella…
C’est la franchise elle-même.
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