Ma Famille de samouraïs
Titre originalEu e Meu Avô Nihonjin
RéalisatriceCélia Catunda
Casting principal (voix VF)Justine Hostekint, Laurent Pasquier, Angélique Heller
Durée1H22
Date de sortie en France16 septembre 2026
Après le génériqueAucune scène — vous pouvez partir
X#MaFamilleDeSamourais #EuEMeuAvoNihonjin #CeliaCatunda #JustineHostekint #LaurentPasquier #AngeliqueHeller #Animation
Nouvelle sortie du côté de Gebeka Films, avec cette fois une œuvre qui nous emmène entre le Brésil et le Japon, à travers une histoire de famille, de transmission et d’origines.
Et avant même de parler du film, difficile de ne pas s’arrêter sur un détail : son titre français…
Car malgré un titre français trompeur, presque malhonnête tant il pourrait laisser penser aux enfants et aux parents que le film va nous plonger dans l’univers du Japon féodal, autant prévenir tout de suite : le mot « samouraï » ne sera mentionné qu’une seule fois dans le film et n’aura absolument aucun lien avec le reste de l’histoire…
Voilà pourquoi on lui préférera largement son titre original, Eu e Meu Avô Nihonjin, qui peut se traduire par « Mon grand-père est un Japonais ». Et là, forcément, on comprend beaucoup mieux ce que l’on s’apprête à découvrir en salle.
Passée cette petite arnaque marketing française, Gebeka ne déçoit heureusement pas avec cette nouvelle œuvre qui bénéficie, une fois encore, d’une magnifique animation, très différente de ce que Hollywood nous propose depuis bien trop d’années sans réellement se renouveler.
La réalisatrice Célia Catunda ne joue pas la carte de la 3D, mais propose au contraire un rendu crayonné original, moderne et vraiment poétique.
Riche en couleurs et bénéficiant d’une très belle animation, le film offre ainsi un autre regard sur le cinéma d’animation aux plus jeunes, tout en ravivant chez les plus âgés quelques souvenirs d’une animation plus traditionnelle. Et pourquoi pas chez les grands-parents, qui sont finalement au cœur de cette histoire ?
Car derrière ses très belles images se cache surtout un film qui a beaucoup de choses à raconter.
Du côté du scénario, le film s’adresse, selon moi, à un public un peu moins jeune qu’à l’accoutumée. Il faudra sans doute avoir entre 8 et 10 ans pour réellement apprécier son histoire et surtout comprendre les nombreux sujets qu’elle aborde.
Le film raconte notamment la vie des Japonais au Brésil, leur manière de résister après la guerre et la place qu’ils occupent aujourd’hui dans le pays.
On y découvre également l’importance de la culture du café, ce que certains étrangers venaient chercher au Brésil à l’époque et surtout combien certains pouvaient être déçus par leurs conditions de vie une fois sur place, malgré toutes les belles promesses qui leur avaient été faites.
Autant de sujets qui permettent aux descendants de Japonais vivant aujourd’hui au Brésil de mieux comprendre leur histoire, mais aussi de mesurer l’importance de leurs origines et d’en être fiers.
Cette question est d’ailleurs parfaitement représentée par le père de famille, constamment tiraillé entre la nécessité de s’adapter à la société dans laquelle il vit et celle de respecter ses origines et les traditions familiales.
Sur le papier, le sujet pourrait donc sembler très ciblé. Pourtant, c’est justement là que le film parvient à devenir beaucoup plus universel.
Car derrière l’histoire des Japonais installés au Brésil se cache finalement une réflexion que toutes les familles peuvent comprendre : quelle place donner à nos origines ? Que doit-on transmettre aux générations suivantes ? Et jusqu’où faut-il s’adapter lorsque l’on part vivre ailleurs sans pour autant oublier d’où l’on vient ?
Des questions qui pourront facilement prolonger le film par une discussion entre enfants, parents et grands-parents une fois la séance terminée.
Le tout est accompagné d’une très belle bande originale et d’un doublage de grande qualité.
Et finalement, derrière son étrange titre français et ses fameux « samouraïs » quasiment absents, se cache surtout une jolie histoire de transmission entre un grand-père et son petit-fils, mais aussi un très beau moyen de raconter aux plus jeunes une page méconnue de l’histoire reliant le Japon et le Brésil.


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