Critique de Resident Evil : Bienvenue à Raccoon City : fidèle aux jeux mais trop bâclé

Resident Evil : Bienvenue à Raccoon City

6

Scénario

6.5/10

Casting

4.5/10

Réalisation

5.0/10

Bande originale

8.0/10

Les pour

  • Plus proche du jeu cette fois-ci
  • Très bonne BO 90's
  • L’ambiance proche des jeux
  • Les décors

Les contre

  • Mauvais effets visuels
  • Casting de seconde zone
  • Film trop "pressé"
  • Un budget trop limité

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Titre originalResident Evil: Welcome to Raccoon City

RéalisateurJohannes Roberts

Casting principalKaya Scodelario, Hannah John-Kamen, Robbie Amell, Tom Hopper, Avan Jogia, Neal McDonough, Donal Logue

Durée1H47

Date de sortie en France24 novembre 2021

Autour du filmAdaptation d’un jeu vidéoVoir les détails
ŒUVRE D’ORIGINE

Resident Evil — Jeux vidéo Capcom — 1996 — Capcom

PREMIÈRE ADAPTATION · SAGA · CONTINUITÉ
  1. Resident Evil — 2002 — Paul W. S. Anderson
  2. Resident Evil: Apocalypse — 2004 — Alexander Witt
  3. Resident Evil: Extinction — 2007 — Russell Mulcahy
  4. Resident Evil: Afterlife — 2010 — Paul W. S. Anderson
  5. Resident Evil: Retribution — 2012 — Paul W. S. Anderson
  6. Resident Evil : Chapitre final — 2016 — Paul W. S. Anderson
SECONDE ADAPTATION · REBOOT
  1. Resident Evil : Bienvenue à Raccoon City — 2021 — Johannes Roberts • Film actuel

Après le génériqueOui, restez — Voir la scène →

On le sait, à Hollywood, certaines licences valent de l’or… mais à une condition : ne jamais les laisser dormir trop longtemps. Sinon ? Les droits s’envolent, et avec eux une véritable machine à cash. Résultat, les studios enchaînent suites, reboots et spin-off à un rythme parfois… discutable.

Et clairement, la saga Resident Evil n’échappe pas à la règle.

Difficile de ne pas voir derrière ce nouveau film une logique très business, presque cynique. À tel point qu’on pourrait presque renommer ce projet « Resident Evil : Bienvenue à Business City ». Après une première saga de six films portée par Milla Jovovich, l’heure était venue de repartir de zéro. Bonne idée sur le papier… surtout quand l’objectif est enfin clair : se rapprocher de l’ADN des jeux.

Et c’est là que Resident Evil: Welcome to Raccoon City marque des points.

Ambiance, décors, créatures… le film coche beaucoup de cases pour les fans. On sent une vraie volonté de rendre hommage aux premiers jeux, notamment les deux opus cultes, avec leurs lieux iconiques et leurs figures incontournables. Le résultat ? Un mélange assumé qui parle directement aux joueurs sans complètement perdre les nouveaux venus.

Sur le papier, tout semble aligné. Sauf que…

Très vite, une sensation étrange s’installe. Celle d’un film fait dans l’urgence. Comme s’il fallait absolument cocher toutes les cases avant la deadline. Le budget, clairement limité pour un univers aussi riche, n’aide pas. Et ça se ressent.

Le scénario, lui, va droit dans le mur : trop d’idées, trop de références, pas assez de respiration. Le film enchaîne, condense, survole… et finit par ressembler à un best-of un peu brouillon. Le fan service prend le dessus sur la narration et, à force de vouloir tout montrer, le film ne développe finalement pas grand-chose.

Même constat du côté des personnages. Là où les fans attendaient des figures fidèles, ils découvrent des versions parfois méconnaissables. Leon, Jill, Wesker… tous sont réécrits avec des libertés qui divisent, voire frustrent. Difficile de retrouver l’essence de ces icônes vidéoludiques.

Et pourtant, tout n’est pas à jeter.

La bande-son aux accents 90’s fait mouche, les décors plongent réellement dans l’univers du jeu et le rythme soutenu évite au film de sombrer dans l’ennui total. Surtout, une chose ressort malgré tout : ce reboot est, enfin, plus proche de l’esprit Resident Evil que ne l’était la saga précédente.

Et c’est peut-être là l’essentiel.

Parce que derrière ce film imparfait, parfois frustrant, se cache une promesse. Celle d’un univers qui pourrait, avec plus de temps, plus de moyens… et surtout moins de pression commerciale, enfin offrir l’adaptation que les fans attendent depuis des années.

On regrette juste le manque de moyens et l’aspect bâclé de tout ça !

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