Critique : Oscar et le monde des chats

Oscar et le monde des chats

8.8

Scénario

9.0/10

Réalisation

9.5/10

Musique

8.0/10

Les pour

  • Histoire touchante
  • Esthétique magnifique

Les contre

  • Quelques scènes trop courtes

#Twitter : #OscarEtLeMondeDesChats

Réalisateur : Gary Wang

Date de sortie : 12 décembre 2018

Durée : 1h28

Gary Wang, créateur de la compagnie chinoise Light Chaser Animation, à l’origine de ce long-métrage, revient en cette fin d’année après plus de quatre ans de travail. Après un premier court-métrage Little Yeyos sorti en 2014 et deux long-métrages intitulés The Guardian Brothers (2016) et Tea Pets (2017), il revient avec son troisième long-métrage Oscar et le monde des chats.

Oscar est un chaton qui vit avec son père Léon, un gros chat d’appartement. Rêveur, il croit en l’existence de Catstopia, un mone merveilleux où vivent les chats. Jusqu’au jour où, assoiffé d’aventure, il décide de partir à la recherche de cet endroit magique et de sa mère.

Gary Wang offre un film portant sur le rêve, l’aventure et les relations familiales (notamment père-fils) avec une esthétique particulièrement travaillée et appréciable, il dit d’ailleurs à ce sujet « Il a fallut quatre ans pour fabriquer le film, depuis les premières ébauches d’histoire à la post-production, La production a mobilisé environs 170 artistes et techniciens de Light Chaser Animation. » un travail remarquable qu’on apprécie visuellement.

Et si le film se veut quelque fois trop expéditif, notamment sur la fin, puisqu’on regrette que certaines scènes qui ne durent pas assez longtemps, ce long-métrage donne une vraie leçon de vie et on en ressort bouleversé, avec un message fort sur l’émancipation et l’évolution de soi-même. Un film porté par une belle musique, assez amusant quand il faut, qui arrive même à nous donner quelques petites larmes quant au personnage de Léon, son passé et sa relation avec son fils Oscar. Gary Wang en discute lors d’une interview : « Oscar désire être plus indépendant, il voudrait se débrouiller tout seul. Il veut grandir et découvrir le monde qui l’atten ddehors ! Pourtant, il comprend que l’amour qu’il porte à son père et l’amour que celui-ci lui porte en retour est bien plus puissant qu’il ne l’imaginait avant de quitter leur maison. » 

Ce long-métrage est légèrement inspiré d’un ancien comte chinois intitulé La Source aux fleurs de pêcher, un texte en prose écrit par le poète chinois Tao Yuanming (365-427). Dans ce comte, une vallée cachée et protégée permet aux gens de se réfugier en temps de guerre. Là, il peuvent vivre paisiblement les uns avec les autres. Gary Wang s’en est inspiré et est parvenu à intégrer la relation touchante père/fils qui rend ce film incroyablement touchant.

Un film sur l’envie de liberté, sur la famille, qui aborde pleins de thèmes intéressants. A voir en famille au cinéma dès le 12 décembre 2018.

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