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Titre originalTenemos la carne
RéalisateurEmiliano Rocha Minter
Casting principalNoé Hernández, María Evoli, Diego Gamaliel, Gabino Rodríguez
Durée1H19
Date de sortie en France17 octobre 2017 (Blu-ray)
Que l'on propose un film étrange, en cela ce n'est pas bien gênant, surtout que parfois on se retrouve face à des choses vraiment intéressantes. Mais quand l'étrange devient trop étrange au point de ne sembler avoir ni queue ni tête, si ce n'est celui de montrer du sexe gratuit entre ados et en gros plan, alors on est en droit de se poser des questions sur l'intérêt du film.
Rien ne nous est épargné, et notamment une fellation filmée de manière à ce que le spectateur ait l'impression qu'elle lui soit faite.

Vous me direz, des scènes de cul, on en a non-stop et ce n'est pas le plus choquant, sauf quand ceci a lieu entre un frère et sa sœur en gros plan. Là, de suite, cela devient plus perturbant.
Mais ce qui m'a gêné dans ce film, c'est son scénario, ou son manque de scénario, selon si vous comprenez les délires du réalisateur. Pour ma part, j'ai eu du mal. Et bien que l'on comprenne que l'on mette en avant l'amour de la chair, la manière dont ceci est amené est assez limitée et donne plus la sensation d'être un film choquant pour le simple plaisir de choquer, et non un film avec une histoire intéressante.
Le tout part encore plus loin lorsque l'histoire prend une tournure gourmande à base de cannibalisme, mélangeant la renaissance d'un personnage mort et l'apparition d'une ribambelle d'autres dont on se demande d'où ils viennent et surtout dont l'intérêt est réduit. Un twist final sorti de nulle part va essayer de répondre à cette question, mais cela arrive vraiment comme un effet tiré par les cheveux.

Le film est ainsi un beau bordel glauque comprenant une scène, non évoquée plus haut, qui a de quoi mettre mal à l'aise gratuitement — des gens ont quitté la salle — et un scénario pouvant tenir sur une feuille de papier scotch.
Désolé, pour moi, ce n'est pas ce que j'attends d'un film.

Seule chose à sauver de We Are the Flesh : ses acteurs, plutôt bons dans l'ensemble, et notamment le personnage interprété par Noé Hernández.
Concernant la réalisation, certains plans sont jolis, mais le son qui hurle sans raison aura eu lui aussi raison de ma patience.
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