Critique Warm Bodies : Renaissance : une romance zombies originale mais inégale

Critique Warm Bodies

7.6

Scénario

8.2/10

Casting

6.8/10

Réalisation

7.8/10

Les pour

  • Un concept original
  • Une excellente seconde partie
  • Une bande originale rafraîchissante
  • Une confrontation finale efficace
  • Des créatures particulièrement réussies

Les contre

  • Un début beaucoup trop lent
  • Un humour inégal
  • Nicholas Hoult peu convaincant dans son rôle
  • Une impression de ne pas aller au bout de ses idées
Avis:

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Titre originalWarm Bodies

RéalisateurJonathan Levine

Casting principalNicholas Hoult, Teresa Palmer, John Malkovich, Rob Corddry, Analeigh Tipton

Durée98 minutes

Date de sortie en France20 mars 2013

Un bon mois après sa sortie américaine, Warm Bodies : Renaissance arrive enfin dans les salles françaises.

Le film a créé la surprise outre-Atlantique en prenant la tête du box-office américain devant Du plomb dans la tête avec Sylvester Stallone, avant de s’y maintenir plusieurs semaines. En France, en revanche, son démarrage semble beaucoup plus discret.

Mais passons aux chiffres.

Parlons du film.

Je suis ressorti de la séance… à moitié convaincu.

Car Warm Bodies : Renaissance alterne d’excellentes idées avec d’autres beaucoup moins inspirées.

Commençons par ce qui fonctionne.

La seconde partie du film est clairement la meilleure. Dès que le récit prend une direction plus sérieuse et laisse davantage de place à l’action, le film gagne en intensité. La confrontation finale est particulièrement réussie, même si je regrette qu’elle soit aussi courte. J’aurais vraiment aimé que cette dernière partie soit davantage développée.

Autre excellente surprise : la bande originale.

Les choix musicaux s’éloignent des codes habituels des films de zombies et apportent un véritable décalage qui fonctionne très bien.

Enfin, le concept est particulièrement original.

Transformer un film de zombies en romance décalée avait tout du pari risqué, mais l’idée apporte une vraie fraîcheur au genre. C’est sans doute ce qui distingue le plus Warm Bodies des nombreuses productions similaires.

Malheureusement, tout ne fonctionne pas aussi bien.

Le début du film souffre d’un vrai problème de rythme.

J’ai eu beaucoup de mal à entrer dans l’histoire tant la présentation de R s’étire inutilement. Pendant une bonne partie du premier acte, le récit peine à réellement décoller.

Même constat concernant l’humour.

Quelques scènes font mouche — celle qui détourne Pretty Woman m’a franchement fait rire — mais beaucoup d’autres tombent complètement à plat.

Le principal problème vient finalement de Nicholas Hoult.

Je ne l’ai jamais trouvé crédible dans son rôle de zombie. Son interprétation cherche constamment à provoquer le rire avec des mimiques très appuyées, mais cet humour n’a pas fonctionné sur moi. À plusieurs reprises, j’ai eu le sentiment que le film insistait un peu trop sur ce côté volontairement maladroit, au détriment de son personnage.

Et c’est finalement ce qui m’a le plus frustré.

Car derrière cet humour parfois forcé se cache une idée de départ particulièrement intéressante. Sans cette volonté permanente de désamorcer les situations par la comédie, Warm Bodies : Renaissance aurait pu devenir une histoire d’amour beaucoup plus sombre et encore plus prenante.

Les squelettes, notamment, sont particulièrement réussis et apportent une vraie dimension inquiétante au film.

Au final, Warm Bodies : Renaissance mérite tout de même le détour.

Le film déborde de bonnes idées, propose un concept original et réserve plusieurs très bons moments.

Il lui manque simplement davantage d’équilibre pour transformer toutes ses qualités en une réussite totale.

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