Critique de Wicked : partie II : un final magique et harmonieux

Wicked : partie II

7.9

Scénario

8.2/10

Casting

9.0/10

Réalisation

8.0/10

Bande originale

6.5/10

Les pour

  • Une très bonne seconde partie
  • Un duo mémorable
  • Cynthia Erivo et Ariana Grande
  • Décors d’Oz somptueux

Les contre

  • Des longeurs sur le début
  • Seconde partie plus calme
  • Quelques longueurs
  • Histoire du Lion trop effleurée

X#WickedPartieII #WickedForGood #JonMChu #CynthiaErivo #ArianaGrande #JonathanBailey #MichelleYeoh #JeffGoldblum #ComédieMusicale

Titre originalWicked: For Good

RéalisateurJon M. Chu

Casting principalCynthia Erivo, Ariana Grande, Jonathan Bailey, Michelle Yeoh, Jeff Goldblum

Durée2H18

Date de sortie en France19 novembre 2025

Bien plus qu’une simple suite ou un énième second volet commercial, Wicked : partie II prend tout son sens. La comédie musicale originale regorgeait déjà de moments denses, de thèmes forts et d’émotions à explorer. Plutôt que de tout condenser ou de survoler l’essentiel, Jon M. Chu a fait un choix audacieux : découper son adaptation en deux parties. Et à l’écran, c’était clairement la bonne décision.

Dès les premières minutes, le film reprend exactement là où le premier s’était arrêté. Pas de résumé, pas de flashback : on replonge directement dans Oz. Wicked : partie II hérite des grandes qualités de la comédie musicale… mais aussi, parfois, de ses longueurs. Ceux qui ont déjà vu la version scénique à Londres le savent : la seconde partie est plus calme, plus introspective. Et à l’écran aussi, l’énergie retombe un peu. Les chansons se font plus douces, les ballades s’enchaînent et, malgré quelques clins d’œil musicaux pour réveiller les fans, il ne faut pas s’attendre à un nouveau Defying Gravity.

Mais ces respirations permettent autre chose : la mise en lumière du duo central, tout simplement formidable. Cynthia Erivo et Ariana Grande offrent des prestations habitées, vibrantes. Leur complicité éclate dans chaque regard, chaque note, chaque émotion. La relation qu’elles avaient commencée dans le premier film trouve ici toute sa puissance. Le spectateur s’attache, s’implique et, au moment de leur dire adieu, difficile de ne pas ressentir un vrai pincement au cœur.

Côté mise en scène, Jon M. Chu élève encore son univers visuel. Les décors d’Oz n’ont jamais été aussi somptueux, la magie aussi tangible. On aurait simplement aimé qu’il se permette davantage de liberté sur certains points — notamment l’histoire du Lion et de l’Homme de fer, effleurée alors qu’elle aurait mérité un peu plus d’ampleur.

Pour le reste, tout est à la hauteur : visuels impeccables, bande originale envoûtante et une cohérence rare entre les deux volets. En refermant ce second chapitre, on comprend qu’il ne s’agissait pas de deux films… mais d’une seule et même œuvre, pensée pour être vécue d’un souffle.

Et franchement, on signerait tout de suite pour une version longue réunissant les deux parties, tant l’ensemble forme un bloc magique et harmonieux — à l’image du lien indéfectible entre Elphaba et Glinda.

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