Critique de Venise sous la neige : une comédie qui décolle après un début trop théâtral

Venise sous la neige

6.4

Scénario

6.5/10

Casting

7.0/10

Réalisation

5.6/10

Les pour

  • Juliette Arnaud très drôle
  • Andrée Damant réussie
  • Seconde partie rythmée
  • Comédie amusante

Les contre

  • Début trop théâtral
  • Mise en place lente
  • Découpage manquant de liant
  • Caméo inutile

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Titre originalVenise sous la neige

RéalisateurElliott Covrigaru

Casting principalÉlodie Fontan, Arthur Jugnot, Juliette Arnaud, Olivier Sitruk, Andrée Damant, Franck de Lapersonne, Michaël Gregorio, Dominique Besnehard

Durée1H20

Date de sortie en France17 mai 2017

Quand un réalisateur adapte une pièce de théâtre, on pourrait dire : « Vas-y mec, il ne s'est pas foulé et tout était déjà en place », ce qui, évidemment, est une grosse erreur, tant le travail d'adaptation n'est pas vraiment quelque chose de facile et de nombreux grands noms se sont déjà pris les pieds dans le tapis avant Elliott Covrigaru.

De là à dire qu'avec Venise sous la neige c'est un sans-faute de la part de son réalisateur serait tout de même exagéré. En effet, Elliott Covrigaru ne parvient pas à éviter l'aspect pièce filmée et ce, essentiellement, sur le début du film qui, pour le coup, manque de liant et démarre un peu lentement. La présentation des personnages est un peu compliquée et les découpes entre les scènes font trop « tombée de rideau » pour éviter l'aspect pièce de théâtre.

Heureusement, le film décolle à la minute même où la folie s'empare de Juliette Arnaud et son envie de s'inventer un personnage étrange venant de Chouvénie et ne parlant pas un mot de français. Dès cet instant, on s'amuse véritablement et l'on rigole de bon cœur. Surtout, le film passe à très grande vitesse. Plus aucun temps mort, des performances d'acteurs réussies et une histoire à la fois amusante et intéressante.

On passera tout de même sur le petit caméo de Franck de Lapersonne, qui n'apporte rien à l'histoire et aurait clairement pu être coupé, mais ce n'est pas aussi dérangeant en soi.

On apprécie évidemment Andrée Damant, vraiment drôle en vieille râleuse, d'autant qu'elle brille dans chacune de ses scènes.

Enfin, Venise sous la neige est ici un premier film et ça se ressent parfois un peu trop, tout en étant très encourageant pour la suite. Un meilleur travail sur l'aspect adaptation, le découpage et la gestion du rythme au début de l'histoire feront, à n'en pas douter, du second film d'Elliott Covrigaru quelque chose d'encore meilleur, bien que celui-ci soit déjà pas mal du tout.

Vivement la suite.

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