Critique de Tusk : un délire glauque bien plus intelligent qu’il n’y paraît

Tusk

8.7

Scénario

8.5/10

Casting

9.0/10

Réalisation

8.5/10

Les pour

  • histoire plus profonde qu’elle n’y paraît
  • Michael Parks très inquiétant
  • Justin Long convaincant
  • concept totalement déjanté

Les contre

  • pitch pouvant rebuter
  • univers particulièrement glauque
Avis:

X#Tusk #KevinSmith #JustinLong #MichaelParks #HaleyJoelOsment #GenesisRodriguez #JohnnyDepp @SonyPicturesFr

Titre originalTusk

RéalisateurKevin Smith

Casting principalJustin Long, Michael Parks, Haley Joel Osment, Genesis Rodriguez, Johnny Depp

Durée1 h 42 min

Date de sortie en France11 mars 2015 (Blu-ray)

Voilà un film privé de sortie en salles et c’est un peu regrettable car, selon moi, il y avait ici matière à faire. Souffrant d’un pitch assez étrange, vulgairement résumé par tous comme étant « l’histoire d’un homme qui va se transformer en morse », Tusk avait tendance à calmer l’excitation des spectateurs à la lecture de son résumé. Eh bien, mal en aura pris à ceux n’ayant pas cherché plus loin, car ils sont passés à côté d’un assez bon film.

Tusk Critique1

Car au-delà du côté déjanté de l’histoire, au-delà de cet étrange monstre mi-homme, mi-morse, on est avant tout devant l’histoire d’un homme totalement fou qui vit avec un poids sur la conscience depuis des années et qui cherche finalement la rédemption par une certaine forme d’autodestruction.

En effet, son seul intérêt dans l’idée de recréer un morse est de pouvoir se battre contre lui et, d’une manière générale, se faire tuer afin de se pardonner d’avoir, par le passé, tué l’une de ces grandes créatures qui l’avait pourtant sauvé.

Tusk Critique4

Le film tourne en effet clairement autour de ce thème-là : le fait d’être sauvé. En se faisant tuer par un morse, il est d’une certaine manière sauvé à nouveau. Sauvé de sa peine, de sa solitude, de son péché d’avoir tué son premier sauveur…

TUSK

De plus, il décide de transformer un homme en animal de la même manière que lui-même, un homme, avait été forcé de devenir un animal aux portes de la mort.

Tusk Critique3

Le film est donc un peu plus intelligent qu’il n’y paraît et offre une histoire bien plus profonde qu’en apparence.

Tusk bénéficie aussi de bons acteurs, avec un Justin Long qui passe du bouffon de service à un personnage meurtri, un Haley Joel Osment qu’il fait bon de revoir et surtout un Michael Parks assez flippant, rappelant d’une certaine manière Kathy Bates dans Misery.

Tusk Critique2

Tusk est donc un film déjanté, glauque d’une certaine manière, mais intéressant à voir.

Soyez le premier à commenter

Laissez nous un commentaire