Stoker
Les pour
- Hommage passionnant à Alfred Hitchcock
- Mise en scène somptueuse
- Matthew Goode exceptionnel
- Ambiance fascinante
- Travail remarquable sur le son
- Superbe photographie
Les contre
- Atmosphère très dérangeante
- Film qui demande une certaine attention
- Univers pouvant dérouter certains spectateurs
X#Stoker @20thCFox_FR @foxsearchlight
Titre originalStoker
RéalisateurPark Chan-wook
Casting principalMia Wasikowska, Nicole Kidman, Matthew Goode
Durée1h40
Date de sortie en France1 mai 2013
Et si je vous parlais du dernier film d’Alfred Hitchcock ? Voilà comment j’aurais presque pu débuter cette critique si le maître du suspense était encore parmi nous tant son ombre plane sur Stoker.
Attention, c’est parti !
Commençons par cette histoire aussi perverse que tordue, qui pousse rapidement à se demander si Wentworth Miller n’a pas subi quelques électrochocs lors de son séjour à Sona… Les connaisseurs comprendront. Son scénario est particulièrement dérangeant, malsain par moments, et surtout construit autour d’une mécanique qui rappelle énormément L’Ombre d’un doute d’Alfred Hitchcock.
Impossible de ne pas y penser. Comme dans le classique de 1943, un mystérieux oncle Charlie débarque après plusieurs années d’absence et vient bouleverser toute une famille. Mais Wentworth Miller ne se contente pas d’en reprendre la structure : il la démonte, la retourne dans tous les sens et en livre une variation beaucoup plus sombre, plus ambiguë et infiniment plus troublante.
Les parallèles sont nombreux. Là où la sœur totalement fascinée par son frère dans L’Ombre d’un doute laisse place ici à une belle-sœur de plus en plus hypnotisée par son beau-frère, on retrouve également cette nièce qui commence progressivement à douter des véritables intentions de son oncle, ainsi que des disparitions de personnages devenus un peu trop curieux.
Cela peut donner l’impression que Stoker est très proche du classique d’Hitchcock, mais il n’en est rien. Ce n’est absolument pas un remake. Le film raconte une histoire totalement originale qui s’inspire simplement de certains codes du maître du suspense pour mieux les détourner. Et je préfère ne pas en dire davantage afin de préserver toutes les surprises.
En tant qu’immense admirateur de L’Ombre d’un doute, l’un de mes films préférés, j’ai pris énormément de plaisir à observer tous ces clins d’œil disséminés tout au long du récit.
Le casting est également remarquable.
Matthew Goode est absolument parfait dans le rôle de cet oncle Charlie moderne. Charismatique, élégant, imprévisible et fascinant, il captive dès chacune de ses apparitions. Nicole Kidman reste toujours aussi magnétique, sophistiquée et profondément hollywoodienne, tandis que Mia Wasikowska incarne parfaitement cette jeune fille volontairement discrète, presque quelconque.
Là encore, difficile de ne pas penser au film d’Hitchcock. Comme autrefois, l’héroïne est jolie sans être glamour, habillée avec simplicité, coiffée sans artifices et pourrait être n’importe quelle jeune femme du voisinage. À l’inverse, l’oncle Charlie possède cette élégance naturelle, ce charme inquiétant et cette distinction qui rappellent immédiatement Joseph Cotten. Quant à Nicole Kidman, elle évoque presque ces célèbres blondes hitchcockiennes, même si elle est rousse ici, tant son allure et sa présence rappellent les grandes stars des films du réalisateur.
La mise en scène est tout simplement somptueuse.
Park Chan-wook compose des images d’une beauté glaciale impressionnante. Chaque plan semble minutieusement travaillé et certaines séquences sont visuellement hypnotiques. Impossible, par exemple, de ne pas penser à Psychose devant une scène de douche qui fait clairement écho au classique d’Hitchcock… avant de prendre une direction totalement différente. Là où Janet Leigh trouvait la mort, Mia Wasikowska semble presque vivre une “petite mort”, dans une scène d’une sensualité dérangeante.
Impossible enfin de ne pas évoquer la bande originale ainsi que le travail exceptionnel réalisé sur le son. L’ensemble participe énormément à cette atmosphère étrange et oppressante qui ne quitte jamais le spectateur.
Il me tarde d’ailleurs de revoir Stoker, tant je suis persuadé d’y découvrir encore de nouvelles “Hitchcockeries” passées inaperçues lors du premier visionnage.
Un thriller psychologique aussi perturbant qu’intrigant, passionnant du début à la fin, et qui constitue un hommage absolument fascinant à Alfred Hitchcock.


Bon, je l’attendais à mort, c’est encore pire maintenant ! Pour la bande son, ça m’étonne pas, c’est Clint Mansell derrière, et quand on connait son travail sur The fountain , Black Swan et surtout requiem for a dream, ça ne peut être que du bon. J’avais un peu peur pour ce premier film américain de Park chan wook, et bien il à l’air de s’en sortir à merveille . Voilà, le 1er mai me parait bien trop loin !
Perso, je ne connaissais rien de ce réalisateur, ne m’attendais pas du tout à une telle beauté et surtout à retrouver du Hitchcock (moi qui suis totalement fan) autant te dire que ce fut une énorme surprise !
Bah, il à quand même fait une énorme bombe coréenne dénommé Old Boy, c’est d’ailleurs un de mes films préféré.
Pour ce qui est de la beauté, ça ne me surprend pas non plus. Lady vengeance présente un sublime portrait de femmes et se termine sur un final d’une beauté éblouissante. Thirst, ça à beau être son film que j’aime le moins, le final n’en reste pas moins sublime. Donc il est habitué à ce genre là.