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Titre originalRobin Hood
RéalisateurOtto Bathurst
Casting principalTaron Egerton, Jamie Foxx, Jamie Dornan, Eve Hewson, Ben Mendelsohn
Durée1H56
Date de sortie en France28 novembre 2018
8 ans. C’est le peu de temps qu’il aura fallu pour retrouver la figure emblématique de Robin des Bois au cinéma. Après une version (très) longue, plus centrée sur les origines du personnage, signée Ridley Scott et qui n’avait pas connu un grand succès lors de sa sortie en mai 2010, on doit reconnaître qu’on avait du mal à imaginer que le voleur légendaire puisse revenir sur nos écrans avant un bon moment.
C’était sans compter ces dernières années avec de nouvelles adaptations comme Le Roi Arthur version Guy Ritchie ou bien le remake de Ben-Hur en 2016… Il ne s’agissait plus que d’une question de temps avant de voir ce cher Robin de retour.

C’est sous les traits de la star montante Taron Egerton, révélé dans le diptyque Kingsman, que nous est présentée cette nouvelle relecture du héros. Relecture, oui, car on reprend ici tout depuis zéro afin de raconter une nouvelle fois les débuts de son activité de « voleur des riches pour donner aux pauvres ». Et, à la stupéfaction générale, ce Robin des Bois est davantage un film de super-héros que le film de cape et d’épée attendu. C’est probablement l’une des choses qui désarçonnera le plus les spectateurs qui, même s’ils seront venus en quête de sensations fortes et d’une bonne dose d’action, ne s’attendent pas à un tel traitement.
Beaucoup de choses fonctionnent, comme les passages d’entraînement supervisés par Petit Jean (Jamie Foxx) ou certains moments vers la toute fin, qui plus est avec une excellente bande originale, mais le film ne se mouille pas vraiment et peu, si ce n’est aucun risque, n’est pris. L’intrigue imaginée ici n’a rien d’original : on se croit le plus souvent devant le même scénario, mot pour mot, que Le Masque de Zorro, avec cette volonté de donner au héros une double identité pour approcher au mieux ses ennemis lors de soirées, bals, etc. Ça n’est pas vraiment dérangeant dans la mesure où les scènes d’action relèvent assez souvent le niveau, malgré des effets spéciaux parfois sacrément moches.
Robin des Bois est juste correct. Parce qu’il est culotté dans sa démarche, à vouloir proposer des costumes parfois très kitsch dans des décors eux-mêmes peu inspirants, mais le tout au service d’une histoire somme toute divertissante et sans grande prétention. Même si on aimerait que Ben Mendelsohn arrête un peu de nous jouer toujours le même méchant de service depuis Rogue One et que le personnage de Jamie Dornan manque de profondeur et d’intérêt avant la toute fin, le film réussit à imposer son style.

Il est aussi et surtout annonciateur d’une suite, avec une sorte de dernière scène qu’on aurait davantage imaginée en post-générique d’un Marvel, qu’on serait curieux de voir arriver un jour. Sous réserve de succès, ce qui, pour l’heure, ne semble pas garanti.
Reste un bon divertissement et une relecture innovante à défaut d’être inoubliable.
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