Critique de Marty Suprême

Marty Suprême

8.4

Réalisation

8.5/10

Scénario

8.0/10

Casting

8.5/10

Musique

8.5/10

Les pour

  • Une réalisation immersive
  • Timothée Chalamet est magistral

Les contre

  • Sa longueur qui peut faire fuir même si on ne s’est pas ennuyé du tout

Réalisation : Josh Safdie

Casting : Timothée Chalamet, Gwyneth Paltrow, Rachel Mizler

Durée : 2h29

Date de sortie : 18 février 2026

Aller voir un film en se reposant seulement sur l’acteur principal c’est un pari risqué, surtout quand le film dure presque 2h30. Pour être honnête, nous n’avions tellement rien lu sur la promo de Marty Suprême qu’on n’était même pas au courant de sa durée et on n’a pas ressenti de longueurs. 

Le scénario nous plonge dans les années 50  à New York pour découvrir l’histoire de Marty Mauser, 23 ans, qui a un but ultime : devenir pro et champion de tennis de table. Son objectif au début du film est d’obtenir l’argent pour se rendre à Londres où va se dérouler le championnat mondial. Car à cet époque, ce sport est très peu reconnu aux Etats Unis et donc très mal financé. On découvre alors un personnage ambitieux et près à tout pour atteindre son rêve au mépris du reste. 

Marty Suprême se présente comme un film de compète sportive mais explore plus profondément le thème de l’ambition et le parcours chaotique par lequel passe notre protagoniste principal. Le caractère arrogant et narcissique du personnage en devient parfois agaçant ou jouissif selon où on se place. Certains dialogues de sa part choquent mais font rebondir le contexte comme celui de l’après guerre qui malgré une fenêtre assez fine dans l’intrigue garde une place importante. Le sujet pur du Tennis de table n’a pas une présence énorme sur les 2h30 cependant on nous offre de très bonnes séquences de compétitions. 

La réalisation est superbe. On est embarqué dans le rythme avec une photographie et des plans accrocheurs. En conséquence, on ne perd jamais le fil de l’intrigue tout en se demandant ce qu’il va se passer ensuite. 

Timothée Chalamet est extraordinaire dans le rôle de Marty. On en oublie même l’acteur derrière le rôle tellement il est habité par son personnage. S’il obtient l’oscar cette année ce serait bien mérité. On ne s’étendra pas trop sur le reste du casting qui sans être mauvais ne nous ont pas marqué plus que ça. 

Côté musique, des sonorités style 50’s se font entendre et celles-ci sont mélangées à plusieurs morceaux provenant des années 80. Ça passe très bien malgré l’écart de décennies. Une volonté expliquée par son réalisateur Josh Safdie qui dit que c’est un point de vue provenant du futur. En effet, le film s’inspire du livre « The Money Player : The Confessions of America’s Greatest Table Tennis Champion and Hustler » écrit en 1974 par Marty Reisman. En tout cas on a apprécié la bande son. 

Conclusion, le pari fut plutôt bon puisqu’on sort ravi de notre séance. On comprend le succès de Marty Suprême outre atlantique et on lui souhaite de même chez nous, dans les salles dès le 18 février 2026.

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