La Tendresse
Les pour
- Olivier Gourmet et Marilyne Canto gagnent en justesse au fil du film
- Humour discret et agréable
- Personnages attachants
- Une belle sensibilité dans les dernières scènes
Les contre
- Début très lent
- Dialogues parfois peu naturels
- Peu d’action
- Fin frustrante
- Rythme contemplatif qui ne conviendra pas à tout le monde
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Titre originalLa Tendresse
RéalisatriceMarion Hänsel
Casting principalOlivier Gourmet, Marilyne Canto, Adrien Jolivet, Margaux Chatelier, Sergi López
Durée1h18
Date de sortie en France2 octobre 2013
Après un quart d’heure de projection, je me suis sincèrement demandé comment j’allais pouvoir critiquer ce film tant il mélangeait de bonnes idées avec d’autres beaucoup plus discutables.
Le début est particulièrement lent. Il se passe finalement très peu de choses, les plans s’étirent longuement et même la scène d’ouverture, montrant simplement deux personnes en train de skier, semble durer plus qu’elle ne le devrait. Cette mise en scène contemplative donne immédiatement le ton.
L’histoire démarre véritablement lorsqu’un couple divorcé depuis quinze ans reprend la route ensemble afin d’aller récupérer leur fils blessé et le ramener en Belgique.
Ce qui m’a d’abord le plus dérangé est le jeu des acteurs. Les dialogues donnent souvent l’impression d’avoir été trop répétés avant le tournage. Ils manquent de naturel et certaines scènes sonnent malheureusement un peu faux, ce qui complique l’immersion durant la première partie du film.
Heureusement, tout n’est pas à jeter. Marion Hänsel insuffle à son récit une légèreté discrète et un humour délicat qui rendent les personnages attachants malgré ce démarrage laborieux.
Bien entendu, il n’était pas question de quitter la salle au bout de quinze minutes. Et finalement, j’ai bien fait de rester.
Aussi étrange que cela puisse paraître, plus le film avance, plus l’ensemble gagne en justesse. Je ne sais pas si le tournage s’est déroulé dans l’ordre chronologique, mais les comédiens semblent progressivement trouver leurs marques. Les dialogues deviennent plus naturels et les émotions beaucoup plus crédibles.
Olivier Gourmet livre alors plusieurs répliques particulièrement savoureuses tandis que Marilyne Canto apporte beaucoup de douceur et de fraîcheur à son personnage. Leur complicité finit par fonctionner et l’on s’attache progressivement à ce duo pourtant mal engagé au départ.
En revanche, ne vous attendez jamais à un changement de rythme. La Tendresse reste jusqu’au bout un film très calme, presque contemplatif. Ceux qui recherchent de l’action ou un récit plus dynamique risquent donc de rester sur leur faim. Quant à la conclusion, elle demeure volontairement discrète et ne cherche pas à apporter une véritable résolution.
Pourtant, malgré ces réserves, le film est loin d’être mauvais. Après un début difficile, on finit par suivre avec intérêt ces deux personnages principaux. Si bien que lorsque le générique arrive, c’est presque une certaine frustration qui domine, preuve que le film a finalement réussi à créer un véritable attachement envers ses protagonistes.


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