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Titre originalWar for the Planet of the Apes
RéalisateurMatt Reeves
Casting principalAndy Serkis, Woody Harrelson, Steve Zahn, Amiah Miller, Terry Notary
Durée2H20
Date de sortie en France2 août 2017
Le scénario de La Planète des Singes : Suprématie est d'une intelligence rare et d'une maîtrise rigoureuse, particulièrement pour un blockbuster où l'on ressent vraiment le soin apporté à l'écriture. Même si l'histoire nous est toujours racontée du point de vue des singes, il n'y a quasiment aucune trace de manichéisme dans cette guerre impitoyable entre eux et les humains.
Même si les scènes d'action se font extrêmement rares tout au long du film, leur impact n'en est que plus fort et intense en émotion lorsqu'elles surviennent. Aidé par un savoir-faire étonnant, aussi bien en termes de mise en scène que d'écriture de la part du réalisateur Matt Reeves, le film est d'une beauté et d'une sensibilité incroyables à chaque instant. Mais au-delà de la mise en scène extrêmement inspirée dans ses moments les plus intenses et de ses effets spéciaux toujours aussi saisissants de réalisme, la plus grande force du long-métrage est indéniablement son aspect humain — ou plutôt simiesque — et psychologique.

Car oui, le film privilégie le fond sur la forme et non pas l'inverse pour une fois, et c'était vraiment inespéré, d'autant plus pour une production d'une telle envergure. Le travail d'écriture sur le précédent film, L'Affrontement, était déjà formidable, mais ici Matt Reeves et son scénariste Mark Bomback poussent encore plus loin la densité de leur scénario et approfondissent leurs personnages avec beaucoup d'équilibre.
Dès les premières secondes du film, nous sommes véritablement plongés dans une scène de guerre incroyablement bien réalisée où les pertes humaines et simiesques sont énormes. Nous retrouvons un César toujours aussi charismatique qui, au bout de deux ans de guerre, est fatigué des conflits et n'aspire qu'à la paix pour son peuple. Mais c'est malheureusement sans compter sur le belliqueux et impitoyable colonel McCullough, avec un Woody Harrelson impeccable qui trouve un rôle taillé sur mesure, qui ne rêve que d'éradiquer les primates.
En bref ! La lenteur du film pourra peut-être déconcerter plus d'un spectateur, surtout ceux venus chercher de la baston entre singes et humains, mais cette lenteur permet de développer plus profondément la psychologie des personnages principaux et de nous toucher au plus profond. L'action se fait effectivement rare, mais toujours intense, ne l'oublions pas.
Les sentiments sont bien présents et la psychologie des personnages principaux est parfaitement développée, renforçant notre empathie envers chacun d'entre eux. Certains diront que l'aspect sentimental est excessif, mais personnellement je trouve que c'est parfaitement dosé, surtout à une époque où les sentiments sont trop souvent mis de côté.
La réussite est de taille et La Planète des Singes : Suprématie est un pur chef-d'œuvre !

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