X#KenLoach #BarryWard #SimoneKirby #AndrewScott #Drame #JimmysHall
Titre originalJimmy’s Hall
RéalisateurKen Loach
Casting principalBarry Ward, Simone Kirby, Andrew Scott
Durée1 h 46
Date de sortie en France2 juillet 2014
L’un des plus grands réalisateurs britanniques tire aujourd’hui sa révérence avec un film un petit peu en dessous de ce à quoi il nous avait habitués.
J’aime énormément Ken Loach quand il s’agit de faire un film avec une histoire, des personnages attachants, etc.
Le souci, c’est qu’il a souvent tendance à délaisser ses grandes lignes pour venir nous parler de ses idéaux politiques.
En voyant les premières images de son petit dernier, « Jimmy’s Hall », je pensais enfin voir quelque chose de construit qui, bien qu’inspiré d’une histoire vraie, se limiterait finalement au destin des personnages sans partir trop loin.
Alors, en ce qui concerne la première heure du film, je n’aurais rien à redire, car c’est absolument parfait : les acteurs sont époustouflants et on sent qu’il y a un vrai travail de jeu derrière, les paysages irlandais sont très beaux et la musique est intrigante tant elle accompagne bien ce que l’on voit.
L’histoire commence telle que le dit le résumé ou la bande-annonce, donc pas besoin de le rappeler.
Sauf que cet engouement ne dure pas bien longtemps puisque Ken Loach perd, une nouvelle fois, après « Looking for Eric », « Le Vent se lève », etc., l’intérêt total du spectateur à la moitié du film.
En effet, je veux bien comprendre que la lutte des classes sociales au cinéma soit un élément fondamental de sa filmographie, mais ici, c’en est beaucoup trop.
Près de 30 minutes ne sont composées que de dialogues en contrechamps, très mal cadrés d’ailleurs, avec une image focale particulièrement mal réglée. Voulu ? Aucune idée, mais c’est moche.
Ces scènes ne font que remettre en cause ce que l’on sait déjà sur la religion et sur la manière dont le communisme est perçu dans le monde…
C’est vraiment dommage, car elles gâchent tout le rythme du film, si bien qu’on en vient à s’ennuyer ferme.
En somme, pour un dernier film, c’est un peu dommage de ne pas avoir cherché à faire quelque chose de plus « novateur ».
Néanmoins, Ken Loach restera longtemps dans les mémoires cinématographiques avec des films comme « Kes » ou encore « Riff Raff ».


Soyez le premier à commenter