Critique Hansel & Gretel
Les pour
- Un divertissement totalement assumé
- Beaucoup d’action et de gore
- Un rythme soutenu
- Derek Mears excellent dans le rôle de l’ogre Edward
- Un vrai plaisir pour les amateurs de nanars
Les contre
- Un scénario très prévisible
- Jeremy Renner peu convaincant
- Une bande-son beaucoup trop agressive
- Des personnages secondaires sous-exploités
- Peu de crédibilité dans l’ensemble
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Titre originalHansel & Gretel: Witch Hunters
RéalisateurTommy Wirkola
Casting principalJeremy Renner, Gemma Arterton, Famke Janssen, Pihla Viitala, Derek Mears
Durée88 minutes
Date de sortie en France6 mars 2013
On se doutait bien que Hansel & Gretel : Witch Hunters n’allait pas être un chef-d’œuvre.
Mais ce qui est assez incroyable avec ce film, c’est que malgré tous ses défauts, il reste terriblement fun.
Car soyons honnêtes, ou presque tout est mauvais. Entre des acteurs au charisme proche du néant, un scénario ultra prévisible, une intrigue répétitive et une bande-son qui hurle en permanence, le film accumule les faux pas.
Commençons par Jeremy Renner, que je trouve ici aussi expressif qu’une huître. Je me demande encore comment il décroche certains rôles tant son jeu paraît d’une neutralité déconcertante.
À ses côtés, Gemma Arterton est clairement présentée comme l’atout charme du film. Malheureusement, en dehors de costumes particulièrement moulants, son personnage manque cruellement d’épaisseur. Heureusement, son interprétation reste malgré tout plus convaincante que celle d’une bonne partie du casting et apporte un minimum d’intérêt à l’ensemble.
Puis arrive Famke Janssen, qui semble rejouer exactement le même personnage que Dark Phoenix dans X-Men : L’Affrontement final. Les mêmes attitudes, les mêmes expressions… au point de se demander si elle n’a pas simplement changé de costume.
Quant aux seconds rôles, ils sont pour la plupart totalement oubliables. La seule véritable surprise vient d’Edward, l’ogre interprété par Derek Mears. Avec son apparence rappelant presque Ron Perlman, c’est finalement lui qui suscite le plus de sympathie… Oui, un ogre est le personnage le plus attachant du film !
Thomas Mann apporte bien quelques touches d’humour, mais cela reste finalement assez anecdotique.
Impossible également de passer sous silence la musique.
ELLE HURLE EN PERMANENCE.
Imaginez quelqu’un qui vous crie dessus pendant une heure et demie. Au bout de quelques minutes, cela devient épuisant. C’est exactement le sentiment que procure la bande originale, omniprésente et agressive, qui finit par fatiguer plus qu’elle ne dynamise les scènes d’action.
Alors pourquoi le film fonctionne-t-il malgré tout ?
Tout simplement parce qu’il ne cherche jamais à être pris au sérieux.
Regarder Hansel & Gretel : Witch Hunters, c’est un peu comme revoir aujourd’hui une vieille série AB Productions. Ce n’est objectivement pas très bon, mais on finit malgré tout par passer un excellent moment tellement le spectacle assume son côté excessif.
Le sang gicle dans tous les sens, les affrontements s’enchaînent sans temps mort et les décors rappellent parfois ceux d’un parc d’attractions tant tout est volontairement outrancier.
Au final, c’est un immense défouloir.
Il faut simplement espérer qu’Hollywood ne décide pas d’en faire une interminable saga. Un épisode, c’est amusant. Six, comme Resident Evil, ce serait probablement beaucoup trop.
En résumé, l’affiche ne ment pas : Hansel & Gretel : Witch Hunters est un divertissement 100 % fun. À condition d’accepter dès le départ que vous allez voir un bon gros nanar assumé.


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