Critique de Grave

Grave

9.5

Scénario

10.0/10

Acteurs

9.0/10

Réalisation

9.5/10

Bande originale

9.5/10

Les pour

  • Très belle écriture
  • Excellents acteurs
  • Bonne bande originale

#Twitter : #grave

Réalisateur : Julia Ducournau

Acteurs :  Garance Marillier, Ella Rumpf, Rabah Naït Oufella, Joana Preiss, Laurent Lucas

Date de sortie : 15 mars 2017

Durée : 1h38

Fraîchement diffusé à Toronto, le film en est sorti auréolé d’une aura puissante annonçant des évanouissements dans la salle et forcément en bon maso que le public est, c’est devant une salle comble (500 personnes) que l’étrange festival a tenu la première diffusion française du film ce 18 septembre 2016.

Alors, film véritablement dégoutant au point de s’évanouir, buzz médiatique bien orchestré ou simples spectateurs US vraiment dans l’excès….

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La réponse est un peu les 3, mais dans un ordre bien précis… Oui le film comprend des scènes qui pourraient surprendre les plus sensibles à la vue du sang et sans doute que les personnes qui se sont évanouies n’avaient rien à faire dans une salle de cinéma diffusant ce type de film. Puis forcément la promo du film devrais jouer là-dessus maintenant pour vendre encore plus ce dernier…

Mais la réalité est que le film est regardable sans réel risque d’évanouissements même si l’on comprend que la vue du sang puisse bloquer certaines personnes.

grave-critique3Place au film maintenant. Ce dernier est plutôt intelligent et propose, à sa manière, certaines métaphores et notamment une sur le côté addictif de la popularité bien que le parcours de Justine (Garance Marillier) peut aisément être associé à toute autre forme de plaisir et d’addiction. Ainsi Justine, végétarienne (comme le reste de sa famille) va se retrouver lors d’un bizutage à l’université à devoir manger de la viande… Chose difficile pour elle mais obligatoire pour réussir son entrée scolaire.

Seul problème, Justine va prendre goût à la viande et ce sous toutes ses formes… Sans aller plus loin dans les révélations du film, la manière dont Julia Ducournau utilise le film de genre pour proposer une histoire originale sur la popularité chez les ados, l’addiction et les travers de celle-ci est vraiment excellente. L’écriture est vraiment le gros point fort de ce film. Se déroulant dans le monde universitaire, elle inclut même un personnage Gay qui pour une fois ne fait pas « le gay de service placé dans le film pour faire bien » mais se révèle en véritable personnage avec un réel intérêt (celui de devenir entre autre le désir issu de cette nouvelle addiction)De plus le personnage n’est pas une vulgaire caricature et est très bien interprété par Rabah Naït Oufella qui propose ici une excellente performance. Très bon acteur, il est brillant et drôle dans chacune de ses scènes et sort définitivement du lot, chose loin d’être simple tant le reste du casting est lui aussi très bon.

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Car oui, Grave est loin de ces films d’horreur plus proche du nanar qu’autre chose avec des acteurs au rabais, bien au contraire. Bénéficiant de bons acteurs, d’une bonne réalisation, d’un scénario intelligent et d’une très bonne bande originale, Julia Ducournau est parvenue à proposer sans doute le meilleur film de genre français de ces 5 dernières années. Avec ce film, elle rentre dans le cercle fermé des réalisateurs capables de faire du « genre » en France, un cercle dont le président est Alexandre Aja, roi incontesté dans ce domaine.

Grave est une bien jolie réussite qui plaira au public amateur d’horreur comme au public souhaitant découvrir des films avec une réelle réflexion derrière. Autant dire que parvenir à associer les deux n’est pas simple, mais parfaitement réussi ici.

Bonus: Voici deux des chansons présentes dans la bande originale.

 

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