Critique de First Man – le premier homme sur la Lune : un voyage spatial magistral

First Man - le premier homme sur la Lune

9.8

Scénario

9.5/10

Casting

9.5/10

Réalisation

10.0/10

Bande originale

10.0/10

Les pour

  • Musique remarquable
  • Mise en scène magnifique
  • Captivant

X#FirstMan #FirstManLePremierHommeSurLaLune #DamienChazelle #RyanGosling #ClaireFoy #JasonClarke #KyleChandler #PabloSchreiber #Biopic #Drame

Titre originalFirst Man

Casting principalRyan Gosling, Claire Foy, Jason Clarke, Kyle Chandler, Pablo Schreiber

RéalisateurDamien Chazelle

Durée2H22

Date de sortie en France17 octobre 2018

Après deux films à thèmes musicaux qui ont chacun su faire parler d'eux, Damien Chazelle revient cette année, presque deux ans seulement après la sortie de La La Land, avec cette fois-ci un biopic sur Armstrong. Non, on ne parle pas du musicien de jazz Louis Armstrong, mais bien de Neil Armstrong, le tout premier homme à avoir marché sur la Lune. Détrompez-vous et soyez certains que Damien Chazelle nous offre ici une histoire différente de ce qu'il pouvait nous offrir avec le célèbre et magnifique La La Land. Cette fois, il creuse au plus profond du personnage de Neil, interprété par son nouvel acolyte Ryan Gosling. S'il livre une performance incroyable, c'est parce qu'il est dirigé avec justesse par Chazelle lui-même, qui surprend par la vision si précise qu'il a eue pour ce film et que l'on ressent avec tellement de plaisir et de surprise.

En effet, fini les chorégraphies et les chansons, Chazelle monte d'un cran avec un film exécuté à la perfection, avec des personnages travaillés et des plans multiples qui offrent une mise en scène plus qu'appréciable. Rien que la scène d'ouverture nous le montre tout de suite : ça bouge dans tous les sens, on est enfouis dedans sans perdre une seconde, les plans en caméra subjective nous plongent à la place de Neil.

Neil, cet homme si humain, déterminé, intelligent, mais qui a tant souffert. Nous sommes dans sa tête à lui, l'humain et non le héros qu'un autre réalisateur aurait très bien pu nous offrir dans les années à venir. Car oui, Chazelle reste intimiste, réaliste. Neil n'est pas montré comme un showman, mais sa vie nous est décousue de long en large afin d'en apprécier l'humain et non juste le célèbre premier homme à avoir marché sur la Lune. Le film est ponctué de belles et tristes images de lui et de sa vie de famille, mais aussi, nous ressentons sa peine quant à la perte de ses collègues ou même de sa fille. Grâce à ces scènes touchantes, nous sommes au plus près de lui et son humanité ressort plus forte. Claire Foy excelle dans son rôle de femme et mère touchante, aimante et protectrice.

Damien Chazelle sait bien le faire : proposer une mise en scène authentique. Rien que l'image et ce grain qui nous rappellent ces films des années 70/80. On n'a qu'une envie en sortant de ce film, c'est de revoir Apollo 13 ou un autre grand classique du genre. Le travail sur les couleurs, les ombres, la lumière et les visages est d'une telle exactitude que c'en est émouvant. Nous sommes réellement plongés dans les années 60, notamment grâce à ce grain et à la bande originale. Et celle-ci… Justin Hurwitz, que Chazelle a connu à l'époque de l'université et avec qui il a travaillé sur La La Land, monte aussi d'un cran et nous stupéfie littéralement jusqu'à nous coller à notre siège avec ses compositions originales, splendides, surprenantes et même spectaculaires.

Les plans sur la Lune avec la musique sont littéralement une des plus belles choses à voir au cinéma cette année. On en reste bouche bée. Le silence, quelques notes de musique, les respirations, nul besoin d'en entendre plus pour être stupéfait, tout est là. Pas de planté de drapeau, ce qu'on apprécie, mais bien le célèbre « Un petit pas pour l'homme, un grand pas pour l'humanité ».

Il a fait plus fort, il a vu plus gros et plus grand, et cela sans poudre aux yeux. Damien Chazelle a eu une vraie vision pour ce film qu'il a mise à exécution avec brio. Un pari risqué mais, pas de doute, Damien Chazelle a définitivement sa place dans la liste des nouveaux grands réalisateurs tels que Denis Villeneuve. First Man est le film à voir en cette fin d'année.

« The Eagle has landed »

N'hésitez pas, courez pour un magnifique voyage dans l'espace dès le 17 octobre.

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