Critique de Assassin’s Creed : une adaptation visuellement ambitieuse mais trop brouillonne

Assassin's Creed

6.2

Scénario

5.5/10

Casting

7.0/10

Réalisation

6.2/10

Les pour

  • Un très bon casting
  • Michael Fassbender parfait en Assassin
  • Des décors majestueux
  • Quelques magnifiques plans

Les contre

  • Trop peu de scènes au XVe siècle
  • Une mise en scène brouillonne
  • Des séquences d'action illisibles
  • Une alternance passé-présent trop envahissante

X#AssassinsCreed #JustinKurzel #MichaelFassbender #MarionCotillard #JeremyIrons #BrendanGleeson #DenisMenochet #Action #ScienceFiction

Titre originalAssassin's Creed

RéalisateurJustin Kurzel

Casting principalMichael Fassbender, Marion Cotillard, Jeremy Irons, Brendan Gleeson, Denis Ménochet

Durée1H56

Date de sortie en France21 décembre 2016

Un casting alléchant, un cinéaste au style visuel inspiré et Ubisoft impliqué dans le processus de développement : Assassin’s Creed avait toutes les cordes en main pour être une réussite.

Pourtant, tout semblait bien démarrer dans une introduction où un texte nous explique rapidement le contexte, pour ensuite nous montrer une scène où notre héros, Aguilar, prête serment au Crédo de la Confrérie des Assassins. Malheureusement, l’histoire se déroule les trois quarts du temps à notre époque, alors que l’attrait principal du film était l’histoire se déroulant dans l’Espagne du XVe siècle sous l’Inquisition.

La première partie se déroulant à notre époque n’est pas pour autant déplaisante. Cette partie nous permet de découvrir le personnage principal, la société secrète qui le retient captif, les liens avec son passé et sa poursuite d’un artefact mystérieux, la Pomme d’Éden, recherchée également par l’Ordre des Templiers. Le scénario parvient également à dresser un portrait plutôt facilement compréhensible, même pour les non-initiés à l’univers du jeu. Ainsi, on se laisse aisément guider par l’histoire qui illustre assez bien le conflit entre les Assassins et les Templiers.

Mais quand l’histoire daigne enfin se passer au XVe siècle, l’on pouvait espérer que le spectacle serait à la mesure de nos attentes, puisque c’est là que l’action est censée vraiment se dérouler. Malgré des décors majestueux et des combats qui semblent, malgré les apparences, bien chorégraphiés, hélas, l’action est la plupart du temps illisible.

De plus, les scènes d’action sont constamment entrecoupées d’images de Michael Fassbender évoluant dans l’Animus, comme pour rappeler sans cesse aux spectateurs que le héros est bien dans l’Animus. Le problème, c’est que cette alternance incessante entre passé et présent rend l’action véritablement illisible et fait perdre tout plaisir au spectateur. Et ce ne sont pas les quelques magnifiques plans et la touche visuelle de Justin Kurzel qui sauveront l’affaire.

Le casting est quant à lui très bon. Michael Fassbender est vraiment parfait en Assassin. Marion Cotillard est impeccable. Jeremy Irons offre une prestation correcte, mais fort en retrait.

Au final, Assassin’s Creed est une adaptation vidéoludique ratée qui ne parviendra jamais à décoller véritablement, handicapée par une mise en scène trop brouillonne et des séquences d’action illisibles.

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