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Titre originalAlice Through the Looking Glass
RéalisateurJames Bobin
Casting principalMia Wasikowska, Johnny Depp, Helena Bonham Carter, Sacha Baron Cohen, Anne Hathaway
Durée1H53
Date de sortie en France1 juin 2016
Suite au succès commercial, mais non critique, de sa version live d’Alice au Pays des Merveilles, Disney remet le couvert en donnant une suite au film de Tim Burton, en espérant renouer avec le succès. Mais le Lapin Blanc semble s’être perdu en chemin…

Il y avait déjà de nombreux reproches à faire au film de Burton, notamment d’un point de vue scénaristique, ainsi que quelques fautes de goût artistiques, dues certainement à un cahier des charges de la part d’un studio Disney trop restrictif, ayant vraisemblablement bridé la fibre artistique du célèbre réalisateur de Batman, le défi ou Edward aux mains d’argent. Mais cette suite réalisée par James Bobin nous rappelle étrangement que n’est pas Burton qui veut.
Oubliez donc tout le travail accompli par Tim Burton car, certes, les décors, les paysages et les effets spéciaux sont très beaux, colorés et chatoyants. Malheureusement, Alice de l’autre côté du miroir ne propose rien d’autre et le film est probablement une des pires productions Disney de ces dernières années. Niveau scénario, ce dernier est bien trop complexe pour les enfants et laisse un goût de déjà-vu dans la bouche des adultes, et le goût n’est pas très bon qui plus est.
Pourtant, tout semblait bien commencer alors que nous retrouvions une Alice ayant pris goût aux aventures depuis son dernier périple au Pays des Merveilles, devenue capitaine d’un bateau et décidée à continuer la destinée de son père. On se rend malheureusement rapidement compte que le budget réduit de 30 millions vis-à-vis du premier film aurait été nécessaire pour, au choix, proposer un meilleur scénariste et surtout des effets spéciaux moins répétitifs, tel que le voyage dans le temps souvent identique. De plus, chaque scène semble avoir été abordée comme des mini-sketchs réalisés sans âme, au point de ne pas avoir rectifié certaines incohérences. Au lieu de respecter la véritable suite d’Alice écrite par Lewis Carroll, pour des raisons obscures, Disney choisit plutôt d’inventer un voyage temporel sans queue ni tête.
Et ce ne sont pas les acteurs qui arrangent le problème, bien au contraire ! Tous les acteurs semblent en mode automatique. Mia Wasikowska ne semble pas très impliquée dans son personnage, Johnny Depp ne fait que froncer les sourcils et semble totalement en retrait au point d’en être décevant, Helena Bonham Carter cabotine et c’est sincèrement agaçant de voir un tel casting proposer des performances aussi limitées ! Le petit nouveau Sacha Baron Cohen est plutôt sympa, mais lui aussi limité, et les personnages les plus intéressants que sont le Lapin Blanc, le Chat et la Souris se retrouvent bloqués dans un aspect limite proche du caméo, autant dire décevant là aussi.
En bref ! À part deux ou trois séquences visuellement réussies et un univers dans l’ensemble beau et coloré, le scénario insipide d’Alice de l’autre côté du miroir et les acteurs en mode « figurant » finissent par saborder définitivement le long-métrage.

Heureusement, Disney est sur la bonne vague et ce film devrait fonctionner, mais vivement que l’on passe à La Belle et la Bête ou que l’on nous rende des films aussi réussis que Le Livre de la jungle. En réalité, on se dit qu’Alice n’est définitivement pas une histoire adaptable au cinéma, ce qui laisse cet arrière-goût venant de la part d’un studio capable du meilleur concernant les films live.


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