Shadow Dancer
Les pour
- Une plongée intéressante dans l’univers de l’IRA
- Une approche presque documentaire
- Un excellent dernier acte
- Un final surprenant et intelligent
- Gillian Anderson convaincante
Les contre
- Un rythme beaucoup trop lent
- Une première heure très pesante
- Pas assez d’explications sur les motivations de l’IRA
- Un manque de tension dans la première partie
Twitter#ShadowDancer #JamesMarsh #AndreaRiseborough #CliveOwen #GillianAnderson #IRA #Thriller #Zickma
Titre originalShadow Dancer
RéalisateurJames Marsh
Casting principalAndrea Riseborough, Clive Owen, Gillian Anderson, Aidan Gillen, Domhnall Gleeson
Durée1h41
Date de sortie en France27 février 2013
Je l’avoue, si Shadow Dancer récolte une note un peu sévère de ma part, c’est essentiellement pour une seule raison : sa lenteur.
Car derrière ce rythme particulièrement pesant se cache pourtant un film réellement intéressant.
L’histoire adopte parfois une approche presque documentaire. Non pas dans sa mise en scène, mais dans la manière dont elle prend le temps d’observer le fonctionnement de l’IRA au quotidien. On découvre les relations entre ses membres, leur organisation interne et jusqu’où ils sont capables d’aller pour défendre leur cause.
Personnellement, je connaissais évidemment l’existence de l’IRA, mais beaucoup moins tout ce qui gravite autour de cette organisation. De ce point de vue, le film est particulièrement instructif.
C’est justement ce qui me laisse un petit goût de frustration.
J’aurais aimé que le scénario développe davantage les motivations du mouvement. Sans transformer le film en cours d’histoire, quelques explications supplémentaires sur les grandes lignes du conflit auraient permis de mieux comprendre les enjeux.
Mais le véritable problème reste son rythme.
Un conseil : allez voir Shadow Dancer en étant parfaitement réveillé.
Sans cela, il y a de fortes chances que vous piquiez du nez pendant la première heure, qui se révèle particulièrement lente et pesante. Pendant une bonne partie du film, il ne se passe finalement pas grand-chose et l’ensemble manque sérieusement de tension.
Heureusement, tout change dans les quarante-cinq dernières minutes.
Le rythme s’accélère enfin et le film prend une toute autre dimension. Pour reprendre une comparaison un peu osée, on passe de Derrick à Cordier, juge et flic en matière de rythme… et je peux vous assurer que cela fait un bien fou.
Le suspense devient alors beaucoup plus prenant et la conclusion réserve une véritable surprise qui continue de faire réfléchir plusieurs minutes après le générique de fin.
Au fond, tout le film pourrait presque se résumer à une seule phrase prononcée à plusieurs reprises :
« Il faut toujours protéger sa source. »
J’ajouterais simplement :
« À tout prix… et sans aucune pitié. »
Au final, Shadow Dancer aurait sans doute été un excellent thriller politique si son premier acte avait été un peu plus dynamique. Il reste malgré tout une plongée intéressante dans les coulisses de l’IRA, mais il y a de fortes chances que certains spectateurs aient déjà lutté contre le sommeil avant que le film ne révèle enfin toutes ses qualités.
Bonus : quel plaisir de retrouver Gillian Anderson dans un rôle très différent de ceux auxquels elle nous a habitués. Il est d’ailleurs assez surprenant de l’entendre parler avec un accent irlandais.


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