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Titre originalThe Imitation Game
RéalisateurMorten Tyldum
Casting principalBenedict Cumberbatch, Keira Knightley, Matthew Goode, Rory Kinnear, Mark Strong, Charles Dance, Allen Leech, Matthew Beard, Alex Lawther
Durée1h55
Date de sortie en France28 janvier 2015
Pour moi, Imitation Game était un film sur la guerre avec Benedict Cumberbatch. Au final, je me suis retrouvé face à tout autre chose et ce fut une belle surprise.
Bien plus qu’un film sur la guerre et la manière dont Alan Turing est parvenu à aider à décoder le code permettant aux Allemands de communiquer entre eux durant la Seconde Guerre mondiale, on se retrouve face à l’histoire passionnante d’un homme qui dédiera toute sa vie à une seule et unique chose…
Je suis allé voir ce film sans rien savoir et je n’ai pas envie de vous dévoiler quelle est la force derrière l’acharnement d’Alan Turing, car elle ne se trouve pas spécialement là où on l’attend si l’on ne connaît pas spécialement la vie de ce grand homme.
À partir d’ici, je vais devoir parler de quelques spoilers et, si vous avez l’intention d’aller voir le film, je vous conseille vivement de ne pas lire ce qui suit et de garder le maximum de surprise.
Alan Turing est donc l’inventeur de ce que l’on appelle aujourd’hui l’ordinateur et est effectivement le génie ayant permis de créer la première machine assez intelligente pour décoder du texte et réfléchir par elle-même. Ce sujet est bien entendu abordé dans le film, mais plus ce dernier avance, plus on se rend compte que son sujet principal n’est pas tant ceci, mais bien l’amour d’un jeune homme incompris qui n’a jamais pu dire à l’homme de sa vie qu’il l’aimait.
À partir de ce moment, il va dédier son existence à un projet pouvant le rapprocher de Christopher, son seul et véritable amour. Oui, Alan Turing était homosexuel dans un pays où ce mode de vie était mal vu, passible de prison ou de castration chimique.
Bien souvent, on peut reprocher aux films traitant de l’homosexualité de toujours vouloir en faire trop à coups de morales, de gros clichés, de bonnes blagues potaches pour faire passer le sujet, si bien qu’en réalité cela n’apporte finalement pas grand-chose à la cause homosexuelle, si ce n’est d’essayer de rendre ce mode de vie normal en le rendant finalement anormal dans sa façon d’être traité.
Et si justement le fait de parler de l’homosexualité comme d’une chose normale était d’en parler normalement…
Imitation Game y parvient en traitant le sujet de façon naturelle, sans forcing et avec une belle tendresse délivrée par un Benedict Cumberbatch incroyable dans son rôle.
C’est bien simple, on ne sait qu’à la toute fin le sort réservé aux homosexuels de l’époque alors qu’il aurait été facile de centrer le film uniquement sur ça et d’en faire des caisses.
De plus, au-delà de ce côté de la vie d’Alan Turing, on apprend des choses de l’histoire assez méconnues — du moins pour moi, pas super calé en histoire — et ceci est véritablement passionnant à découvrir et, par la même occasion, à apprendre.
Concernant la mise en scène, elle est magnifique, si ce n’est quelques plans créés par ordinateur un peu trop visibles. Le casting est somptueux, même si selon moi Keira Knightley aurait davantage mérité une nomination aux Oscars pour le film Begin Again que pour celui-ci. Mais pourquoi ne pas avoir teint ses sourcils ???
De son côté, Benedict Cumberbatch ne démérite absolument pas et, si la concurrence n’était pas aussi rude — Michael Keaton et Eddie Redmayne —, on tenait là notre oscarisé 2015 dans la catégorie meilleur acteur. Il est très bon et surtout très touchant vers la fin.
Puis il ne faudrait pas oublier Charles Dance ainsi que les autres acteurs, également parfaits.
Un dernier point également à mettre en avant et qui, selon moi, mérite là aussi l’Oscar : la magnifique bande originale signée Alexandre Desplat.
Vous l’aurez compris, le seul regret que l’on aura en sortant de la salle est que le film ne dure pas une heure de plus, tant la vie d’Alan Turing est intéressante sur de nombreux aspects que l’on aurait préféré voir développés un peu plus longuement.
Un excellent film qui m’a captivé dès les premières minutes, m’a intéressé tout du long et touché comme rarement dans sa toute fin grâce à une performance incroyable de son acteur principal.
Un grand film, je vous le dis.






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