X#ResidentEvil #ZachCregger #AustinAbrams #PaulWalterHauser #ZachCherry #KaliReis #Horreur
Titre originalResident Evil
RéalisateurZach Cregger
Casting principalAustin Abrams, Paul Walter Hauser, Zach Cherry, Kali Reis
Durée1H37
Date de sortie en France16 septembre 2026
Autour du filmAdaptation d’un jeu vidéoVoir les détails
Resident Evil — Série de jeux vidéo Capcom — 1996 — Capcom
- Biohazard 4D-Executer — 2000 — Koichi Ohata
- Resident Evil: Degeneration — 2008 — Makoto Kamiya
- Resident Evil: Damnation — 2012 — Makoto Kamiya
- Resident Evil: Vendetta — 2017 — Takanori Tsujimoto
- Resident Evil: Death Island — 2023 — Eiichiro Hasumi
- Resident Evil: Infinite Darkness — Série d’animation — 2021 — Eiichiro Hasumi
- Resident Evil — Série télévisée — 2022 — Andrew Dabb
- Resident Evil — 2002 — Paul W. S. Anderson
- Resident Evil: Apocalypse — 2004 — Alexander Witt
- Resident Evil: Extinction — 2007 — Russell Mulcahy
- Resident Evil: Afterlife — 2010 — Paul W. S. Anderson
- Resident Evil: Retribution — 2012 — Paul W. S. Anderson
- Resident Evil : Chapitre final — 2016 — Paul W. S. Anderson
- Resident Evil : Bienvenue à Raccoon City — 2021 — Johannes Roberts
- Resident Evil — 2026 — Zach Cregger • Film actuel
Après le génériqueAucune scène — vous pouvez partir
La nouvelle adaptation de Resident Evil est enfin arrivée et, sur le papier, on pouvait difficilement rêver de meilleures mains pour tenter de ressusciter la saga. À la réalisation, on retrouve en effet Zach Cregger, qui nous avait déjà scotchés avec Barbare puis Évanouis l’an passé, soit deux excellents films capables de nous offrir suffisamment de frissons pour nous laisser accrochés à notre siège.
Le voilà donc aux commandes d’une saga adorée des joueurs, mais dont les adaptations au cinéma divisent depuis très longtemps. Et ce n’est certainement pas la précédente tentative en carton-pâte, Resident Evil : Welcome to Raccoon City, en 2021, qui aura réussi à changer les choses. Bien au contraire.
Alors, pourquoi remettre une nouvelle fois Resident Evil sur le métier ?
Évidemment, il y a l’envie de relancer une licence extrêmement populaire et potentiellement lucrative. Mais il existe également une autre réalité à Hollywood : les droits d’exploitation d’une licence sont généralement encadrés par des contrats précis et peuvent, selon les accords conclus, être conditionnés à son exploitation dans un certain délai.
Autrement dit, laisser dormir trop longtemps une licence peut parfois signifier prendre le risque d’en perdre certains droits. Et quand on possède une marque aussi connue que Resident Evil, difficile d’imaginer la laisser tranquillement prendre la poussière.
Ce mécanisme explique aussi pourquoi Hollywood nous abreuve régulièrement de remakes, reboots, préquelles, suites et autres nouvelles adaptations. Bien sûr, il n’est pas question de dire que chaque reboot existe uniquement pour conserver des droits, mais cet enjeu contractuel peut clairement entrer dans l’équation.
Et difficile de ne pas y penser devant ce nouveau Resident Evil.
Car plutôt que de repartir franchement des jeux et d’en proposer une nouvelle adaptation fidèle, le film semble surtout chercher une autre manière d’exploiter cet univers. Comme Paul W. S. Anderson avant lui, Zach Cregger reprend ainsi le nom, quelques éléments reconnaissables et différentes références, mais décide de ne pas véritablement adapter les jeux.
Le réalisateur préfère s’en inspirer librement afin que cela ressemble suffisamment à Resident Evil… sans réellement l’être.
On va ainsi citer deux ou trois fois Raccoon City pour nous rappeler où l’on se trouve, parler d’un virus sans jamais vraiment insister dessus et surtout éviter de faire un copier-coller des jeux. On nous glisse également un running gag autour des portes verrouillées, histoire de raviver quelques souvenirs chez les joueurs, tandis que l’ensemble prend progressivement la forme d’une comédie horrifique plutôt que celle d’un véritable film d’horreur.
Un choix qui risque forcément de surprendre une partie des fans.
Car oui, il y a bien du sang, des monstres inspirés des jeux et quelques clins d’œil destinés aux connaisseurs. Mais sommes-nous réellement devant un Resident Evil ? Pas vraiment.
La meilleure illustration reste finalement très simple : le film aurait pu porter un autre titre sans que cela change grand-chose à ce que l’on regarde.
Certains passages donnent même l’impression d’avoir été ajoutés uniquement pour rappeler aux spectateurs qu’ils sont bien devant Resident Evil. C’est notamment le cas d’une minuscule séquence adoptant une vue à la première personne façon jeu vidéo. L’idée dure à peine cinq secondes avant d’être totalement abandonnée et donne davantage l’impression d’un clin d’œil forcé que d’une véritable idée de mise en scène pensée en amont.
Même constat du côté des personnages. Ne cherchez ni Leon, ni Claire, ni les autres figures emblématiques de la licence : le film fait le choix de personnages totalement nouveaux afin de prendre encore davantage ses distances avec ce que certains fans pensaient retrouver, à savoir une véritable adaptation des jeux.
Et puis il y a surtout le ton.
Là où les jeux Resident Evil reposent largement sur le suspense, la tension et la peur, Zach Cregger choisit régulièrement la comédie. On retrouve bien quelques jump scares, évidemment, mais difficile d’imaginer que beaucoup de fans s’attendaient à rire volontairement devant un film Resident Evil.
À ce stade, une question devient donc inévitable : Zach Cregger s’est-il complètement loupé ? A-t-il déçu les fans du jeu ? Et surtout… a-t-il réalisé un mauvais film ?
Eh bien, pas du tout.
Et c’est finalement là que ce nouveau Resident Evil devient intéressant.
À partir du moment où l’on accepte de mettre de côté son titre et de le regarder simplement pour ce qu’il est, à savoir un film dans lequel des monstres apparaissent à la suite d’un virus lâché dans la nature, le résultat fonctionne plutôt bien.
Les attaques de monstres sont fun, certaines séquences sont efficaces et l’ensemble est très bien filmé. Zach Cregger confirme une nouvelle fois qu’il sait tenir une caméra et proposer quelques idées visuelles intéressantes.
Le casting est également de qualité et notre héros principal a le mérite d’être quelqu’un de relativement lambda, loin du héros badass typique que l’on retrouve souvent dans ce genre de production. Et ça, c’est plutôt une bonne idée.
Tout n’est malheureusement pas aussi réussi.
Le film abuse clairement de l’humour et son scénario laisse passer beaucoup trop d’incohérences sans jamais chercher à les expliquer. Certains zombies semblent quasiment indestructibles quand d’autres tombent beaucoup plus facilement, certaines créatures adoptent des formes très précises composées de plusieurs corps alors que d’autres restent beaucoup plus classiques… et surtout : où sont passés tous les autres habitants ?
Le scénario donne parfois l’impression qu’il lui manque quelques pages et laisse derrière lui de nombreuses questions auxquelles il ne prendra jamais la peine de répondre.
Et pourtant, malgré tout cela, le film reste divertissant.
Voilà finalement tout le paradoxe de ce nouveau Resident Evil : ce n’est pas vraiment une adaptation du jeu, ce n’est certainement pas le grand film Resident Evil que certains attendent depuis des années et son scénario aurait mérité d’être bien plus solide.
Mais une fois débarrassé de toutes ces attentes, il reste un film de monstres fun, bien réalisé et suffisamment divertissant pour passer un bon moment.
Ce n’est peut-être pas le Resident Evil que l’on espérait… mais c’est loin d’être le désastre que l’on pouvait craindre.
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