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Titre originalThe King's Man
RéalisateurMatthew Vaughn
Casting principalRalph Fiennes, Harris Dickinson, Gemma Arterton, Djimon Hounsou, Rhys Ifans, Daniel Brühl
Durée2H11
Date de sortie en France29 décembre 2021
Vous avez aimé les deux premiers films de la saga Kingsman avec Taron Egerton et Colin Firth ?

Eh bien, oubliez absolument tout de ces deux films puisque Matthew Vaughn propose quelque chose de totalement différent, où les gadgets sont inexistants, le modernisme absent et la mise en scène bien plus sage, moins ambiance clip, pour finalement uniquement utiliser le nom Kingsman et faire un film d'espionnage et d'action plus old school, mais tout aussi réussi.
Alors évidemment, tout n'est pas parfait dans cette préquelle et malheureusement le nouveau code hollywoodien qui veut qu'un grand film doive impérativement dépasser les deux heures joue contre The King's Man, qui souffre parfois de quelques longueurs et a cette tendance à partir un peu dans tous les sens pour combler la durée voulue. Le film aurait mérité de ne durer que 1H30, quitte à couper quelques scènes de remplissage qui, même si elles sont belles, ralentissent parfois un peu le tout.

Le scénario est plutôt intéressant et pourrait être vu comme un film de super-héros où les grands méchants du monde s'associent pour faire trembler le monde, avec un seul héros et quelques acolytes face à eux. Cela fonctionne bien, même si on pourra un peu rire face au choix des ennemis, dont un en scène post-générique un cran too much.

À côté de ça, cette préquelle est réussie sur de nombreux autres aspects, à commencer par ses scènes de combat toujours aussi stylisées et chorégraphiées à la perfection. On risque de parler longtemps du style de combat de Raspoutine, qui alterne danse russe et technique brutale. Chaque combat est un plaisir pour les yeux.

Autre très bon point du film, son casting de qualité avec un Ralph Fiennes en grande forme, même si, clairement, on retiendra bien plus Harris Dickinson, Djimon Hounsou et surtout Gemma Arterton, qui est simplement parfaite dans ce film.
Du côté de la réalisation, elle est donc différente de celle des deux précédents films et Matthew Vaughn prend son temps pour filmer les décors, les dialogues et évite les effets stroboscopiques ou les effets de mise en scène modernes qui auraient dénoté avec ce film-ci.

Enfin, la bande originale est soignée.
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